Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 19:21

Que se passe-t-il s’ils perdent la notion du temps ?

Supposons qu’étant « hors de votre corps », vous perdiez la notion du temps et que pendant des mois, voire des années, vous ne fassiez rien pour revenir.

Nous connaissons de rares cas où des individus sont passés d’un sommeil normal à un sommeil cataleptique qui peut durer des années (Phénomène qui n’a rien à voir avec une projection astrale consciente et délibérée)  Ceux à qui cela est arrivé n’ont jamais pratiqué un quelconque entrainement occulte.  Nous pouvons l’affirmer en toute certitude, et le corps médical n’aurait pas manqué de se manifester s’il avait décelé le moindre signe d’une telle pratique dans sa recherche pour trouver les causes de cet étrange phénomène.

Les méthodes que nous vous présentons dans ce livre vous permettent d’établir un flot d’énergie suffisamment sain et abondant entre votre corps physique et les différents plans de votre psychisme.  Et cela, avant même que vous commenciez à travailler la projection astrale proprement dite.  Ainsi, une personne en bonne santé qui applique ces méthodes ne court aucun risque d’être plongée dans un état de catalepsie dangeeux ou anormalement long.

Il en va de même pour la perte de la notion du temps qui se produit parfois.  Là aussi, il existe un « dispositif automatique de sécurité ».  Tant que vous resterez dans un état astral proche de la conscience terrestre (et c’est à cet état que se limite tout débutant), vous ne perdrez pas la notion du temps.  C’est d’ailleurs là un excellent moyen de savoir si vous rêvez ou si vous êtes vraiment hors de votre corps.  En effet, dans les rêves, la notion de temps n’est généralement pas respectée.

Plus vous acquerrez de l’expérience, plus il vous sera facile d’atteindre des régions situées « hors du temps ».  mais vous serez alors capable de contrôler ce genre de situation.  Dans tous les cas, n’oubliez jamais que le corps éthérique (cette partie du corps astral qui est intégrée à votre corps physique), reste toujours à sa place même si votre conscience vagabonde ailleurs.  C’est l’extrémité corporelle de la « corde » de liaison.  N’ayez crainte, si votre corps physique vous rappelle, votre corps éthérique lui, vous ramènera.

Quelles sont les conditions de santé requises ?

La projection astrale ne présente aucun danger pour les individus en bonne santé.  Nous la déconseillons formellement qux autres.

Certains malades ne doivent pas se lancer dans ce genre d’expérience : notamment ceux qui souffrent d’affections cardiaques, de tension artérielle, et de toutes les maladies sérieuses du système nerveux, circulatoire ou respiratoire.

En revanche, la pratique de la projection et des techniques préparatoires soigne souvent les affections bénignes, car elle permet d’aumenter le « tonus » physique. 

Si quelque esprit malveillant vous attaque ?

Supposons que, votre esprit conscient étant dans son véhicule astral, vous êtes attaqué par quelque entité alors que vous êtes « hors de votre corps physique ».

Les mots « entité malveillante » s’entendent ici au sens le plus large.  En général, tout ce qui nous cause souffrance, détresse, embarras, et « malveillant », surtout si rien ne vient le motiver.  Dans tous les cas – même dans l’opportunité d’une agression dans votre véhicule astral par une entité astrale -  rien ne sert de s’affoler : quand on est agressé, on se défend.

Quelle est la gravité de cces combats astraux ?  Ils ont l’air bien sérieux quand ils se produisent.  Il est alors évident que ce sont bien des phénomènes astraux, et non des cauchemars.  Mais en tant qu’être humain incarné, vous disposez d’un avantage énorme : tous les plans d’existences vous sont accessibles, du terrestre au divin.  Vous pouvez littéralement vous échapper vers un autre monde, laissant là votre agresseur.  Vous pouvez aussi vous réfugier dans votre corps physique, comme le décrit Robert A. Monroe dans son livre Voyage hors du corps, ou encore « diriger » le combat vers un niveau astral supérieur, comme l’explique une narratrice anonyme qui, de toute évidence, a vécu une telle expérience, dans Le triomphe de la lumière (livre IV de La Philosophie Magique).   La technique qui consiste à déplacer le combat vers un plan supérieur est de loin la plus recommandée.  En effet, des entités aussi perverses appartiennent par essence aux niveaux inférieurs.  Cela permet donc de les repousser, et de les dissuader de recommencer.

Ainsi, voyez-vous, si vous avez les aspirations d’un chevalier errant du monde moderne, vous avez encore une chace, dans l’astral, de livrer combat à un « dragon ».  Mais là, personne ne tuera l’autre.  Car ce n’est que de l’aventure. 

Pendant la projection, votre corps physique peut-il être agressé ?

Supposons que votre corps physique est agressé alors que votre esprit conscient en est sorti.  Comment vous défendez-vous ?

Certains auteurs ont largement surestimer les dangers de cette situation.  Souvenez-vous : le corps éthérique ne quitte pas le corps physique pendant que la conscience voyage.  Et c’est lui qui rend compte de la partie la plus instinctuelle de votre psychisme.  C’est donc un bon chien de garde.  Si un cambrioleur s’introduit chez vous, votre corps éthérique ne mettra pas plus de temps à vous ramener dans votre  corps physique, que s’il vous réveillait d’un sommeil normal.  En revanche, si quelque personne bien intentionnée (mère, épouse ou ami) tente par erreur de vous réveiller, elle n’y arrivera pas.  Même si elle vous attrape par les épaules et vous secoue (c’est déjà arrivé), elle ne parviendra pas à vous ramener à la conscience dans le monde matériel.  Dans ce cas, votre corps éthérique sait qu’on ne vous veut aucun mal.  Tant que le sujet ne souffre d’aucun des maux cités plus haut, les dangers résultant d’un choc subi dans de telles circonstances restent imaginaires.  Il est tout aussi dangereux d’affronter une telle situation en se réveillant d’un sommeil naturel.

En fait, le plus important, quand vous apprenez à vous projeter dans l’astral, est de vous assurer que vous NE serez PAS dérangé.  Rien n’est plus difficile que de former votre véhicule astral et d’y extérioriser votre conscience, si à tout moment vous vous attendez à ce que quelqu’un pénètre dans la pièce.

Les voyageurs de l’astral peuvent-ils découvrir des secrets officiels

Sachant que vous pouvez vous rendre où bon vous semble quand vous êtes hors de votre corps, qu’est-ce qui vous empêche d’aller visiter des places militaires, ou lire des documents ultra-confidentiels ?  dans ce cas, plus rien ne permettrait de protéger efficacement ce genre de secrets.

Dans un certain sens, aucun « secret » sur terre n’est paraitement à l’abri.  Les sites militaires et les documents confidentiels sont, en général, préservés des risques matériels courants.  De plus, quand on y réfléchit, les menaces astrales s’avèrent moins importantes qu’on pourrait le supposer.

Si tant est que vous en ayez vraiment le DESIR, vous pouvez vous rendre où vous VOULEZ dans votre véhicule astral.  Cela dit, le véhicule que vous utilisez est astral.  Entendez par là qu’il est régi par l’émotion et non par l’intellect.  Ainsi, même si vous parveniez à diriger ce véicule vers un endroit qui vous intéresse uniquement pour des raisons intellectuelles, vous ne verriez ce qui s’y passe que si ce même véhicule vous le permet.  En effet, dans ces conditions, l’esprit a besoin d’un support pour fonctionner.  Il est donc dépendant de ce véhicule et de sa collaboration.

Quand vous êtes dans votre corps physique, vous pouvez tout lire, même ce qu’il y a de plus inintéressant.  Votre cerveau, faisant office d’ordinateur, a été programmé dans votre enfance pour vous permettre de « passer aux rayons » n’importe quel sujer.  Malgré cela, votre niveau astral (ou émotionnel) peut exercer son action négative en vous empêchant de mémoriser ce que vous lisez.  Quand vous êtes sorti de votre corps, vous ne bénéficiez plus de la fonction « ordinateur » de votre cerveau ; et dans l’astral, une lecture, quelle quelle soit, est un exercice difficile.  Lire un document qui ne présente pas un intérêt personnel devient, à fortiori, virtuellement impossible.  Il en va de même des détails topographiques des lieux que l’on visite.

Certains individus, sorte de « vagabonds » de l’astral, se laissent entraîner dans les endroits les plus divers, sans exercer la moindre volonté.  Mais eux-mêmes ne peuvent en tirer aucun avantage, car peu leur importe ce qui leur arrive de visiter.  « Mon cher, j’ai rêvé d’un endroit digne d’un roman de science fiction »….

Toutefois, ce problème présente un autre aspect, plus sérieux.  Ce n’est pas parce qu’un sujet touche émotionnellement peu de gens, qu’il faut en conclure qu’il n’intéresse personne.

S’il était permis à des hommes politiques de voyager librement dans l’astral, au cours par exemple d’une laladie, il est probable qu’ils se rendraient directement dans un lieu de vacances pour profiter du ciel bleu, d’un paysage enchanteur et de leur passe-temps favori.  Pourtant, un membre du parlement britanique, le Dr Mark Mac Donnel, a vécu une projection astrale incontestable, dont on parle beaucoup.  Alors que son corps reposait au fond de son lit, de nombreuses personnes le rencontrèrent à la Chambre des Communes et le reconnurent formellement.  En outre, une mesure qui l’intéressait particulièrement fut débattue et mise aux voix pendant ces deux jours : son vote fut enregistré de la façon la plus officielle !

Pour en revenir à la lecture des documents secrets, certains étudiants ont réussi à lire, avant leur examen, des questions qui devaient leur être posée le lendemain.  Pas le sujet tout entier, ni des questions complètes, mais des parties essentielles de ces questions.  Lectures vitales pour ces étudiants, mais sans intérêt pour le reste de la population.

 

Ainsi, celui qui voyage dans l’astral peut, s’il le désire vraiment, traverser des portes verrouillées.  Peut-être ces dcuments étaient-ils cachés derrière de simples portes fermées à cléfs ?  une fois ces portes franchies, ils devinrent parfaitement visibles.

 

Voici un autre exemple, du domaine du « rêve prémonitoire » (sujet qui s’apparente de très près à l’expérience hors du corps ou au voyage astral).  Quand un individu rêve avec exactitude d’une chose, sans que ce puisse être le résultat d’un contact télépathique, d’où lui viennent les informations ?  Il est certain qu’il a eu accès à un plan qui se situe au delà du plan matériel.

S’agit-il alors de l’astral ? 

Voilà ce qui est arrivé à un des paléontologue au XIXe siècle.  Cet homme avait pour seul but de retracer l’histoire primitive de notre planète, à partir de fossiles et de roches, à une époque où les scientifiques disposaient non seulement de connaissances limitées, mais de moyens techniques très réduits.  Un jour, alors qu’il travaillait un marceau de roche, une des faces, débarasée des couches superficielles, se révéla être la tête d’un poisson fossile comme on n’en avait encore jamais vu.  Notre scientifique, passionné par sa découverte, voulut alors continuer à tailler sa pierre afin de dégager le poisson tout entier.  Mais comment y arriver sans sisquer d’endommager cette relique inestimable, n’ayant aucune idée de la forme ou de la taille du fossile ?  Il avait beau réfléchir, le problème restait entier : tailler la pierre pour voir à quoi ressemblait le poisson, afin de pouvoir tailler la pierre sans endommager le poisson !!! Absurde… 

Il finit par se mettre au lit, et s’endormit en tournant et retournant la question dans sa tête.  Puis se mit à rêver : il attaquait la roche, dégageait le fossile, et voyait enfin le poisson tout entier.  Le lendemain matin, quand il se réveilla, il se rappelait précisément tous les détails de ce rêve, singulièrement vivant.  C’est pourquoi il partit du principe que le myqtérieux poisson ressemblait vraiment à ce qu’il avait rêvé.  Conciant, il attaqua la roche, et ce fut une réussite : le poisson était l’exacte réplique de ce qu’il avait vu dans son rêve. 

 Quelle que soit l’explication de cet exemple (et il pourrait y en avoir plusieurs, mais nous ne sommes pas là pour émettre des théories à ce sujet), il apparaît clairement que notre homme a obtenu les informaations dont il avait besoin en ayant accès à un niveau non ordinaire de conscience.  Et qu’il y a russi parce qu’il s’agisait pour lui d’un problème primordial.  La voie dans laquelle il s’était engagé était plus qu’un simple métier.  Elle représentait toute sa vie.

 Dans ce genre d’expérience (rêves prémonitoires ou véritable projection astrale), on ne peut acquérir que des connaissances indispensables conformes à nos aspirations profondes.

 Si quelqu’un dédire passionnément prendre connaisance d’un document secret, il parviendra probablement à le lire dans l’astral. 

Mais tous ceux qui pratiquent le voyage hors du corps pour le plaisir, choisiront de toute évidence bien d’autres occupations à chacune de leurs « sorties »

RECAPITULATIF 2

  • N’oubliez pas d’envoyer des messages d’amour, de bonne volonté et d’encouragement à votre moi physique et instinctuel.  Au fur et à mesure, vous trouverez chaque jour d’innombrables petites occasions de le faire volontairement, sans attendre que votre moi inférieur vous envoie un signal de détresse.
  • Réfléchissez à toutes les autres questions que l’on peut se poser à propos de la projection astrale.  Ecrivez-les.  Puis relisez les chapitres I et II et tâchez d’y répondre tout seul.  Si vous n’y parvenez pas, conservez-les, et reconsidérez-les à la lumière de chaque nouveau chapitre que vous aurez lu

Chapitre 3

La projection astrale est naturelle

Préparation à la projection

1)      Efforcez-vous de vivre de la façon la plus naturelle possible !

-         Régime alimentaire : coisissez de préférence une nourriture de base végétarienne

-         Ce qui est favorable à votre corps physique l’est aussi à votre bien être physique et spirituel.

-         N’oubliez pas de prendre de l’exercice : c’est indispensable. 

2)      votre entrainement :

-         L’heure et le jeu : choisissez un endroit où vous ne risquez pas d’être dérangé, et établissez un emploi du temps précis pour y pratiquer vos exercices de projection astrale.

-         La mise au point d’un « rituel d’isolement » : il vous servira d’aide et de protection.

-         La localisation de vos centres d’activité, en relation avec votre corps.

-         Les postures : la posture bâton (debout), la posture terre (étendu), et la posture égyptyenne (assis).

-         La respiration rythmique.

3)      Formule I : stimulation des 6 centres d’activité.

-         Posture Bâton

-         Respiration Rythmique

-         Visualisation successive des Centres (et de leur couleur)

-         Descente, puis circulation de la lumière

4)      Le Plexus solaire : c’est le septième centre, le SEUIL depuis lequel vous extériosisez votre substance astrale, à des fins diverses

Nous allons maintenant rentrer dans le vif du sijet, et commencer à travailler la projection astrale proprement dite.  Combien de temps vous faudra-il pour y arriver ? des semaines, des mois, voire des années ? ou serat-t-elle pour vous un jeu d’enfant dès lors que vous en connaîtrez les principes ?  Si vous faites ce qu’il faut, vous pouvez obtenir à un résultat dans des délais raisonnables.  Et tout ce que vous entreprendrez vous aidera, en outre, à vivre de façon plus saine et plus heureuse, bref à vivre mieux. 

Souvenez-vous : l’expérience hors du corps – la projection astrale – est quelque chose de naturel.  Dès lors, profitez de cette période d’apprentissage, pour vivre le plus naturellement possible.

Cela vous aidera non seulement à vous projeter à volonté, mais aussi à tirer bien d’autres bénéfices de votre existence.  Mais, « vivre naturellement », qu’est-ce que cela signifie pour vous, à l’instant présent ?

D’abord, parlons du régime.

Régime alimentaire et philosophie mystique

La projection astrale nécessite que vous adoptiez un régime alimentaire frugal.

Ceci ne veut pas dire que vous devez mourir de faim, mais simplement que vous devez veiller à ne pas trop manger.  Trouvez votre juste mesure, et tenez-vous-y.  de nos jours, la majeure partie de la population des pays occidentaux mange trop.  Pourquoi ?  A quelques exceptions près, nous dépensons moins d’énergie dans notre vie quotidienne que ne le faisaient nos ancêtre.  Alors pourquoi cette tendance à nous suralimenter ?  Cela vient du fait que la plupart des gens se nourrissent d’aliments « pauvres », sans grande valeur nutritive.  Alors, bien sûr, le corps en exige de plus grande quantités.  Par contre, si vous vous nourrissez de produits « riches » en substances capables de combler les besoins de votre organisme, il vous en faudra moins.

Veillez continuellement à réduire votre nourriture :il existe de nombreuses publications qui vous aideront à choisir une alimentation raisonnable.  IL N’EST PAS nécessaire de manger « du sucre pour avoir de l’énergie » - c’est une surcharge inutile pour votre organisme. Vous N’AVEZ PAS non plus besoin d’avaler des quantités de protéines.  Nous ne pourrions pas vivre sans protéines, c’est vrai.  Mais de là à absorber toutes celles que nous trouvons !…   Elles sont nécessaires aux enfants, pendant la croissance, pour grandir correctement.  MAIS VOUS, voulez-vous encore grandir ?

Dans le premier chapitre, nous vous parlions de l’énergie qui doit circuler librement entre les différents niveaux de votre psychisme et de votre corps.  Il peut vous embler qu’un supplément de nourriture vous apportera cette énergie.  Détrompez-vous !  L’énergie emprisonnées dans des couches de graisse ne circule pas facilement.  Loin de là.  Il faut bien des efforts pour la libérer.

La solution la plus sage est d’adopter un régime végétarien.  Car c’est là la meilleure façon de vivre pour un être humain.  A vrai dire, l’homme est en quelque sorte une créature « hybride », qui a les dents d’un omnivore (mangeur de viande et de végétaux) et les intestins d’un herbivore (végétarien).  Ce qui veut dire que nos dents et nos intestins peuvent tous deux supporter une nourriture végétarienne, mais que seule nos dents sont conçues pour une alimentation carnée.  C’est pourquoi, du point de vue du bien être physique, il  est préférable d’entretenir de bons rapports avec vos intestins en optant pour un régime totalement végétarien (ou principalement, selon vos possibilités).

Il n’y a pas d’un côté le corps, et de l’autre le psychisme.  C’est la combinaison des deux qui fait un être humain.  Vos efforts pour équilibrer votre alimentation auront donc une action bénéfique non seulement sur votre physique, mais aussi sur votre bien être psychique et spirituel.  Théories mises à part, tous les faits le prouvent.  Evidemment, on peut citer quelques exemples de grands mystiques ou de thaumaturges qui furent des mangeurs de viande (ou qui l’ont été si l’on en croit leur légende).  Mais si l’on considère les témoignages du monde entier, de l’Orient à l’Occident, depuis l’époque de Pythagore, il s’avère que la majorité des visionnaires et des « faiseurs de miracles » - ceux qui sont parvenus à manifesteer la force spirituelle sur le plan terrestre – furent des végétariens. 

Les exercices physiques sont indispensables

Parallèlement au régime, il nous faut aborder un autre problème important : celui de l’EXERCICE.  En effet, et on à pu l’observer depuis l’Antiquité, s’il est une erreur typique que commettent les « psychiques » et intellectuels, c’est bien d’entretenir une véritable inertie physique.  Ils ont tendance à concentrer toutes leurs activités sur un plan nonmatériel.  Malheureusement, cette habitude, poussée trop loin, peut aboutir à l’inverse du but recherché.

Faites circuler votre énergie :

Marchez, nagez, courez, grimpez, faites des exercices « isométriques » ou simplement une bonne vieille « gymnastique matinale ».  faites ce que vous voulez mais faites quelque chose qui vous force non seulement à donner à votre corps sa ration quotidienne d’activité, mais aussi à lui consacrer votre attention et vos encouragements.  C’est là un élément vital de « l’interaction entre les différents plans » dont nous avons déjà parlé.

Un peu plus loin dans ce chapitre, nous vous indiquons un excelleent moyen de faire circuler l’énergie depuis le plan supérieur du psychisme.  C’est une pratique très efficace.  Mais vous pouvez la rendre encore plus efficace si, à un autre moment de la journée, vous ajoutez vos propres pratiques pour faire circuler l’énergie du corps physique.

A présent, vous êtes prêts à aborder la série d’exercices qui vous mênera à la projection astrale proprement dite.  Votre corps physique y participera, bien sûr, mais ils concernent plus particulièrement votre mental et votre corps astral.  Ils requièrent une préparation très minutieuse.

Où et quand pratiquer la projection ?

Dans la mesure du possible, vous choisirez l’heure et l’endroit mêmes où vous comptez pratiquer plus tard vos premières tentatives de projection.

Pour nombre de personnes, ces deux questions appellent une seule réponse : « dans ma chambre, le soir ».

C’est bien.

Pour d’autres, toutes aussi nombreuses, c’est le début d’après midi qui semble favorable.  Ils sont certains d’avoir à ce moment-là deux heures de tranquillité.

C’est tout aussi bien.

A moins que vous ne disposiez d’une salle de méditation (cabinet de toilette, boudoir, ou gymnase particuliers) où vous êtes su^r de pouvoir vous retirer quand vous le voulez.

C’est l’idéal !

Peu importe où cela se passe.  Trois points doivent cependant être précisés une fois pour toutes :

1)      Durant votre apprentissage, vous devez pratiquer vos exercices toujours au même endroit.

2)      Dans la mesure du possible, vous les ferez à la même heure chaque jour (ou chaque nuit).

3)      Enfin, assurez-vous de ne pas être dérangé, même si pour cela vous devez attendre que toute la maisonnée soit endormie.

Quel que soit le lieu que vous avez choisi, et même si, à d’autres moments il est le cadre d’autres activités, nous vous conseillons de mettre au point un petit rituel que vous accomplirez pour « isoler » cette zone chaque fois que vous y pratiquerez vos exercices.  Il est possible que cette « consécration » déborde un peu sur les autres activités qui se déroulent à cet endroit.  Mais cela ne peut pas leur nuire !  Au contraire !  L’influence spécifique de ce rituel d’isolement entourera cet emplacement d’un halo de paix et de sécurité, à chaque fois que vous y pratiquerez l’activité pour laquelle vous l’avez marqué de cette empreinte.  Peu importe la longueur de cette cérémonie.  Elle sera efficace à condition qu’elle soit simple et coposée de mots ou de symboles auxquels vous croyez réellement.

Comment la concevoir ?

Vous pouvez visualiser une sorte de lumière blanche, émanant de l’extrémité du doigt le plus long de votre main droite (la gauche si vous êtes gaucher).  Ce n’est pas un « faire semblant », dans la mesure où vous pouvez réellement projeter ainsi de l’énergie astrale quand vous le voulez.  Marquez ensuite de cette lumière les limites de l’emplacement choisi.  Prenez soin de bien joindre les deux extrémités.  Après cette opération (il faut que vous ayez « vu » la ligne, ou au moins mentalement perçu son existence), prononcez à haute voix si possible une formule, comme : « Seules pénètreront ici les Forces de la Lumière, car c’est à la Lumière que j’aspire. »

Puis tracez en l’air une croix, une étoile, ou un signe quelconque symbolisant à vos yeux la protection, en direction de chacun des côtés.  Si aucun symbole ne vous vient à l’esprit, tracez en l’air une seconde limite protectrice, en deçà de la première, et dans le sens inverse.  N’oubliez pas de bien joindre les deux extrémités cette fois encore.

Dans des circonstances normales, il vous suffira d’exécuter ce rituel une fois, juste avant de commancer vos exercices de projection.

Nous allons rentrer à présent dans le vif du sujet : ce que vous devez exécuter à l’intérieur même de l’aire.

Vous avez lu dans le premier chapitre un passage concernant les Chakras (ou Centres d’Activité), assorti de notes sur les six principaux centres que l’on utilise en Occident pour atteindre un degré élevé de développement personnel.  Si vous en ressentez l’envie ou le besoin, relisez ce paragraphe avant d’aller plus loin.

La liste ci-dessous vous précise les zones du corps qui correspondent à ces six Centres d’Activité.  On trouve, de haut en bas :

-         la couronne ;

-         les sourcils ;

-         la gorge

-         le cœur ;

-         le sexe ;

-         la terre

vous vous souvenez que vous devez visualiser ces centres comme des sphères d’énergie d’environ cinq centimètres de diamètre.  Voilà à présent quelques précisions supplémentaires : Visualisez chaque Centre d’Activité sous la forme d’un globe de lumière blanche large de cinq centimètres environ, disposé sur une ligne médiane verticale de votre corps, aux endroits suivants :

-         la couronne : un peu au-dessus du sommet de la tête, sans reposer sur le crâne

-         les sourcils : au milieu du front, moitié à l’intérieur de la tête, et moitié à l’extérieur ;

-         la gorge :à l’extérieur du corps, juste en face du cartilage thyroïdien ;

-         le cœur : au milieu de la poitrine, moitié à l’intérieur et moitié à l’extérieur ;

-         le sexe : au milieu des organes génitaux, moitié à l’intérieur et moitié à l’extérieur ;

-         la terre : ce centre se situe moitié à l’intérieur du sol et moitié au-dessus ; pénétrant légèrement vos pieds à travers la voûte plantaire.

N’essayez pas de les visualiser tous en même temps avant d’avoir réellement commencé votre entraînement.

 Les trois postures.

Pour chaque exercice, vous utiliserez l’une des trois postures suivantes.  Nous vous préciserons à chaque fois laquelle adopter.

-         Posture Bâton : vous êtes debout.  Tenez-vous droit sans pour autant être rigide, la tête haute.  Regardez bien devant vous.  Vos épaules doivent être relachées, afin de vous permettre de conserver une position équilibrée et confortable.  Vos bras détendus pendent le long de votre corps.  Vos pieds sont parallèles et presque joints.

-         Posture Terre : allongez-vous sur le dos.  Si vous êtes cambré, vous pouvez relever légèrement les genoux afin de compenser le creux de vos reins.  Rentrez légèrement le menton dans votre poitrine pour que votre nuque soit plus stable.  Vos bras sont étendus le long du corps et vos jambes sont parallèles.  Dans un état de relaxation complète, vos pieds retomberaient de chaque côté.  Mais comme vous êtes éveillé et normalement conscient, il vous suffit de maintenir une faible tension pour éviter ce léger inconfort.

-         Posture Egyptienne : vous êtes assis, le buste bien vertical, la paume des mains posée sur les genoux ou sur les cuisses à la manière d’une statue antique.  Vous devez vous sentir bien à l’aise.  Vos cuisses, jointes, sont harizontales, et vos jambes verticales.  Vos pieds, eux aussi côte à côte, reposent sur le sol avec un poids égal.  Le secret de la réussite de cette posture réside dans le choix de votre siège.  Il vous faut une chaise ou un tabouret confortable réglé à votre hauteur.  Si vous n’en avez pas, servez-vous d’un coussin ou d’un repose-pied pour compenser la différence, et trouver la bonne position.

Quel que soit l’exercice ayant trait à la projection astrale, veillez à ne jamais avoir les jambes ou les bras croisés. Cette règle ne souffre aucune exception.

Vu la simplicité de ces postures, vous n’aurez pratiquement besoin d’aucun entraînement.  Prenez-en note toutefois à titre de référence.

 

Par BANDALOU - Publié dans : OCCULTISME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 19:18

Les centres d’Activité : points de rencontre entre le plan astral et le plan physique.

De même, si vous voulez agir sur votre corps astral, vous devez utiliser votre mental rationnel.  Mais l’action sera plus efficace si votre corps physique est impliqué.  Ainsi, le plan astral sera cerné, le mental rationnel agissant sur lui depuis le niveau supérieur, et le corps physique depuis le niveau inférieur.

D’autre part, les plans astral et physique peuvent-ils, d’une quelconque manière, influencer le plan mental ?  Aussi bizarre que cela paraisse, ils le peuvent.  Ainsi, aux quatre coins du monde, on voit des gens intelligents soutenir, avec des arguments logiques, les thèses les plus diverses en matière de religion, de politique ou de morale.  S’il leur arrivait de changer d’avis, ce ne serait pas parce qu’on leur a prouvé qu’ils ont tort, mais simplement parce que leur approche émotionnelle du sujet s’est modifiée.  Pour en revenir au corps astral, nous pouvons nous demander dans quelle mesure il ressemble au corps physique.  Dans un sens, il en est une réplique exacte (bien qu’en général, nous ferions mieux de l’imaginer comme un double particulièrement fort, jeune et plein de santé).  Toutefois, il nous faut souligner ici une particularité vitale du corps astral.

Certaines zones du corps physique ont des affinités évidentes et spécifiques avec un domaine au-delà du plan matériel.  Un grand choc émotionnel peut avoir l’effet d’un coup de poing sur le plexus solaire.  Le coup de poing, comme le choc émotionnel, pourrait entraîner une perte de conscience.  C’est vrai aussi pour le sommet de la tête. « On dirait qu’il a pris un coup sur la tête », dit-on de quelqu’un qui vient de recevoir des nouvelles alarmantes.  Les bonnes nouvelles peuvent parfois « assommer » comme les mauvaises, pour peu qu’elles soient aussi inattendues.  De nombreuses émotions peuvent littéralement « couper le souffle » ou « rendre muet ».  Parallèlement, l’image du cœur que l’on associe à bien des états émotionnels ne constitue pas une simple métaphore.  Nous savons ce que signifie les expressions « il a un grand cœur » ou « il a le cœur sur la main » ou « il a la chaleur du cœur ».  La aussi, l’image ne se limite pas à un effet de langage.  Dire d’une personne qu’elle a été « encouragée », revient à dire qu’on lui à « donné un nouveau cœur ».

Un autre point de rencontre important entre le plan astral et le plan physique : les organes sexuels.  Le pouvoir des stimuli physiques et émotionnels sur cette partie du corps n’est plus à démontrer.

Un dernier centre important : le milieu du front, entre les sourcils, à l’endroit que l’on appelle le troisième œil.  Il intervient dans le développement supérieur du psychisme.  Dans l’ancienne mystique chinoise du Tao, on l’appelle « la porte du lotus d’or ».  Même sans parler d’un tel développement, on fait couramment allusion à ce centre dans l’expression « voir avec les yeux de l’esprit ».  Il correspond à l’emplacement de la glande pinéale dans le corps physique.

De même, à chacun des points que nous avons évoqués correspond, dans le corps physique, un centre nerveux ou glandulaire.  Sur le plan physique, ils participent donc aux fonctions vitales essentielles.  Et parce qu’ils touchent aussi le psychisme dans ses niveaux spirituels, émotionnel, et instinctuel, nous pouvons penser qu’ils ont des équivalents dans le corps astral. Ces équivalents existent, et sont très importants.  Cependant, il ne faut pas les voir comme de simples répliques des organes physiques.  En fait, à tous ces points physiques correspondent, dans le corps astral, des « organes » distincts, généralement appelés Chakras ou Lotus dans les systèmes occultes orientaux, et « Centres d’Activité » dans les systèmes occidentaux.  Ils sont, comme leurs équivalents physiques, des SEUILS vitaux entre les différents niveaux d’existence.

En plus des exercices quotidiens que nous vous recommandons (garder les « lignes ouvertes » en communiquant amicalement avec votre corps astral et même avec votre corps physique), il existe une pratique plus efficace et plus spécialisée visant à fortifier les centres d’activités et à renforcer le flot d’énergie qui circule entre eux.  Nous vous en parlerons dans le chapitre trois. En effet, votre entraînement sera d’autant plus efficace que vous comprendrez pourquoi vous faites tel ou tel exercice.  En lisant attentivement ces chapitres préliminaires, vous saurez parfaitement les fondements de chaque étape, et vous les franchirez plus efficacement.

Pour l’instant, contentez-vous donc d’imaginer les centres d’activités comme des globes d’ENERGIE de cinq centimètre de diamètre, faits de lumière blanche.  Sachez aussi qu’il en existe d’autres que nous n’avons pas mentionnés.  Par exemple celui qui se trouve à la base de la colonne vertébrale.  Très utilisé en Orient, il ne rentre cependant pas dans le cadre de notre étude. Nous avons aussi un point très important sous la plante de chaque pied, dont nous reparlerons.  D’une façon générale, il nous semble plus pratique de désigner les deux points ensemble sous le nom de « centre de terre ».  Nous avons un centre équivalent dans chaque main, qui est très employé dans certaines pratiques magiques.  Mais il ne nous servira pas pour la Projection Astrale.

Ces globes d’énergies ne se contentent pas de « flotter » librement dans le corps astral.  Ils sont reliés à l’équivalent astral de la colonne vertébrale.  Et c’est sans doute là le canal d’énergie le plus important que nous ayons.

A ce stade de l’exposé, vous vous posez peut-être une question : il arrive de temps en temps que l’on entende parler d’apparitions qui présentent toutes les garanties d’authenticité.  ce ne sont pas toujours des « fantômes » de personnes décédées, mais souvent des apparitions de gens qui vivent encore dans leur corps terrestre (cela peut être un parent proche ou un ami intime, qui vient mettre en garde, apporter des nouvelles, ou simplement s’assurer que tout va bien).  Les scènes de ce genre se déroulent dans les rêves, ou même parfois, vision fugace, dans la réalité.  Dans certains cas, le sujet entr’aperçoit la manifestation l’espace d’un si court instant qu’il ne s’en rappelle pas les détails.  Et dans d’autres, au contraire, il la perçoit clairement.  Mais jamais personne n’a vu une apparition, quelle qu’elle soit, présentant sur le corps, le visage ou la tête, des chakras visibles (le mot chakra signifie « roue »), ou des lotus, ou encore des globes d’énergie.  il arrive que des apparitions de personnes parvenues à un haut degré de spiritualité (et parfois même leur présence physique normale) présentent une lueur autour de la tête, ou émanant des mains et des pieds (notre mental rationnel prend souvent ces lueurs pour des bijoux).  Mais vous ne verrez jamais une manifestation astrale dévoilant de véritables Chakras ou Centres d’Activité.

Si le Corps Astral possède réellement ces Chakras (ce qui ne peut être mis en doute), pourquoi ne sont-ils pas visible ?  Nous nous attendons à ce que leur existence se manifeste de visu, même si ce n’est pas exactement comme les sphères d’énergie que nous visualisons.

 

Ces apparitions sont-elles véritablement astrales ?

Oui, à n’en pas douter ! ! !

 

Sont-elles réellement projetées par les personnes à qui elles ressemblent (et qui admettront certainement par la suite qu’elles en ont ressenti les émotions, même si elles n’étaient pas conscientes de se projeter) ?  OUI !

Consciemment ou non, ces apparitions sont des projections.

 

Dès lors, est-ce le corps astral de ces personnes qui apparaît ?  Non pas exactement.

 

Le chapitre suivant vous donnera de plus amples explications sur le véhicule astral.

 

 

Récapitulatif :

Prenez l’habitude d’envoyer à votre moi instinctuel et physique des messages d’amour, de bienveillance et d’encouragement, surtout lorsque vous êtes malade, surmené, angoissé ou fatigué.  Faites en sorte que ces messages soient vigoureux, raisonnables, et positif

Chapitre 2

 

La projection astrale et vous :

 

A l’état normal, la conscience utilise trois véhicules :

-         le corps physique,

-         le corps astral, ou corps émotionnel,

-         le corps mental

Dans la projection astrale, une partie du corps astral reste dans le corps physique pour assurer son fonctionnement, tandis qu’une autre partie de la substance astrale s’en dégage, avec ou sans conscience.

Vous pouvez éjecter cette substance astrale hors de votre corps de quatre façons différentes :

-         involontairement et sans conscience,

-         involontairement mais avec la conscience,

-         volontairement mais sans conscience,

-         volontairement et avec la conscience.

Dans ce livre nous vous enseignons la quatrième méthode.

Les trois autres sont données à titre indicatif.  Nous vous signalons aussi comment, dans certains cas, utiliser la troisième.

 

Réponse aux questions classiques :

-         que se passe-t-il si vous vous perdez ?

-         la notion du temps est-elle la même ?

-         Quels sont les risques pour la santé ?

-         Peut-on être attaqué dans l’astral ?

-         Que se passe-t-il si le corps est dérangé pendant la projection ?

-         Quelle sont les limites de la projection ?

 

Nous l’avons déjà vu, pour que l’être humain soit conscient de ce qui lui est extérieur, il faut que la conscience utilise un quelconque véhicule.

Nous savons aussi qu’habituellement la conscience emprunte trois véhicules :

-         le corps physique,

-         l’astrosome, ou corps astral,

-         le noémasome, ou corps mental.

 

Comment percevons-nous le monde ?

Nous avons montré que, dans la vie courante (et ce livre traite uniquement de ce qui est courant), l’esprit conscient emprunte aussi bien le véhicule astral que le véhicule physique (du moins à l’état d’éveil), pour percevoir ce qui est à l’extérieur.

L’astrosome n’est pas aussi limité.  Il a sa propre conscience à son propre niveau, que le mental rationnel le sache ou non.  En réalité, le mental rationnel peut tout à fait (et le cas est fréquent) être mis au courant d’une quelconque information bien après qu’elle est parvenue à l’astrosome – avec ou sans la complicité du corps physique.  Ceci explique bien des situations dans lesquelles l’astrosome cherche, à tout prix, à exprimer une émotion que le mental refuse.  Ce qui donne des résultats risibles ou embarassants selon les circonstances.  Pendant le sommeil, le plan astral continue à fonctionner de façon indépendante.  C’est ainsi que nous conservons le souvenir de rêves qui contiennent des informations vivantes et objectives mêlées, probablement, à un ensemble d’images quasi physiques, fantastiques ou symboliques. Rien ne prouve cependant que ces rêves comportent autre chose que de simples indications émotionnelles.  Leurs existence montre clairement que l’astrosome peut non seulement agir, mais aussi se projeter hors du corps, indépendamment du noémasome.  Ceci nous ramène à la question que nous avions laissée sans réponse à la fin du chapitre précédent : Que projetons-nous exactement ?

 

Le véhicule de la projection astrale.

Ce qui sort de notre corps physique ne représente pas la totalité de l’astrosome, c’est à dire du corps astral.  Du moins tant que dure notre vie terrestre.  Si nous « éjections » notre corps astral tout entier, nous trouverions la mort.  C’est ce qui se passe dans certains cas de chocs soudains et violents.  On a ainsi retrouvé des corps qui ne présentaient aucun signe physique justifiant un décès.  Mais un accident de ce type ne peut en aucun cas arriver à une personne en bonne santé, à moins que ce ne soit à la suite d’un choc très grave.  Au cours d’une expérience de projection astrale, le corps astral ne se détache jamais totalement du corps physique.  En effet, le corps éthérique continue à assurer certaines fonctions vitales : cœur, système nerveux et cerveau.  Ces fonctions essentielles sont quelquefois suffisamment ralenties pour effrayer un témoinnon averti, à la vue d’un corps inerte.  Mais en dépit des apparences, elles ne sont pas interrompues.  Voici un exemple :

Une femme traversait seule, en voiture, une région rurale d’Ecosse, quand son véhicule eut un ennui mécanique auquel on ne pouvait remédier avant le lendemain.  Comme l’heure était déjà avancée, on lui indiqua une maison plutôt isolée, où elle demanda si on pouvait l’héberger pour la nuit.  Là vivait une dame agée et sa fille célibataire.  Elles acceueillirent chaleureusement la voyageuse et l’invitèrent à rester, lui signalant toutefois qu’elles ne possédaient qu’un seul lit.  Elles devraient donc le partager toutes les trois.  Elle n’avait pas le choix, elle accepta.

Pendant la nuit, elle se réveilla et s’aperçut avec horreur que la vieille dame couchée à ses côtés était froide.  Son corps était flasque.  Elle ne semblait plus respirer.  En toute hâte, elle réveilla sa fille.  « Je crois qu’il est arrivé quelque chose à votre mère », lui dit-elle, angoissée.  La jeune femme se pencha, s’assura de l’état de sa mère, et répondit simplement, avec son fort accent écossais : « Non !  Elle a dû partir faire un petit tout, c’est tout ».

Le lendemain matin, avant même que l’invitée ne s’éveille, la vieille femme, revenue de sa « promenade », préparait le petit déjeuner.

Pendant la projection astrale – que celle-ci soit délibérée ou non, avec ou sans le concours de la conscience – une partie du corps astral quitte le corps physique.  Une partie plus ou moins importante, certes, mais une partie seulement, du moins tant que nous sommes vivants.

 

« Sortir et voyager » :

On peut éjecter la Substance Astrale de quatre façon différentes.

a)      Involontairement et SANS la conscience rationnelle.  Ceci peut avoir plusieurs conséquences.  D’abord, la matière peut être réabsorbée, totalement ou partiellement, ce qui provoque des rêves particulièrement vivants, bien que désordonnés et parfois déroutants.  Ce genre de rêves laisse souvent l’impression, au réveil, d’être « encore plus fatigué que la veille ».  (Vous trouverez un bon exemple de ce premier cas en appendice à la fin de ce livre).  La substance peut aussi se manifester étrangement en frappant des coups dans votre chambre, un peu comme un poltergeist.  Enfin, elle peur simplement se perdre, ce qui laisse le sujet extrêmementfatigué, sans raison apparente.  Les causes du « saignement astral », et les soins appropriés, sont expliqués en détail dans le chapitre III.

b)      Involontairement mais AVEC la conscience rationnelle.  On pourrait écrire un livre entier sur des exemples de ce type.  En effet, il arrive souvent à certains individus de s’éveiller, apparemment en pleine conscience.  Pourtant ce n’est qu’une impression.  Enfait, ils ne sont plus dans leur corps physique, mais dans un véhicule astral qu’ils ont incosciemment extériorisé.  Dans la plupart des cas, il s’agit d’expériences vécues pendant une maladie (comme une forte fièvre), lors d’un choc soudain (par exemple une chute de cheval), ou sous l’effet d’une anesthésie générale.  Les personnes concernées racontent qu’elles se sentaient tout à fait normales et conscientes.  En général, c’est seulement lorsqu’elles reconnaissent leur corps physique qu’elles se rendent compte de leur situation.  Nous vous en donnons aussi un exemple en appendice.

c)      Volontairement mais SANS la conscience rationnelle.  C’est là une technique magique spécifique au cours de laquelle la substance astrale est délibérément éjectée dans le but de recueillir des impressions.  Dans les chapitres IV et V, nous vous expliquerons en détal deux manières distinctes de vivre une expérience de ce type, ainsi que l’usage que l’on peut en faire.

d)      Volontairement et AVEC la conscience rationnelle.  c’est précisément ce que nous voulons vous apprendre ici.  Le but essentiel de ce livre est de vous expliquer – en vous donnant tous les éléments dont vous aurez besoin – comment faire fonctionner et faire voyager votre conscience rationnelle par l’intermédiaire d’un véhicule de substance astrale que vous extérioriserez à cette fin.

Le reste est destiné à vous aider à mieux comprendre ce que vous ferez, en quoi les différentes techniques peuvent vous aider, et comment obtenir le meilleur rendement à partir de ces nouvelles connaissances.

 

L’esprit et l’Intellect.

La conscience rationnelle utilise quotidiennement le corps astral pour puiser dans la conscience sensorielle.  Elle élabore ainsi sa propre perception du monde physique.  Le cerveau n’est pas l’intelligence, mais c’est un ordinateur très perfectionné.  Le mental rationnel dépend de lui dans une grande mesure en ce qui concerne la collecte des données, tout au moins dans certains domaines.  C’est pourquoi quelqu’un qui fait ses débuts dans la projection astrale pourra très bien avoir l’impression, pendant l’expérience hors du corps, que son mental fonctionne en dessous de ses capacités habituelles.  Bien sûr il pourra vivre ses voyages dans les moindres détails ; il saura en apprécier l’aventure, l’excitation et la beauté.  Il jouira de toutes ses facultés pour se faire une opinion sur les nombreuses entités, humaines ou non, qu’il rencontrera.  Il pourra même prendre conscience de la signification spirituelle de certaines de ses expériences, qu’il interprétera, bien sûr selon son degré de développement intérieur.  Pourtant, il n’arrivera pas, à moins de réintégrer son corps physique, à se rappeler certaines données techniques dont il pense avoir besoin, ni à coordonner son expérience astrale avec une expérience terrestre similaire qu’il aura vécue auparavent.

Ceci n’implique pas que les capacités du mental rationnel soient limitées pendant la projection.  Ce n’est qu’un effet provisoire, provoqué par la séparation inaccoutumée du mental et de la « banque de données » du cerveau.  Bien des débutants de la projection astrale n’auront jamais à affronter ce problème.  Mais ceux qui s’y heurteront découvriront très vite qu’il s’efface au fur et à mesure que la projection s’intègre à leur vie normale.

 

Les connaissances indispensables au voyage astral.

Souvenez-vous, quand vous étiez enfant, il vous a fallu des années de pratique pour apprendre à vous servir de votre corps physique et de votre cerveau.  Quand bien même vos souvenirs personnels seraient trop vagues, vous avez certainement observé des enfants : rappelez-vous comme ils titubent et tombent souvent quand ils apprennent à marcher, comme il leur est difficile d’arriver d’abord à tenir un crayon, puis à résoudre de simples problèmes d’arithmétique.  Sans parler des efforts qui leur sont nécessaires pour mémoriser tout cela !  Aujourd’hui, dans le domaine qui nous concerne, il vous sera beaucoup plus facile d’apprendre.  Ceci pour deux raisons :

La première tient à « l’inertie de la matière ».  Le corps astral est, bien plus rapide et facile à diriger que le corps physique !

En second lieu, vous le découvrirez par vous même, la nature particulière du voyage et de l’aventure dans l’astral rend totalement inutiles certaines connaissances qui encombrent l’esprit, même si elles sont indispensables dans la vie physique.  Vous n’aurez, par exemple, besoin d’aucune « carte » pour savoir vous diriger dans l’astral !

Il est des connaissances dont vous aurez besoin au cours de vos expériences astrales, et d’autres que vous aurez envie d’emmener simplement parce que vous y êtes attaché, sans qu’elles vous soient vraiment nécessaires.  Cependant, vous constaterez que, plus vous vous projetterez, et plus ces connaissances s’intégreront à un niveau profond de votre psychisme.  Elles seront ainsi immédiatement disponibles au cours de vos voyages dans l’astral.  Cela se fera sans peine, et surtout sans les difficultés que rencontre un enfant à l’école.  Mais il est bon tout de même de se rappeler les problèmes que rencontre un enfant en bas âge, afin de ne pas être trop impatient, et de ne pas s’attendre à réussir tout de suite sans aucun entraînement.  En lui même, cet entrainement est agréable.  C’est un peu comme si vous découvriez un nouveau sport : la joie de faire de rapides progrès, d’obtenir de nouveaux succès dans ce domaine.  Comme le sport, la projection astrale ne fait que développer des facultés que vous possédez déjà.

Il se peut cependant qu’à ce stade de l’exposé, il vous reste encore quelques questions.  Aussi, avant d’aborder véritablement l’entrainement qui vous permettra de sortir de votre corps, il est bon de vérifier que vous ne nourrissez plus la moinder inquiétude à leur sujet.  D’autre par, lorsque vous vous serez bien adapté aux techniques de la projection astrale, vous aurez peut être envie d’en parler autour de vous (Il n’est pas conseillé d’aborder le sujet plus tôt, à moins que ce ne soit avec quelqu’un qui pratique déjà la projection ou qui l’apprend en même temps que vous).  Vos  interlocuteurs vous poseront probablement certaines questions.  Et, même si vous pensez avoir fait le tour du sujet, il vous sera très utile d’en connaître les réponses, et de les méditer afin de bien les cerner.  Plus tard, votre propre expérience viendra compléter ces réponses.  Mais, dans un premier temps, les éléments qui suivent seront pour vous une base utile

 

Les voyageurs peuvent-ils s’égarer dans l’astral ?

Supposons qu’étant « hors de votre corps » vous vous soyez perdu, et ne sachiez pas comment revenir.

Cette éventualité ne peut vous poser le moindre problème car ce n’est pas votre conscience rationnelle qui se charge de votre retour.  Quand vous serez un voyageur averti, vous pourrez vous rendre volontairement partout où vous aurez quelque raison d’aller. Et votre corps est bien le premier endroit que vous aurez de sérieux motifs d’investir.  Votre problème primordial ne sera pas alors de revenir, mais bien de savoir « rester » dehors.  Vous verrez que le moindre événement, la moindre idée éphémère, vous feront réintégrer votre corps physique, souvent sans raison apparente.

En outre, le véhicule astral que vous aurez élaboré ne sera pas tout à fait indépendant de la partie éthérique qui reste dans votre corps physique.  Il y a toujours une fine « corde » de substance astrale qui assure cette connection.  On fait parfois allusion à ce lien dans les ouvrages d’occultisme, sous le terme de « corde d’argent ».  Cette appellation provient de l’Ancien Testament  (Livre de l’Ecclésiaste chap. XII, 6).  L’expression « la corde d’argent est rompue » y est employée comme métaphore pour signifier la mort.  L’astrosome s’étant complètement et définitivement échappé du corps physique, le lien n’existe plus.  Cependant, ce concept ne doit pas donner à penser que cette « corde » est lourde ou épaisse, même en terme d’astral.  Beaucoup de gens ont pratiqué le voyage astral pendent des années sans jamais se rendre compte qu’ils restaient attachés à leur corps physique.  Maintenant que vous connaissez l’existence de cette corde, vous arriverez certainement à la voir quand vous serez hors de votre corps, si vous la cherchez.  Et cela vous rassurera peut-être.  Pourtant, même si vous ne la percevez pas, soyez certain qu’elle est là et qu’elle remplit son rôle.

Deux mots encore à propos de cette corde.  Elle n’est pas seulement un dispositif de sécurité.  Avec un peu d’entraînement, vous pourrez l’utiliser pour envoyer, par son intermédiaire, d’avantage de « force » et plus « d’information » à votre moi conscient pendant la projection.  Elle sera tout naturellement réabsorbée à votre retour puisqu’elle est constituée de votre propre substance astrale.

Par BANDALOU - Publié dans : OCCULTISME
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 19:06

En magie, les plantes sont très importantes. Elles ont chacune leurs propriétés magiques, et en voici quelques-unes. (Nous voulons préciser que les informations suivantes ainsi que d'autres informations de ce site sont tirées du livre "La Magie Blanche", Tome I et II d'Éric Pier Sperandio")

Acacia


On peut brûler cette plante pendant les séances de méditation pour capter plus facilement les messages émanant du monde invisible.

Ail


Cette plante est très efficace contre le mauvais oeil. On peut en suspendre à sa porte ou en porter sur soi. L'ail porte chance.

Angélique


L'angélique, aussi appelée l'herbe aux anges, préserve quiconque fait appel à ses vertus, de tous les maléfices et mauvais sortilèges. Elle possède également le pouvoir d'augmenter la patience et la persévérance chez la personne qui l'emploie.

Basilic


Cette herbe sacrée assure la protection dans la maison; son odeur agréable et attirante apporte, entre autres, la joie et la gaieté.

Bouleau


L'écorce de bouleau sert à fabriquer des talismans, à inscrire des incantations en vue de sortilèges amoureux et à protéger des envoûtements.

Bouton de rose


Jeter quelques boutons de rose dans un feu procure la chance.

Camomille


Il est reconnu que la camomille attire l'argent; il est recommandé de se laver les mains dans une infusion de camomille juste avant de jouer à un jeu de hasard.

Cannelle


Utilisée comme encens, elle apporte la prospérité.

Céleri(graines de)


Elles sont excellentes pour la concentration des médiums. Brûlées avec de l'encens, elles augmentent les pouvoirs psychiques.

Coriandre


Les graines de coriandre sont portées dans un sachet de tissu blanc comme amulette contre toutes sortes de maladies.

Fougère


Mettre une fougère près de sa fenêtre protège des mauvais sorts.

Gui


Le gui était la plante sacrée des druides, et un rituel magique précédait toujours sa cueillette. On dit qu'il possède des propriétés aphrodisiaques, qu'on le consomme en infusion ou qu'on le porte en talisman.

Jasmin


Il protège l'affection et l'amour. Brûlé comme encens, il inspire des rêves divinatoires.

Laurier


Une feuille de laurier passée sur une feuille de papier apporte l'inspiration à celui/celle qui veut écrire. Un bouquet de laurier offert à une mariée lui assurera une union heureuse et durable.

Marguerite


Les marguerites prédisposent au retour d'affection.

Nénuphar


Le nénuphar est une plante aquatique. Une variété des nénuphars blancs entraient autrefois dans la préparation de l'onguent des sorcières, panacé pour tous les maux. On dit que les fleurs de nénuphar sont excellentes pour augmenter la sensualité.

Romarin


Cette plante améliore la mémoire. Placée sous un oreiller, elle attire la chance; portée sur soi, elle favorise le bonheur.

Rose


La rose est la fleur par excellence pour tous les rituels d'amour et, pour ce type de rituel, on la retrouvera toujours sur l'autel ou à l'intérieur du cercle magique. Symbole de la perfection, de la séduction et de la sensualité, elle est la fleur de Vénus, planète associée aux natifs du Taureau et de la Balance. Les pétales de roses rouges et jaunes ont un effet incontestable sur la fécondité.

Thym


Lorsqu'on le brûle sur du charbon, dans la maison, on garantit la bonne santé à tous les occupants ; en porter sur soi nous apporte de voir nos qualités reconnues.

Verveine


La verveine, également appelée plante d'amour, sera utilisée dans tous les rituels visant à garder auprès de soi une personne aimée ou pour attirer à soi une personne désirée.

Par BANDALOU - Publié dans : OCCULTISME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 18:56

(publié par  La Vanguardia Numérique)

Que Gaudí ait été catholique pratiquant et dévot, cela ne fait aucun doute, et que certains des symboles utilisés par l’architecte soient, bien évidemment, chrétiens, non plus. Cependant, il existe d’autres symboles présents dans son oeuvre (le X, les pendentifs, les compas, les éléments de l’alchimie, le serpent vertical etc.) qui vont au-delà du domaine de la symbolique catholique et dont l’explication ne peut pas lui être strictement attribuée. Nous pourrions ainsi dire que Gaudí a expérimenté une voie autonome dans le domaine de la spiritualité, se situant, bien entendu, au sein de l’orthodoxie catholique, mais avec une pratique allant au-delà du catholicisme. Et il faut préciser que les constructions de Gaudi sont riches en signes et en symboles, patrimoine de certaines sociétés secrètes. Tous les biographes de Gaudí s’accordent sur le fait que, au cours de sa jeunesse, l’architecte s’est intéressé aux idées sociales avancées de Fourier y Ruskin, outre le fait d’entretenir des rapports avec les mouvements sociaux les plus avancés de l’époque. Son amitié avec des socialistes utopiques et des anarchistes liés à des milieux franc-maçonniques, qui est mise en évidence dans ses premières oeuvres, amène à penser que ce fut peut-être dans ces milieux que Gaudí est entré en contact avec une loge. On sait également qu’il appartenait à de curieuses associations de l’époque organisant des excursions (dont la finalité allait au-delà des simples sorties et goûters champêtres). Certains biographes de Gaudi argumentent qu’il était franc-maçon et que certaines de ses œuvres telles que '"La Sagrada Familia" et le "Parc Güell" renferment de nombreux symboles de la franc-maçonnerie. L’écrivain Josep Maria Carandell analyse dans son livre Le parc Güell, utopie de Gaudí, de nombreux détails ayant une évidente origine franc-maçonnique et rejette l’argument de manque de preuves, car il s’agissait d’une société secrète "probablement liée à la franc-maçonnerie anglaise". Mais Carandell n’est pas le seul à dresser un portrait de Gaudi sous un jour n’étant pas précisément catholique. Le premier à parler de la franc-maçonnerie de Gaudí fut l’écrivain anarchiste Joan Llarch, dans le livre Gaudí, une biographie magique. Llarch affirme que Gaudí aurait, lors de ses excursions en montagne, ingéré le champignon hallucinogène Amanite Tue-mouche, dont il se servirait bien plus tard de décoration pour l’une des maisonnettes situées à l’entrée du Parc Güell. Apparemment, ce champignon entraîne des états altérés de conscience et le passage vers une réalité. Cet état aurait-il permis à Gaudí d’'halluciner' les formes caractéristiques de son architecture? Eduardo Cruz, un autre de ses biographes, affirme qu’il a appartenu aux rose-croix, et certains autres vont même jusqu’à insinuer qu’il a eu des tendances panthéistes et athées. Les détracteurs de ces théories affirment qu’un chrétien tel que Gaudí ne pourrait en aucun cas être franc-maçon, car la franc-maçonnerie ne s’intéresse pas à ce que l’on appelle l’autre vie de l’âme, et croit que l’homme n’est ni le corps mort, ni l’âme. D’où la contradiction avec la doctrine catholique qui croit à la transcendance et à la résurrection de la chair.

 

Il est vrai qu’à la lumière des contradictions signalées, il est possible d’observer deux étapes différentes dans la vie de Gaudí. D’une part, nous avons  un Gaudí qui, dans sa jeunesse a vécu dans une ambiance saturée de membres de sociétés secrètes et initiatiques (compagnie qu’il n’abandonna jamais totalement, comme en témoigne son amitié avec le peintre uruguayen et franc-maçon néopythagoricien notoire Joaquim Torres García). Et d’autre part, nous avons un Gaudí qui, dans sa maturité, au fil des années, accentua peu à peu son catholicisme, en l’intériorisant de plus en plus. L’architecte s’est peu à peu transformé en une personne mystique, en marge de toute obédience, rite ou discipline.

LES SYMBOLES

Comme cela a été mentionné précédemment, l’œuvre de Gaudí contient d’innombrables exemples de symbolique ésotérique liée à la franc-maçonnerie, l’alchimie et l’hermétisme. En voilà quelques-uns des plus remarquables:

FOUR DE FUSION ou ATHANOR

Sur le perron de l’entrée du Parc Güell, nous trouvons une structure en forme de tripode qui, à l’intérieur contient une pierre non ouvragée, à l’état brut. Cet élément représente la structure basique d’un four de fusion alchimiste et est une copie du modèle qui apparaît sur un médaillon du portail principal de la cathédrale de Notre-dame de Paris.

En essence, l’athanor contient une enveloppe extérieure composée de briques réfractaires ou de ciment. Son intérieur est rempli de cendres qui enrobent l’"œuf philosophique", la sphère en verre à l’intérieur de laquelle se trouve la matière première ou la pierre à l’état brut. Un feu situé dans la partie inférieure se charge de chauffer l’œuf, mais indirectement, car la chaleur est diffusée par les cendres.

Outre le fait d’être une technique spirituelle ou une forme de mystique, l’alchimie se basait également sur le travail sur les minéraux et sur les opérations physiques concrètes et elle se caractérisait par l’équivalence ou le parallélisme entre les opérations du laboratoires et les expériences de l’alchimiste sur son propre corps. Ainsi, l’athanor représentait la reproduction du corps, le souffre correspondait à l’âme, le mercure à l’esprit, le soleil au cœur et le feu au sang.

Il existe deux étymologies du mot athanor: il dériverait d’une part de l’arabe "attannûr", four et d’autre part du mot grec "thanatos", morte, lequel, précédé de la particule "a", exprimerait le sens "non mort", c’est à dire, vie éternelle, etc.

LES TROIS DEGRÉS DE PERFECTION DE LA MATIÈRE

Nous faisons ici référence à la pierre brute se trouvant à l’intérieur de l’athanor. La pierre non ouvragée représente le premier degré de perfection de la matière, le second degré est représenté par la pierre taillée en forme de cube, et en troisième lieu un cube s’achevant en pointe, c’est à dire, avec une pyramide superposée. Dans la symbolique franc-maçonne, ces trois formes représentent également les trois positions pouvant être assumées au sein de la Loge: apprenti, compagnon et maître; en suivant le même schéma des degrés traditionnels des confréries ouvrières médiévales.

Dans la tour Bellesguard, également connue sous le nom de Casa Figueras, Gaudí a fait prendre forme à tout ce symbolisme. La structure du bâtiment, situé au pied de la sierra de Collserola et construit en pierres et en briques, se compose d’un cube couronné d’une pyramide tronquée.

L’ordre des francs-maçons dit que "chaque homme doit tailler sa pierre". Et cette pierre sera aussi bien la pierre angulaire du temple que la pierre angulaire de la personnalité du franc-maçon. Le travail ultérieur de perfectionnement consistera à superposer une pyramide au-dessus du cube.

LA CROIX ORIENTÉE VERS SIX DIRECTIONS

Cet élément qui se trouve dans la plupart des constructions de Gaudí tel une sorte d’obsession, est une représentation d’un principe enraciné dans ses croyances mais appartenant, tout du moins formellement, au champ de l’Église.

Gaudí a utilisé deux techniques pour réaliser les croix orientées vers six directions:

-Nous trouvons la première au Couvent des Thérésiennes et c’est également un développement évident de la pierre cubique; il s’agit de la projection spatiale de la pierre cubique.

-          Au “Turú de las Menas”, on observe les six directions de l’espace décomposées deux par deux grâce à deux croix, l’une située est-ouest et l’autre nord-sud.

-          Au Turú de las Menas du Parc Güell, se trouvent trois croix qui ne sont autres que deux tau, chacun d’eux ayant été superposé par un cube couronné par sa pyramide correspondante. Ces tau indiquent les directions nord-sud et est-ouest et, entrelacés, ils nous indiquent les quatre points cardinaux. La troisième croix, quant à elle,  est une flèche qui indique une direction ascendante.

Lettre initiale du mot terre, le tau est un symbole d’origine ancienne qui apparaît sur des monuments mégalithiques des îles Baléares sous forme de taules (un piédestal soutenant une surface pierreuse).

Au sein de la franc-maçonnerie, le tau a un symbolisme précis. Il représenterait d’une part à  Mathusael, le fils de Caïn qui aurait créé ce symbole afin de reconnaître ses descendants et qui serait, d’autre part, le signe de reconnaissance que réaliserait l’officiant avec la main droite lors de la cérémonie d’accès au degré de Maître.

LE X

Ce symbole se trouve dans la Crypte de la Colonie Güell, où il est présent jusqu’à trois reprises, et également sur le portail de la Naissance de la Sagrada Familia, sur la croix qui couronne l’Arbre de la Vie, sur laquelle se trouve un grand X. Dans la symbolique franc-maçonnique, le X a une grande importance dans la géométrie sacrée, car ce symbole est réalisé sur la base d’un hexagone régulier et celui-ci forme le périmètre intérieur de deux triangles équilatéraux entrelacés, lesquels dessineraient l’étoile de David, qui serait la notation alchimique des quatre éléments de base. L’hexagone est une forme très récurrente dans l’œuvre de Gaudí, forme dont il est même possible d’extraire un cube volumétrique si nous divisons le hexagones en trois losanges. Il faut signaler que le X était en outre la notation alchimique du Creuset, un instrument nécessaire pour l’œuvre alchimique.

De même, le  X est également traditionnellement lié à l’apôtre André, crucifié sur cette forme.

LE PELICAN

Cet animal, symbole du Christ, nous pouvons le trouver au Musée de la Sagrada Familia et il était destiné au Portail de la Naissance. Le pélican est la représentation de la Mort et de la Résurrection, car il se disait qu’il ressentait un amour si fort pour ses enfants que, lorsqu’ils avaient faim, il s’ouvrait le ventre avec son propre bec pour les alimenter.

Selon une autre version, irrité parce que ses petits ne cessaient lui donner des coups avec leurs ailes, il les tuait, puis, repenti, il se suicidait en s’enfonçant le bec dans le ventre. Selon une dernière version du thème, le suicide et le fait qu’il s’enfonce le bec dans le ventre sont écartés et elle raconte que ses larmes ressuscitent ses petits morts.

Le degré 18 de l’ordre des francs-maçons, appelé "degré Rose-croix", a pour symbole le pélican prêt à s’ouvrir le ventre et entouré de ses enfants; sur sa tête il y a une croix avec une rose rouge hachée ainsi que la légende I.N.R.I.

Le pélican représente l’étincelle divine latente qui se niche au sein de l’homme, son sang est véhicule de vie et de résurrection et sa couleur est le blanc, symbolisant le dépassement de la première phase de l’œuvre alchimique. La troisième phase suppose de passer à travers de l’expérience du rouge, que prend forme lors de l’explosion d’une grande rose rouge au centre de la poitrine.

LA SALAMANDRE, LE SERPENT ET LES FLAMMES

Le cercle situé sur le perron de l’entrée du Parc Güell a fait l’objet d’une interprétation patriotique-nationaliste, mais il n’existe aucune raison pour laquelle Gaudí aurait eu à faire une démonstration publique de quelque chose qui est secondaire dans sa hiérarchie d’aspirations et de convictions. C’est pourquoi, il convient de procéder à une interprétation hermétique de la symbolique de cet élément, unique interprétation intégrant la totalité de l’ensemble: une tête de serpent située au centre d’un grand disque, entourée de flammes et celles-ci d’eau.

Les hermétistes étaient connus comme "des philosophes par le feu" et la base de leur oeuvre consistait à ordonner le chaos; comme à l’aube des temps la ruine et le mal, œuvre du serpent, s’étaient étendus de par le monde, pour ordonner ce chaos il est nécessaire de le brûler. Ainsi, le cercle symbolise le chaos, l’oriflamme est la flamme contenant le souffre et le serpent est l’esprit mercuriel.

LE LÉZARD

C’est l’animal qui descend de l’athanor jusqu’au disque décrit précédemment et qui a été interprété comme une salamandre, un iguane, voire un crocodile, mais sa caractéristique la plus importante est son dos sinueux. Il s’agit d’une image esthétique qui suggère une impression de mouvement très accusée, une représentation du mercure originaire, une réitération des fonctions de l’athanor, c’est à dire, opérer la séparation, décanter les partes fixes du minéral des parties volatiles.

Les perrons du Parc Güell s’offrent à nous comme un paradigme hermétique qui contient les principes de l’œuvre et c’est pour cela même que de très nombreux textes alchimiques insistent sur le fait que toute l’œuvre est réalisée à travers le mercure.

L’ARBRE SEC ET L’ARBRE DE LA VIE

L’amour de Gaudí pour la nature a toujours été présent dans toute son oeuvre. Ses constructions sont remplies d’éléments d’ornementation faisant référence au règne végétal. Le symbolisme alchimique est extrêmement riche d’images liées à l’agriculture et au règne végétal.

L’Arbre Sec représente le symboles des métaux réduits de ses minéraux et fondus; la température du four leur a fait perdre la vie et il faut par conséquent les vivifier. Dans l’Arbre Sec, il existe toujours une étincelle de vie, celle qui rend sa résurrection possible; c’est pourquoi, il est toujours possible de constater qu’il possède quelques feuilles indiquant la possibilité de reverdir à nouveau. L’image de l’Arbre Sec a été placée par Gaudí dans ses œuvres majeures, et représente une nature végétale pétrifiée qui maintient néanmoins, un foyer de vie. Ces images sont nombreuses dans le Parc Güell.

L’Arbre de la Vie, comme son nom l’indique, est l’arbre immortel, le symbole de la vie éternelle. La représentation iconographique la plus réitérative de ce type d’arbre est le cyprès. L’architecte catalan le situe au centre du portail de la Naissance de la Sagrada Familia, entouré de blanches colombes qui, à leur tour, symbolisent les âmes renouvelées qui s’élèvent vers le ciel.

LE DRAGON IGNÉ ET LE LABYRINTHE

L’image du dragon est une constante dans l’œuvre de Gaudí. Il s’agit bien sûr d’une image que nous associons immédiatement à légende de Sant Jordi, patron de la  Catalogne, mais, à la différence d’autres architectes modernistes, Gaudí le représente toujours de façon solitaire. Le dragon situé sur la grille des pavillons Güell est inspiré de "L’Atlantide" de Verdaguer; il s’agit d’un dragon enchaîné qui garde l’accès au jardin des Hespérides.

Le dragon est lié au symbolisme du serpent, il s’agit ni plus ni moins d’un serpent ailé qui lance des flammes par la bouche ou par les narines. Les rose-croix ont introduit des images de cavaliers plantant leurs lances sur des dragons furieux. Si nous analysons les caractéristiques mythiques de cet animal, son ardeur ignée apparaît comme la représentation de nos instincts les plus incontrôlables. Vaincre cette force, dominer notre esprit, suppose la possibilité de pénétrer dans les domaines de l’Être.

Par BANDALOU - Publié dans : FRANC MASSONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 15:26

Les 5 pas du compagnon

 

La marche, au second degré se compose de 5 pas. Le chiffre 5 est le chiffre du compagnon. Si je me réfère à la Genèse au 5éme jour Dieu avait créé le monde, le firmament, la terre et la mer, les végétaux, la nature et les animaux mais pas encore l’homme…

Le cinq est le milieu des neufs premiers nombres, et en tant que tel il était considéré par les Pythagoriciens comme un signe d’union. Il est le nombre nuptial, symbole du mariage de la Terre et du Ciel. Il est le nombre de l’équilibre et de l’harmonie.

Tout homme a besoin de repères pour se mouvoir et trouver son chemin.

Je marche ! Donc je suis ! 

Selon Furetière « Marcher c’est laisser une trace » …

La marche du Franc-maçon c’est sa façon d'entrer en loge, chaque degré dispose d’une marche avec des pas particuliers.

On peux penser que certaines clés des messages que nous enseigne la franc maçonnerie sont cachées dans l’art de se déplacer en suivant la lumière tel un tournesol…

L’apprenti fait 3 pas en ligne droite… Le rituel nous dit que c’est le zèle qu’il doit montrer en marchant vers celui qui nous éclaire… 

Pour l’apprenti, la lumière étant à l’Est il se déplace vers elle en ligne droite, il emprunte le plus court chemin pour aller vers la lumière… Il a trois ans, il fait donc 3 pas… 

Le compagnon va faire ses pas dans la continuité de ceux de l’apprenti. Ainsi en plus des 3 pas, il va faire un quatrième pas en avant vers le côté droit en avançant du pied droit, puis ramener en équerre son pied gauche. Le cinquième pas va lui permettre de revenir dans l’axe initial en déplaçant son pied gauche en avant vers la gauche et ramener son pied droit toujours en équerre.

Le Compagnon poursuit le même but que l’apprenti, il marche vers la lumière céleste qui se trouve symbolisée à l’Est, mais dans son parcourt, il suit la lumière des fenêtres qui éclairent son chemin.  

En effet le compagnon dispose de 3 fenêtres ouvertes sur son tableau de loge (elles ne sont plus grillagées), la lumière se diffuse selon la course du soleil en 3 directions : L’occident, le midi et l’Orient… Il va donc se déplacer en suivant la lumière et réaliser les 3 pas de l’apprenti en partant de l’occident, puis un pas latéral à 45° vers le midi et un autre toujours à 45° mais en revenant dans l’axe de départ. Avec son age de 5 ans et ses 5 pas il s’approche de l’Est plus que ne peux le faire l’apprenti.

Ce message semble indiquer que la lueur d’une fenêtre peut attirer le regard et l’attention du compagnon mais qu’il lui faudra toujours revenir vers la vraie lumière et se replacer dans l’axe de la rectitude…

Les cinq voyages de son passage de compagnon l’ont invité à découvrir le monde et à se découvrir lui-même. On peut l’expliquer par le fait qu’il doit voyager, visiter d’autres ateliers, mais toujours revenir à sa loge mère. De même qu’il devra toujours revenir sur la voie de ses propres sens car chacun d’eux lui donnent des informations qui deviennent le point de départ de toute réflexion par lesquelles il développe son esprit et sa personnalité.

Ces 5 pas, qui forment la lettre « P » comme « Plan » ou « Persévérance » qui est la constance dans l’action, dans l’effort et dans la pensée. Elle est associée à la vigilance, qui figure dans le cabinet de réflexion. Elle est la qualité nécessaire pour passer de l’état de cherchant à celui de souffrant. Elle est indispensable à celui qui, placé devant un escalier, désire vraiment en gravir toutes les marches. Sans cesse, l’Initié a le devoir de travailler sur lui-même, sans se laisser aller à la lassitude ou au découragement. Et si il devait s’égarer et perdre momentanément cette persévérance, le 5éme pas le rappellerai alors à l’ordre afin qu’il retrouve son chemin… 

Mais peut-on voir un autre symbolisme dans les 5 pas du Compagnon ?

Dans sa marche l’initié avance vers l’Est en laissant derrière lui le monde profane. Il part dans une quête à la recherche de la vraie lumière et de la connaissance : La GNOSE que peut évoquer la lettre G logée au cœur de l’étoile flamboyante. 

On peut observer, côté nord, sur le dessin du tableau de loge, colonne des apprentis, le niveau. Et du côté Sud, colonne des compagnons, la perpendiculaire. Il est curieux que ces symboles aient été représentés ainsi… Nous passons de la perpendiculaire au niveau et non l’inverse il est donc étonnant de trouver le niveau à côté de la pierre brute qui symbolise l’apprenti et la perpendiculaire à côté de la pierre cubique à pointe (ou non) qui symbolise le compagnon… 

La perpendiculaire qui est elle aussi un fil à plomb sert à l’équilibre dans la verticale, et le niveau intervient dans l’horizontale. La perpendiculaire (du latin perpendiculum et pendere, pendre) permet de vérifier la verticale et l’aplomb. Elle empêche toute déviation pour ériger correctement un ouvrage. Dans l’intelligence, la perpendiculaire sert à la profondeur des vues et de l’observation ainsi que pour l’équilibre. C’est pourquoi elle est donnée au second surveillant pour contrôler les apprentis. 

Le niveau (du latin nivellus) sert à voir si un plan est horizontal et à déterminer les différences dans l’horizontale et la verticale. Il est fait d’un triangle, ou équerre juste dont l’angle au sommet est de 90° et d’un fil à plomb. Il concourt à la perfection du Maçon.

En tant que compagnon je suis passé de la perpendiculaire au niveau… Je suis passé de la ligne droite (axe Ouest/Est) au plan (axe Nord/Sud).

Mes 3 pas d’apprenti sont maintenant devenus 5 pas de compagnon me faisant dessiner sur le sol la ligne droite de l’apprenti et le plan du compagnon, l'écart des 4éme et 5éme pas symbolisant la seconde dimension… Cette projection ce fait sur le sol et je peux me guider avec les repères des points cardinaux.

Mais ce que je dessine sur le sol, peut-il se projeter différemment ?

Il faut garder à l’esprit que nous sommes des bâtisseurs...

Sur ce plan l'apprenti travaille les fondations de son enseignement, il apprend les bases. On peut penser que la période d’apprentissage représente la fondation de l’édifice. Un bon Maçon va s’employer à ce que ses propres fondations soient rectiligne, en pleine harmonie avec la droiture, c'est à dire obtenir une base de connaissance sur lui même qui soit la plus proche de l'axe vertical.

En passant compagnon celui-ci passe au niveau. Cela ne peux se faire que si les fondations sont irréprochables...  

La perpendiculaire ne donne que la verticale, le niveau lui peux indiquer et donner l'horizontale et la verticale (les deux dimensions acquises au degré de compagnon)... 

La période liée au compagnon débute à partir du moment où les Maîtres de sa loge l’ont jugé apte à participer au grand œuvre. A partir de cet instant le compagnon va nécessiter l’emploi de la deuxième dimension pour commencer l'édification des murs et ainsi assembler les pierres selon les angles et non plus de manière linéaire.

Mon rituel me dit qu’il me faut apprendre à lire en bas le reflet des choses d’en haut…

Les pas du compagnon forment un tracé proche de la lettre P ce qui m’a amené à parler du  « Plan » et de la « Persévérance », mais mon esprit rêveur semble m’inviter à regarder le ciel et à chercher une constellation de 5 étoiles représentant la figure de mes saints pas… 

J’ai dit vénérable Maître… 

P=Progression    les 5 point de l’étoile représente l’homme jambe et bras écartes

Je vais dans l axe et je dévie pour voir en retournant sur mon axe


Publié dans : FRANC MASSONS
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 15:20

Vénérable Maître et vous tous mes frères en vos grades et  qualités

Ce soir je vais vous parler de l’histoire véridique, et authentique de l’exclamation écossaise

 

Ceci se passe en 1716 ( bien avant Ménilmontant ) dans le comtat Venaissin et particulièrement Avignon, qui fut ( vous le savez)  jusqu’en 1792 enclave papale, donc hors du territoire national français.

Les Ecossais, les vrais écossais, (eh oui ! avec kilt, calot, et tout et tout le reste)  venaient d’arriver dans la bonne ville d’Avignon en compagnie du prétendant au trône des Stuart. C’était  la bonne et vieille  garde Ecossaise comme chacun sait.

Il furent chargés de garder le pont d’Avignon (vous savez ! celui à qui il manque des arches ! ).à cette époque le pont était entier

Les péages existaient déjà, ce qui est peut être   inutile de  rappeler, mais un rappel historique est souvent nécessaire car il n'y a rien de nouveau sous le soleil comme le dit l'ecclésiaste qui n'était pas écossais lui!

 

Il fallait payer son écot (sa cote part) pour aller d’Avignon en France et inversement  (traverser  le Rhône vers Villeneuve LEZ Avignon).

 Arrive un de ces anciens  bateliers du Rhône comme on en rencontrait autrefois,  le garde Ecossais lui demande oseille, oseille, oseille .(oseille écrit en très vieil écossais ozaï..) ( il lui répète trois fois car l’homme était un peu sourd de l’oreille il compris  d’ailleurs oreille !  oreille

Il faut ici ajouter une précision importante,  ce mot  oseille  en français, désignait aussi bien une plante bonne à faire la soupe ( d’où l’écot, exigé lors des agapes ), mais aussi populairement une tromperie ( expression : « il veut nous la faire à l’oseille » ce qui n’a rien à voir avec la soupe )

 Ajoutons que dans la  vieille, très, très vieille langue  écossais, mais alors très très vieille ! il  traduisait surtout une  exclamation  de la part de ceux  qui n’avaient   pas un radis. ( ce n’était pas  une acclamation ! parole d’écossais   dur du radis)

Ce terme traduit d’ailleurs ( et d’ici) plusieurs choses ;   la plante connue pour sa racine que l’on mange crue ( ce qui n’a rien à voir avec celle du Rhône)   en langue d’Occitanie ( libre)  c’était des rameaux entrelacés dans une claie  pour abriter des vaches, et en vieil écossais pauvre « ne pas avoir de pécule » ( en un mot sans cela c’est une autre expression) ;  Et chacun connaît  le coté un peu thésauriseur et pingre des écossais d’Ecosse  !

 Cela dit  le vieux batelier du Rhône un peu sourd, jetant son chapeau en l’air et tapant du pied lui répondit ( c’est ce con rapporte )  : «  A bas la cagnotte ! sans peur vivra »,( peut être « sans père vivant »  ou «  sapeur vivra »on ne sait plus)  ce qui fut traduit en  vieil écossais par : «  à bas la calotte semper vivat » car le garde avait vu le chapeau à bas

 Il faut ajouter qu’en langue d’Oc le mot  calota désigne aussi bien le  béguin qui fut autrefois une  petite coiffe  s’attachant sous le menton par une bride ( d’où l’expression la bride sous le cou), c’est aussi une passion amoureuse,  ainsi  qu’un terme (qui n’est pas une fin en soi)  désignant  le prépuce,( ce qui la met en relation avec la circoncision ) mais c’est aussi  un groupe de personnes formant une sorte de clan, ou  de  club comme on en rencontre encore chez les écossais anciens qui n’acceptent pas n’importe qui, de plus  ce terme sert aussi à désigner   la fiente attaché aux poils des animaux ou  à celui des calots( on ne sait pas si le chapeau du vieux batelier en avait …)

 Par contre  l’histoire précise  qu’un jour tous les écossais,   après avoir bu( beaucoup…ne dit –on pas boire comme un écossais ?) , non pas du whisky, mais du bon vin de France ( de Châteauneuf du Pape pour être précis)  se mirent à faire une ronde sur le pont d’Avignon, non pas en chantant les paroles folkloriques  que l’on connaît, mais  en criant , gueulant, levant la gigue haut, gesticulant braillant très fort : « oseille oseille, oseille  sans peur vivra» jetant leurs calots en l’air ils s’exclamèrent : «  à bas la calotte »  et tapant du pied (gauche), ce qui devait arriver!  arriva une arche s’écroula ?

eh oui depuis ce jour le pont fut amputé, de sa« royale arche » (eh oui d’où toutes ces expressions et termes que l’on connaît….. 

 Car il ne faut pas croire ceux qui disent que c’est une crue du Rhône qui emportât une partie du Pont. Ce ne sont pas non plus les écossais qui l'emportèrent, non plus. Ce n’est pas exact .non ! non ! non ! ne le croyez  la véridique histoire. est celle là .

 Depuis tous les francs maçons  de France  de Navarre et d’ailleurs reprirent dit-on ce qui devint l’exclamation écossaise. Exclamation prononcée par celui qui est depuis devenu le trésorier de la Loge et qui criait en fin de tenue  ( à l’époque) :   Oseille, Oseille oseille ! (  invitant les écossais radins  à payer leur écot) les autres FF désorientés (  ceux du grand Dez  Orient)  excédés et réactionnaires ajoutèrent : A bas la cagnotte »  afin de ne pas trop thésauriser ; depuis cette exclamation  devint chez eux par substitution de ,mots    au lieu de abat la calotte ( c'est à dire le chapeau ) devint «  à bas la cageotte » exclamation sans aucun sens commun ….

 Vous connaissez la suite   

 

 Tiré des Archives de la Bibliothèque  du musée Guillemets à l’Orient de Parenthèse

 Bernard du R E Gard le 5 août 6005

 

PS : pour mémoire la mairesse d'Avignon a essayé de faire reconstruire les arches manquantes, les Ecossais radins ont toujours refusés, car sur le pont d'Avignon on n'y danse plus en rond , mais on y fait des ronds sur le dos des touristes ..comme quoi tout n'est pas perdu, même pas l'honneur  

 

Publié dans : FRANC MASSONS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:21

Prologue : Une pratique vielle comme l’humanité.

La pensée traditionnelle, qui rejoint l’ésotérisme de toutes les grandes religions, à constamment affirmé l’existence d’un corps subtil, distinct du corps physique, capable de s’en détacher et d’effectuer des déplacements dans l’espace.  mais ce savoir ne devait être communiqué qu’aux seuls initiés.

Les Egyptiens, déjà, considéraient qu’un double, ayant la même forme que le corps, les mêmes facultés de voir, d’entendre et de ressentir, subsistait après la mort et venait habiter le tombeau où il vivait d’offrandes.

Au Tibet, comme aux Indes, les récits de dédoublement et de projection de corps fluidique sont innombrables.

Les soufis du monde arabe et les mystiques de l’Islam chi’ite voyageaient aussi dans ce « monde des corps subtils », qu’Henri Corbin, le grand spécialiste de la pensée iranienne, définit comme un « monde médian où les esprits se corporalisent et où les corps se spiritualisent », à la fois « monde de l’âme » et « monde de l’Ange ».

Il ne fut pas le seul à découvrir cette autre dimension de l’espace et du temps.  En Occident aussi, de grands penseurs qui situaient leur recherche loin de tout cartésianisme, Jacob Boehme, Swedenborg, Oetinger… en reconnurent également l’existence.  quand à René Guénon, dont les écrits font autorité en matière de pensée traditionnelle, voici comment il identifie la nature du « corps astral » :

« Quand nous parlons d’un état subtil… c’est quelque chose de véritablement incorporel ; nous ne savons d’ailleurs si on doit dire matériel ou immatériel et peu importe… Nous tenons à préciser que ce à quoi nous faisons allusion précisément est essentiellement un état de l’homme vivant…  Pendant la vie, le corps est l’expression d’un certain état de l’être mais celui-ci a également et en même temps des états incorporels, parmi lesquels celui dont nous parlons et qui est le plus proche de l’état corporel : cet état subtil doit se présenter à l’observateur comme une force ou un ensemble de forces plutôt que comme un corps, et l’apparence corporelle des matérialisations n’est que surajoutée exceptionnellement à ses propriétés ordinaires…. » (L’Erreur spirite, Didier et Richard, 1930)

Cependant , Guénon déconseillait formellement de chercher à invoquer le corps subtil d’une personne vivante.

Les grands initiés seraient-ils les seuls capables d’envoyer leur conscience hors de leur corps ?  L’expérience poétique ne permet-elle pas, dans certaines conditions d’atteindre les mêmes résultats ?  a moins que l’expression poétique ne soit celle qui permette le mieux de transcrire les visions rapportées.  Ainsi l’on peut constater que les récits, les descriptions que Gérard de Nerval présente dans, Aurélia, comme l’écho de ses expériences nocturnes, coïncident parfaitement avec le savoir des initiés de tous les âges.

Un autre poète, René Daumal, reconnaît, pour l’avoir aussi parcourue, « la Ville mystérieuse » qu’avait décrite Nerval.  A la fin des années trente, avec ses amis du Grand Jeu, Daumal avait voulu franchir « les limites de l’humanité à son stade actuel ».  le dédoublement était l’une des expériences préconisées et pratiquées à cette fin.  Ce qui permettait à l’auteur du Mont Analogue d’affirmer : « Que la condition du double après la mort puisse être, dès cette vie, connue en partie, c’est pour moi à la foi une certitude métaphysique et un fait d’expérience. » (Chaque fois que l’aube paraît, Gallimard, 1953).  Afin de permettre à quiconque de tenter une vérification expérimentale de ses allégations, Daumal a raconté comment lui et ses amis sortaient de leur corps :

« C’est un monde réel que celui où, il y a quelques années, je donnais des rendez-vous nocturne à un ami, Robert Meyrat.  Nous n’avions pas besoin d’escalader la grille de la maison familiale pour nous échapper par les rues désertes d’une ville de province, et nous donner à des nuits entières de merveilleuses aventures.  Voici le procédé que j’avais trouvé pour sortir de mon corps (j’ai appris depuis que la science occulte le connaît de toute antiquité) : je me couchais le soir comme tout le monde, et, détendant tous mes muscles avec soin, vérifiant que chacun était bien complètement abandonné à lui même, je respirais longuement et profondément, sur un rythme régulier, jusqu’à ce que mon corps ne fût plus qu’une masse paralysée étrangère à moi même.

J’imaginais alors que je me levais et m’habillais, mais – et c’est pour ce point essentiel que je réclame de ceux qui veulent m’imiter un courage et une puissance d’attention peu ordinaire – j’imaginais chaque geste dans ses moindres détails et avec une telle exactitude que je devais me représenter l’action de chausser une espadrille dans le même temps précisément que j’aurais employer à la chausser dans la vie corporelle.  J’avoue d’ailleurs qu’il me fallait parfois passer une semaine de vains efforts chaque soir avant de réussir seulement à m’asseoir sur le bord de mon lit, et que la fatigue provoquée par de tels exercices m’a souvent obligé à les interrompre pour de longues périodes.  Si j’avais la force de persévérer, un moment venait, plus ou moins vite, où j’étais lancé.  Vu de l’extérieur, je m’endormais.

En fait, j’errais sans effort – et même avec la facilité désespérante que ceux qui se souviennent d’avoir été des morts connaissent bien – je marchais, et immobile je me voyais en même temps marcher, dans des quartiers tout à fait inconnus de la ville, et Meyrat marchait près de moi.  Le lendemain, en plein jour, nous retrouvions Gilbert – Lecomte et Vailland, et leur racontions notre promenade » (Le grand Jeu, No 3, automne 1930).

Quand il effectuait ses premiers essais de projection de la conscience, Daumal, encore lycéen, ignorait les textes classiques des occultistes.  Il procédait de façon purement empirique.  Et pourtant sa méthode n’apparaît pas foncièrement différente de celle que préconise le Guide pratique du voyage hors du corps.  Il s’agit bien des mêmes incursions dans le monde astral.  Seulement Melita Denning et Osborne Phillips, à partir de leur propre pratique et en effectuant la synthèse de tous les savoirs relatifs au dédoublement, proposent une méthode qui le met aujourd’hui à la portée de tous ceux qui désirent tenter l’expérience.

Etaient-ils en droit de livrer des secrets jusqu’ici aussi bien gardés ?  Oui, répondent-ils, parce que l’heure est venue.  Avec l’avènement du Verseau, à la grande occultation doit succéder la Lumière des Sphères Célestes.

Michel Carassou

Chapitre premier

L’art de vivre

Dans la projection astrale, l’esprit demeure conscient de ce qui se passe, mais il est détaché du corps physique qui, lui, reste passif.  La projection astrale – l’expérience hors du corps – est  un phénomène naturel, qui se produit spontanément plus souvent qu’on ne le pense.

Cet ouvrage à pour but de vous apprendre à pratiquer la projection astrale à volonté, et sous votre contrôle.  Vous pourrez ainsi découvrir les pouvoirs spécifiques du corps astral, et les utiliser.

La projection hors du corps vous offre deux séries de possibilités :

1) Dans le domaine du monde matériel :

-         voyager où bon vous semble, et vivre « en direct » certains événements du monde matériel ;

-         tenter des expériences « à distances » - par exemple, des traitements à distance comme en pratiquent les guérisseurs ;

-         rencontrer d’autres personnes qui voyagent hors de leur corps et communiquer avec elles.

2) Dans le domaine du monde astral :

-         apercevoir les « coulisses » du monde et les explorer ;

-         exercer une action sur les choses, d’abord dans le monde astral, puis – c’est la logique – dans le monde matériel : l’art de la magie

La projection astrale et l’art de vivre.

Par l’action qu’ils exercent sur le plan astral, nos sentiments et nos pensées ont une influence sur le monde matériel.  Mais, quand elle n’est pas contrôlée, cette influence est souvent négative.  Les  expériences HORS DU CORPS vous permettront de la rendre positive.  Pratiquer couramment la projection astrale est le plus sûr moyen de profiter pleinement de la vie ; vos perceptions ainsi aiguisées, vous pourrez faire usage de ces deux principes :

-         L’esprit peut améliorer la santé du corps ;

-         L’esprit peut exercer sur le corps un contrôle inhabituel.

L’expérience hors du corps, vous le constaterez, favorise une meilleure et plus profonde connaissance de votre personne tout entière :

-         la  volonté agit d’abord sur le mental rationnel,

-         puis le mental rationnel sur le corps astral,

-         enfin, le corps astral agit sur le corps physique.

La volonté et le mental rationnel ne peuvent agir directement sur le corps physique : cette action doit passer par un intermédiaire astral ou émotionnel.

Les rapports du corps astral avec le mental rationnel et/ou le corps physique peuvent influencer vos réalisations sur le plan astral.

Les « Centres d’Activités » ou « Chakras » sont situés dans le corps astral et fonctionnent comme des SEUILS entre les différents niveaux d’existence.  Ils sont en correspondance avec certains points précis du corps physique.  Ces centres sont des globes d’énergies, reliés à l’équivalent astral de la colonne vertébrale.

Qu’est-ce que la projection astrale ?

La projection astrale, plus communément appelée expérience hors du corps (cette seconde appellation est d’ailleurs plus juste), correspond à un état dans lequel le corps physique reste passif, comme pendant le sommeil, alors que l’esprit est conscient de ce qui se passe.  Mais cette conscience ne se situe plus au niveau du corps physique, elle en est détachée.

Ce livre va vous permettre de réaliser ce genre d’expérience à volonté.

Vous avez certainement déjà rencontré quelqu’un qui se rappelle avoir vécu une telle expérience.  Peut-être l’avez-vous vécue vous-même, sans trop savoir comment cela était arrivé.  De nombreuses personnes pensent l’avoir connue, mais elles ne peuvent en être sûres à cause de la part de rêve qui se mêle à  leur mémoire.  D’autres en revanche, gardent le souvenir d’une véritable projection hors du corps qu’elles ont vécue de façon spontanée et naturelle.

L’expérience hors du corps est tout à fait naturelle.

Les attraits du voyage astral.

Nombreux sont ceux qui, à travers le monde, peuvent à volonté quitter leur corps physique.  Cette faculté offre bien des avantages et ouvre diverses possibilités aussi intéressantes qu’excitantes.  D’une façon générale, on peut les classer en deux catégories.

En premier lieu, les voyages astraux dont on entend souvent parler.  Vous en ferez le plus facilement l’expérience.  Vous voyagerez autour de la terre, rendrez visite à des amis, ou vous vous livrerez à diverses activités.  Si cela vous plaît, vous pourrez vous rendre au sommet d’une montagne inaccessible pour admirer un lever de soleil, traverser une jungle épaisse sans crainte des serpents venimeux ou des marécages dangereux.  Parce que vous ne serez plus réduits à la seule dimension de votre corps physique, vous pourrez aussi, si cela vous passionne, étudier de près toutes les merveilles du monde physique, rencontrer d’autres personnes qui voyagent hors de leurs corps et échanger vos impressions.  En un mot, vous pourrez aller où bon vous semble, sans avoir la moindre idée du chemin que vous avez suivi.

Mais vous pourrez aussi vivre des aventures qui vous entraîneront au sein même du monde astral, au delà du monde matériel.  Dans ce type de voyage, vous vous retrouverez dans les coulisses du monde physique, où vous percevrez et examinerez de plus près la nature profonde de toute chose.  Vous pourrez même parfois, si vous le désirez, exercer votre influence sur le plan astral.  Et, vous le remarquerez par la suite dans votre vie quotidienne, de profondes modifications en découleront sur le plan matériel.  Plus cette influence s’exerce à un niveau « élevé », plus les résultats dans le monde matériel sont durables et efficaces.

Cette action est si naturelle que, dans une certaine mesure, nous l’exerçons couramment sans même quitter notre corps.  Hélas, dans ces cas-là, nous agissons généralement avec mollesse et maladresse, sans vraiment prendre conscience de ce que nous avons à portée de la main.  Cela peut même être dangereux.  En effet, vous avez dû souvent le constater, nous attirons sur nous ce que nous voulons à tout prix éviter simplement parce que nous y pensons mal ou de façon négative.  Heureusement, nous avons le pouvoir de remédier à ces dangers, en sortant de notre corps et en affrontant les problèmes à un niveau qui nous permet une vision plus claire de nos actes.

Cette capacité de pénétrer dans les coulisses des événements à beaucoup plus d’importance que le simple fait de pouvoir modifier lesdits événements.  En fait, plus vous acquerrez de l’expérience, plus vous constaterez que votre vie courante à changé : vous aurez de moins en moins besoin de la transformer en agissant sur d’autres plans.  Vous apprendrez l’Art de vivre votre propre vie, pour être pleinement vous-même.

Tout cela s’ajoute au plaisir et à l’amusement que procure la maîtrise de cet Art qu’est la projection astrale.  Nous avons tous l’équipement nécessaire.

L’expérience de la conscience

Dans les ouvrages de psychologie, on décrit le psychisme humain (la partie non physique de l’être humain) avec des zones conscientes, et des zones inconscientes ou subconscientes (selon les écoles).  Or, il est préférable d’affirmer d’emblée que le terme « inconscient » signifie simplement : « qui n’est pas dans le champ immédiat de la conscience ».  Il faut aussi reconnaître qu’une fonction vitale qualifiée d’inconsciente peut très bien « savoir » ce qui se passe à son propre niveau.  Ainsi, par exemple, continuons-nous de respirer que nous soyons éveillés ou endormis.  De même la partie inconsciente de notre psychisme continue-t-elle à envoyer des messages chargés de symboles à notre esprit «conscient » endormi, par l’intermédiaire du rêve, jusqu’à ce que nous les mémorisions et les comprenions.  Dans sa phase d’éveil, la conscience de l’être humain adulte est plus ou moins limitée à :

-         une vague conscience d’un flux permanent d’images mentales et de notions abstraites ;

-         des structures de pensées établies, en partie rationnelles et en parties émotives ;

-         la perception intermittente de données sensorielles, transmises au cerveau par les nerfs, pour être révélées à la conscience ;

-         une conscience intermittente de réactions instinctives qui deviennent conscientes sous la forme de sensations physiques et (ou) d’émotions, surtout quand l’instinct est à la foi excité et frustré (comme lorsque l’on est affamé ou en colère).

Fondées sur un mélange de conditions intérieures et extérieures, toutes ces expériences affermissent notre conviction d’une conscience « contenue » dans le corps physique.  Certains croient même parfois que la conscience ne fait qu’un avec le corps.  Nous voyons avec les yeux du corps et, si nous les fermons, nous cessons de voir.  Nous entendons avec les oreilles du corps et, si nous les bouchons, le bruit s’atténue.  Si nous voulons voir ce qui est dans notre dos, nous tournons la tête.  Si nous voulons voir ce qui se passe dans la pièce voisine, nous nous déplaçons physiquement pour aller regarder.  Mais supposons que vous ne soyez pas un adulte d’aujourd’hui comme les autres.  Admettons que vous soyez un bébé qui veut savoir si sa mère se trouve dans la pièce voisine.  Admettons que vous soyez un homme primitif qui veut savoir ce qui se passe hors de sa grotte, la nuit, et que vous ayez vraiment envie d’aller voir.  Dans le premier cas, c’est physiquement impossible.  Dans le second, c’est formellement déconseillé.  Néanmoins, si vous avez suffisamment de volonté, dans les deux cas, vous pouvez y arriver.

Les jeunes enfants projettent facilement leur conscience hors de leur corps physique, comme le font les peuples primitifs et les prisonniers solitaires.  VOUS pouvez le faire.  Vous avez seulement oublié comment y parvenir.  Les moyens de communications et les transports modernes vous ont aidé à l’oublier.  Pire encore, on vous a certainement déjà dit que c’était impossible.  Personne ne l’a dit à l’homme primitif, alors il continue.

Personne encore ne l’a dit au bébé.  Quand au prisonnier, il ne pense plus à ce qu’on a pu lui raconter, alors il utilise simplement les seules facultés qu’on ne peut lui enlever.

La conscience pure a deux façons de percevoir ce qui lui est extérieur.  Nous pouvons tout de suite écarter la première : l’intuition directe.  En effet, seuls les grands mystiques ont pu développer cette faculté (L’intuition directe n’a rien à voir avec la simple intuition, que tout le monde peut avoir, de la maladie d’un ami ou d’un désastre imminent.  Mais ceci n’entre pas non plus dans le cadre de notre étude.)  La seconde, la seule façon normale et humaine pour la conscience de fonctionner, consiste à utiliser un « véhicule », quel qu’il soit.  A ce titre, l’expérience hors du corps est tout à fait humaine et naturelle 

Les différents plans du psychisme et leurs liaisons.

Nous savons déjà comment la conscience utilise les cinq sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le  goûta, comment elle fonctionne par l’intermédiaire du système nerveux et du cerveau du corps physique.  Mais par quel autre moyen peut-elle fonctionner ?  Pour répondre à cette question, il nous faut savoir, dans tout ce qui constitue une personne, quel autre véhicule peur utiliser la conscience.

Le moment est venu de vous présenter, en quelques mots, la tradition occulte et mystique de la Kabbale.  Cette vénérable sagesse présente de nombreuses correspondances avec les recherches de la psychologie moderne.  Leurs conclusions sont très proches, malgré les différences fondamentales qui séparent leur approche et leur finalité.  Dans le diagramme ci-dessous, vous trouverez tous les mots se rattachant au psychisme que nous utilisons dans les pages qui suivent

 

MONDE

NIVEAU DE
CONSCIENCE

TERME

OCCULTE
USUEL

TERME
KABBALISTE

TERME
POPULAIRE

 

Divin et spirituel

Inconscient supérieur

Moi supérieur

Neschamah

L’Esprit

 

Mental

Conscience rationnelle

Corps Mental

(Noemasome)

Ruach

L’Ame

           Supérieur

Astral

          

            Inférieur

Conscience

Emotionnelle

 

Nature instinctive

Et conscient inférieur

Corps Astral

 

 

Corps Ethérique

Nephesh

 

 

Nephesh

L’Ame

 

 

L’Ame

 

Univers Matériel « « ……………….Organisme Physique………………….. » »le Corps

Il nous montre par exemple que le terme populaire « âme » peut faire référence à des niveaux différents du psychisme et à plusieurs de ses fonctions.  Les termes du vocabulaire « occulte » ont l’avantage de nous permettre d’exprimer avec plus de précisions ce que nous voulons dire.  Comme tous les diagrammes, celui-ci peur éclaircir certains points et en embrouiller d’autres.  Ce serait une erreur de conclure, à partir de cette classification des composants physiques et non physiques de l’être humain, que ces différentes parties fonctionnent indépendamment les unes des autres.  Le fait essentiel qui se dégage de ce tableau est justement l’osmose entre les différentes parties qui composent un être humain.  Plus le flot d’énergie entre ses différents plans circule librement, plus le sujet est « doué » pour la projection astrale et pour les autres aventures mettant en relation le corps et l’esprit.  Nous  savons qu’il existe des interactions négatives.  Une tension persistante d’origine émotionnelle peut provoquer un ulcère d’estomac, alors qu’en sens inverse, un aliment qui perturbe le foie peut bloquer provisoirement l’imagination créative.  Mais ces dangers peuvent être écartés.  En outre, ils sont largement compensés par les avantages que nous pouvons retirer de ces interactions.  Il n’est pas nécessaire d’entretenir consciemment des relations intimes avec votre moi supérieur pour obtenir un résultat.  Toutefois, la certitude que celui-ci existe et une saine connaissance des hautes valeurs spirituelles vous aideront toujours à maintenir un équilibre dans votre vie.  Son souvenir peut vous aider à réduire les soucis quotidiens à une plus juste valeur, ou rappeler à votre mental rationnel que l’intellectualisme n’est pas une règle absolue.  Cependant, au plan inférieur, il faut veiller à faciliter au maximum les relations entre corps physique, instincts, émotion et raison.  Nous y reviendrons dans le chapitre III avec quelques exemples pratiques.

La responsabilité de l’esprit.

Les sciences occultes ont toujours accordé une grande importance à ces relations entre les différents niveaux d’existence.  Aujourd’hui, elles sont même l’objet de recherches médicales sérieuses.  Il a été scientifiquement établi que l’esprit peut rendre la santé au corps et lui permettre de la conserver.  De la même façon le mental rationnel peut entraîner les niveaux instinctuels à contrôler le corps dans des domaines inattendus.  Ainsi les astronautes utilisent-ils ce genre de techniques pour leurs voyages dans l’espace.

Nous avons mis en évidence l’importance des relations entre les différents plans figurant sur le tableau, ainsi que la nécessité de faciliter et d’accroître ces relations.  Nous allons à présent les considérer séparément.

Le véhicule extérieur habituel de la conscience humaine est le corps physique.  Il appartient au monde matériel.  Il a un poids, un volume, des dimensions.  Il est composé d’éléments qui font partie du monde matériel.  Il en respire l’atmosphère.  Il se nourrit d’aliments matériels.  Lorsque nous voulons extérioriser nos pensées, nos mains, nos muscles, nos yeux et nos oreilles nous aident à transcrire le message de notre esprit en termes matériels.  L’esprit est « l’artiste », mais le corps manipule les outils et la matière pour réaliser une peinture, une sculpture, un livre ou tout ce qui peut faire partie du monde matériel.  Même une composition musicale (la plus « abstraite » des créations artistiques) est constituée d’une suite de vibration atmosphériques, produites par des instruments de bois ou de métal, suivant une organisation compliquée de lignes et de points sur le papier.  Et même si nous n’avions jamais appris à lire ni à écrire, et que nous nous contentions d’improviser des chansons comme les ménestrels d’antan, elles n’en resteraient pas moins des vibrations de l’air, provoquées par les organes vocaux du corps physique.  En d’autres termes, si vous voulez créer quelque chose dans le monde matériel, il vous faut utiliser ses matériaux et les moyens qu’offrent votre corps physique et vos sens.

A quoi ressemble le corps astral ?

Passons à présent au second plan d’existence qui se situe au-delà des limites du monde matériel.  Là, notre conscience utilise un véhicule plus intérieur : le Nephesh, pour l’appeler par son nom kabbalistique.  C’est toute cette zone du psychisme qui se révèle à travers les instincts et les émotions, établissant ainsi un lien solide entre le corps physique et le mental rationnel.  Quand ce lien est utilisé comme véhicule de la conscience, on l’appelle CORPS ASTRAL ou « astrosome ».  et tout comme le corps physique existe et fonctionne dans le monde matériel, le corps astral existe et fonctionne dans le monde astral.

Il n’est pas facile de faire une description rapide du monde astral.  On sait que le monde matériel possède une grande variété de phénomènes, qui vont des matières aussi denses que le plomb et le granit, jusqu’aux ondes vibratoires délicates des sons et des couleurs.  De même le monde astral contient des forces quasi physiques, comme les « poltergeists », capables de soulever et de projeter des pierres, et des manifestations de beautés et tendresse que beaucoup qualifieraient de spirituelles.  En fait les contrastes sont si marqués que l’on croit souvent le monde astral coupé en deux : l’astral supérieur et l’astral inférieur.  Mais comme tous les mondes s’interpénètrent, il ne nous paraît pas utile de les analyser séparément.  Le monde astral est une région de « pouvoir ».  Il exerce une profonde fascination par ses aspects fantastiques, exaltants, superbes et étonnants.  Celui qui a une grande expérience du voyage astral peut y accomplir des choses importantes, au lieu de l’utiliser simplement pour se déplacer dans le monde matériel. (Chap. 7 « Les aventures dans le monde astral ».)

Notre corps astral, qui fait partie intégrante de ce monde, possède comme lui des différences.  Là aussi on peut, si l’on veut, distinguer le plan inférieur, l’astral grossier, ou « éthérique », qui s’imbrique dans le corps physique, et les plans émotionnels supérieurs, étroitement liés au plan mental du psychisme.  Quoi qu’il en soit, toutes ces fonctions appartiennent au corps astral.  A ce titre, elles peuvent (et doivent) être dirigées (mais non persécutées) par le mental rationnel.  Elles font toutes partie de notre POTENTIEL ASTRAL PERSONNEL.

Le plan mental du psychisme est appelé Corps Mental ou Noémasome.  On le nomme souvent aussi enveloppe mentale, parce qu’il est très subtil, plus délicat et plus profond que l’astrosome.  Le terme noémasome désigne la même chose que le mot « Ruach » dans le système kabbalistique : le mental rationnel, la conscience dirigeante (qui perçoit non seulement le mental rationnel, mais aussi, dans une certaine mesure, les facteurs sous-rationnels d’émotion, d’instinct et de sensations corporelles), et la fonction de décision du mental rationnel.

Peut-être avez-vous déjà eu l’occasion de constater par vous même les relations entre ces différents plans.  En voilà un exemple : vous êtes occupé à une tâche familière, quand tout à coup votre cerveau reçoit un message porteur d’éléments de peur (le bruit d’un coup de feu ou d’une odeur de brûlé) ou bien, vous êtes en train d’accomplir quelque chose de difficile et d’inhabituel quand survient une complication imprévue : vous traversez un ravin sur une passerelle branlante quand vous apercevez un voyageur qui emprunte le pont en sens inverse.  Que faites-vous alors ?  Dans les deux cas, vous allez probablement envoyer un message rapide à votre moi instinctuel : « Reste calme » . . . Pourquoi ?  Pour que votre corps physique ne soit pas poussé à quelque geste inconsidéré et maladroit par la partie inférieure de votre corps astral, celle qui fonctionne avec les nerfs, les glandes, le sang du corps physique.  Et aussi pour que le mental rationnel conserve son pouvoir de contrôle, puisque c’est lui qui formule les directives que lui donne la volonté.  Voilà un exemple direct et spontané des relations entre les différents plans, qui met en évidence leur ordre naturel : la volonté s’exprime à travers le mental rationnel, qui contrôle le corps astral, lequel agit par l’intermédiaire du corps physique.

Pourquoi faudrait-il attendre une crise grave pour prendre conscience de ces relations ?  Elles fonctionnent sans discontinuer pendant votre vie « éveillée ».  Nous vous indiquons, chapitre III, une pratique magique pour accroître le flot d’énergie qui traverse votre personnalité tout entière.  Mais vous profiterez mieux, et plus rapidement, de cet exercice si vous commencez par prêter attention à vos activités quotidiennes.  Elles offrent (dans une certaine mesure) le même genre de possibilités.  Il est une loi de la vie, bien établie, qui découle de ces relations entre les plans : les manifestations physiques et astrales, que vous percevez spontanément dans votre personnalité, deviendront peu à peu plus nombreuses et de meilleure qualité, si vous y faites attention.

Comme toutes les lois, celle-ci a ses exceptions (essayer d’exercer son odorat en est une).  Mais elle est efficace pour la grande majorité des phénomènes.  C’est sans aucun doute pour cette raison qu’on nous apprend que la « persévérance fait la qualité ».

Passons à présent à un autre exemple pris dans la vie de tous les jours.  Supposons que vous ayez un petit ennui physique particulièrement désagréable, cheville foulée ou doigt entaillé.  Vous n’en ressentez pas continuellement la douleur.  Le plus souvent, vous arrivez à l’oublier.  Pourtant, de temps en temps, quand vous essayez de faire un mouvement inhabituel, la douleur vous arrête net.  Quelle est alors votre première réaction ?  peut-être allez-vous suivre votre impulsion et concentrer votre contrariété, votre frustration et votre colère sur la partie blessée (« fichu doigt » penserez-vous), comme si c’était un obstacle en travers de votre chemin, bien sûr, cela ne peut pas aggraver votre blessure, mais vous ratez une occasion.  En tant que structure physique, le doigt ou la cheville ne demandait pas à être blessé.  C’est une partie inconsciente de vous même qui, pour une raison quelconque, a permis l’accident.  Voilà un signal suffisant pour que votre mental rationnel prenne la situation en main.  Alors pourquoi ne pas utiliser le « canal » du plan astral pour envoyer à votre membre blessé un message positif, un souhait, ou une image de guérison, par la voie de la visualisation, de l’émotion, ou encore en imaginant un courant de chaleur. . . ?

En agissant ainsi, non seulement vous aiderez vraiment votre corps physique (et plus vous voua exercerez, plus ce sera efficace), mais aussi :

-         vous exercerez votre volonté à s’exprimer à travers le mental rationnel,

-         vous exercerez votre mental rationnel à contrôler votre corps astral,

-         vous exercerez votre corps astral à agir de façon positive sur votre corps physique

c’est une pratique bénéfique pour tous les plans de la personnalité, qu’on les considère ensemble ou séparément.  En outre, elle met en évidence une règle importante : chaque plan fonctionne avec ses voisins, les plans immédiatement supérieur et inférieur.

Cela signifie qu’il est inutile, par exemple, d’utiliser la volonté seule pour agir sur le plan matériel en général, ou sur votre corps physique en particulier. Les personnes qui se disent sincèrement capables d’agir ainsi, et qui semblent y parvenir, ont en général des pulsions émotionnelles (c’est à dire astrales) très fortes.  Mêmes si elles n’en sont pas conscientes, leur volonté est renforcée par ces pulsions.  En fait, lorsque la volonté ou l’intellect est à même d’agir sur le corps physique, sans utiliser des moyens physiques, il y a forcément une relation qui passe par l’astral.

Publié dans : OCCULTISME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:14

 

            Il serait absurde, sinon odieux de prétendre donner ici un manuel pratique d'envoûtement.  Nous pensons pourtant qu'il ne serait pas du tout inutile de faire le point général sur les diverses méthodes permettant d'influer sur les êtres à distance, de forcer, de plier leur volonté; de nous interroger sur ce qui n'a visiblement aucune efficacité et sur ce qui, au contraire, n'en a que trop.  Deux écueils, en effet, doivent être évités avec le plus grand soin: croire à une toute puissance des sorciers, mages et envoûteurs; croire que leurs actions se révèlent absolument inopérantes et qu'il n'y aurait donc qu'à en rire.  D'où l'utilité d'une telle investigation de l'ensemble des procédés d'envoûtement toujours actuellement en usage, en nous efforçant d'y distinguer, d'y reconnaître les différents aspects.

            Mais la réalité humaine se trouvera nuancée: des méthodes, des procédés qui nous semblent d'abord manifestement absurdes, peuvent fort bien prendre une signification concevable, être porteurs d'efficacité, si l'on sait les ramener à des mécanismes psychologiques qui eux, se trouvent légitimement tenus pour efficaces.

            Il serait d'ailleurs facile de remarquer que contrairement à ce que l'on pourrait supposer, les charlatans jouent sur du velours, que leurs activités se trouveront toujours fructueuses et impunies.        

Assurément, certes, l’escroquerie "occulte" ou "magique" se trouve légalement de beaucoup favorisée par rapport aux formes, disons plus rationnelles et "logiques", d'exploitation de la crédulité des individus et des masses.  L'escroc qui empoche de grosses sommes en invoquant de mirifiques placements boursiers qui n'existent que dans son cerveau, finira plus vite, s'il cherche à multiplier les dupes, par tomber sur quelqu'un de plus méfiant que les autres, d'autant plus que certaines victimes auront bavardé ou se seront confiées à la police.

            Certes le charlatan aux actions "occultes" saura être d'une habileté, d'une rêverie remarquables.  Il tablera avec succès, en bien des cas, sur le refus presque certain de l'immense majorité des dupes à oser se plaindre aux autorités, même si les résultats souhaités ne se sont pas du tout réalisés.  Fréquemment, mages et sorciers reçoivent une demande semblable à celle que formulaient jadis les clientes de la Voisin: obtenir la disparition de quelqu'un dont la présence est devenue gênante.  De même que l'homme ayant rénuméré un tueur à gages pour tenter de supprimer le personnage qui le gêne, n'osera pas du tout porter plainte si l'individu empoche la somme sans réaliser le "travail" convenu; de même on ne voit guerre, par exemple, le femme qui, ayant payé un mage pour tuer à distance son époux gênant grâce à un envoûtement bien mené, irait au commissariat de police ou déposer une plainte au parquet si le mari continue à se porter comme un charme, même après les plus puissants rituels diaboliques.

            Il se révèle aussi que, bien plus encore que la crainte d'éventuels ennuis policiers ou judiciaires, l'appréhension du ridicule empêchera bien des dupes d'oser aller se plaindre. (Sauf si le "meurtre magique" se ramenait à un empoisonnement pur et simple, l'envoûtement ne peut être considéré comme un crime passible du code pénal.  En droit moderne, la magie et la sorcellerie sont inexistantes en tant que telles.)  Le personnage qui avouerait avoir payé un praticien de la magie (ou tenté d'opéré lui même) soit pour tuer quelqu'un qu'il déteste ou qui le gêne, soit pour forcer une femme récalcitrante à tomber amoureuse de lui, ferait immanquablement rire à ses dépens, ou risquerait de se retrouver interné dans quelque hôpital psychiatrique (on ne brûle plus les sorciers, on les enferme).

            Notre étude d'ensemble, méthodique et critique de la technique de l'envoûtement couvrira quatre chapitres.  Dans le premier, nous demanderons si, oui ou non, il est vraiment possible de tout obtenir par les procédés en cause.  Nous envisagerons ensuite (II) le mage et ses actions, puis la clientèle et les victimes de l'envoûtement (III).  Nous procéderons enfin à l'étude comparative du mode d'action des envoûtements d'amour et de haine.

1. PEUT-ON TOUT OBTENIR?    

Alors que le sceptique ricane, qu'il hausse les épaules, l'être crédule penserait volontiers que, dès lors qu'on connaîtrait vraiment la marche à suivre, tous les résultats pourraient être demandés au mage, toute victoire magique devenir possible.  Quelqu'un me gêne: grâce à un envoûtement bien réussit, je le supprime en un tour de main!  Une femme superbe m'a ri au nez: grâce à un envoûtement d'amour selon les règles, elle viendra d'elle même me retrouver dans ma chambre dès la fin de la présente semaine!          

La magie ne serait-elle pas, par définition même, l'art qui, se jouant des exigences normales de l'action physique, permettrait de "tout obtenir, de tout réussir"?  C'est là justement que, n'en déplaise à cette idée courante de la magie, les choses devraient quand même se trouver précisées et ramenées à leur juste dimension.         

Peut-on "tout" réaliser, "tout" obtenir par l'envoûtement?  La réponse serait nuancée mais négative pour celui qui sait de quoi il retourne en matière d'actions magiques.  Aussi extraordinaire que cela puisse sembler à un sceptique, la réussite en magie ne se fait pas du tout au hasard, selon la simple fantaisie, suivant les caprices momentanés de l'opérateur: pour réussir une opération magique, et l'envoûtement en est, certes, l'exemple type, il faut fort bien connaître les liens de cause à effet, les modalités, les lois qui commandent telle ou telle sorte de résultats souhaités.  Même si leur obtention met en cause des mécanismes (action à distance, recours à l'aide de puissances invisibles) qui dépassent assurément le jeu des manifestations physiques normales, il ne s'agit pas du tout de véritables phénomènes "surnaturels", mais ce qui est tout autre chose, de faits en ressortissants ou paranormaux. Il s'agit d'un ordre de phénomènes encore nié volontiers par la science et la technique positive mais qui, aux yeux du magicien, sont posés comme le résultat d'une mise en jeu de lois précises.  Le magicien est bel et bien un technicien en son genre.         

Regardons ce qui se passe pour les désirs dont la réalisation se trouve ardemment souhaitée par le sujet.  On dit volontiers que "la fortune vient en dormant", mais c'est loin d'être vrai!  En dépit des apparences et aussi de certains succès paradoxaux, une vraie réussite humaine se mérite toujours; les appuis, les aides les plus efficaces demeureront lettre morte si le sujet n'a pas, au départ, les aptitudes, les dispositions requises, et s'il n'y met pas du sien.  Un homme pourra avoir toutes les protections, toutes les recommandations, tous les appuis possibles dans le monde du ballet: s'il ne sait même pas danser, il ne pourra jamais (quelle que soit la force de son désir) réussir une belle carrière chorégraphique.

            Bien souvent, les échecs de la vie proviennent d'une incapacité personnelle à réaliser les buts souhaités.  Quelle que soit la "chance" d'un individu, il faut toujours qu'il soit à même d'en profiter.          

En méditant sur cette remarque d'évidence, il est déjà possible de voir les inexorables limites d'une action magique.  Il serait puéril de rêver, par exemple, d'une opération magique grâce à laquelle nous deviendrions tout d'un coup immensément riches, sans avoir fait le moindre effort.         

Il y a bien le domaine si fascinant des légendes, ayant trait à la découverte de fabuleux trésors; mais n'y voit-on pas le héros se donner beaucoup de mal, subir maintes épreuves au cours de ses recherches, avant de pouvoir y parvenir?

            Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les actions magiques ne peuvent réussir et nous y insistons avec force, que lorsqu'elles s'appuient sur la mise en jeu des lois naturelles correspondantes; autrement, viendra toujours l'échec immanquable.  Une simple image pourrait être utilisée: celle d'une planche portée par les eaux d'un torrent de montagne.  On voit tout de suite que, si nous pouvons agir sur cette planche de manière à la guider dans la bonne direction, il serait en revanche beaucoup plus difficile de lui faire remonter le courant.

            Pour ce qui concerne les actions magiques, il en est ainsi: si nous tentons d'insérer notre action dans le sens du courant (ce sont les lois naturelles mises en jeu pour la manifestation du phénomène), la réussite sera très probable, voire certaine, mais si nous essayons d'aller contre le courant, la réussite sera d'autant plus difficile, voire improbable, que le courant contré sera plus fort.  On le constate, d'une manière éclatante, pour l'efficacité des envoûtements.

            C'est là, justement, que se marquerait la vraie délimitation entre le charlatan (qui permettra la réalisation à volonté, sans effort, de tous les désirs exposés par ceux qui viennent le consulter) et le mage honnête.

            Celui-ci n'hésitera pas, de même que l'imprésario sérieux contacté par un chanteur à la vois éraillée ne lui permettrait pas de le faire engager comme ténor à l'opéra, à prévenir le client de l'échec quasi certain d'une opération d'envoûtement allant à contre courant.  Un grand mage actuel, ANTON SZANDOR LA VEY (Fondateur en 1966, à Los Angeles, d'une "Eglise de Satan" officiellement déclarée et auteur de "The Satanic Bible") n'hésite pas, en révélant ses rituels magiques, à rappeler, précision salutaire, la nécessité pour l'opérateur (ou pour celui venant consulter un mage) d'adapter nos souhaits magiques à nos possibilités réelles, sans tricheries.  Bien souvent, fait-il remarquer, (The Satanic Bible) l'homme collectionnera les échecs parce qu'il se sera lancé dans la réalisation d'un but pour lequel il se trouvait dès le départ, complètement inadapté, d'une incompétence pratiquement totale. 

La Vey remarque fort pertinemment: "Celui qui perd toujours est l'homme qui, refusant tout ce qui ne pourrait pas lui procurer un million de $ rejettera avec dédain toute occasion d'en gagner 50.000".       

Avant toute idée d'un éventuel recours à la magie, il serait nécessaire pour tout souhait et bien plus encore que dans les réalisations de la vie courante, de bien connaître ses possibilités, ses compétences, talents, aptitudes.  Avec aussi, absolument nécessaire, la pleine nécessité d'analyser objectivement toutes les composantes diverses de la situation en cause.  Bien souvent, les éléments contraires au succès, se révèleront tellement forts que toute tentative d'envoûtement serait, on le pressent avec une certitude presque absolue vouée à l'échec piteux.  Par exemple, la femme convoitée par le client pourra se trouver tellement liée à un homme, tellement adorée que toute tentative pour essayer de l'en détacher, aurait d'immenses chances, presque absolues, de ne pouvoir s'effectuer.

            Il est une remarque d'observation courante qui ne devrait pas être perdue de vue: la nécessité, pour que puisse survenir l'évènement tant souhaité, de ce que s'écoule le temps nécessaire à une réelle maturation de l'évènement.  Bien des souhaits qui(c'est cela qui se révèle stupidement grave) auraient pu se réaliser, échouent, tout simplement, en raison de l'impatience du client.

Même les réussites foudroyantes se révèlent par un examens attentif de la situation, comme n'ayant été réalisées qu'à la suite d'une maturation volontiers fort longue.

            En ce qui concerne les envoûtements, les clients du mage veulent en général des résultats immédiats, un succès ultra rapide alors que cela pourrait fort bien demander dans la majorité des cas, un travail de longue haleine, voire de plusieurs mois ou années.

Dans le domaine des opérations magiques plus encore que dans celui des actions de la vie courante, la persévérance apparaît nécessaire pour que des résultats effectifs puissent être obtenus.

           Mais tournons-nous maintenant vers l'agent actif dans la pratique de l'envoûtement: le MAGE, celui qui tente l'opération, pour lui-même ou pour le compte d'un client.

2. L'OPERATEUR.

            Il va sans dire que, pour que l'opérateur ait la chance d'obtenir la réussite d'un triomphal envoûtement, il faut qu'il ait la volonté d'obtenir des résultats. La Vey remarque d'une manière pertinente, et pour cause, car on se sent d'emblée en présence d'un expérimentateur averti: "un petit enfant apprend que la chose qu'il veut avec suffisamment de force, deviendra vraie"; et il ajoute: "c'est significatif".  La volonté indique le désir, tandis que la prière s'accompagne d'une appréhension.  Une remarque explicative s'imposerait pourtant à propos de cette dernière estimation.  Le fondateur de l'"Eglise de Satan" veut signifier, caractériser l'énorme, la radicale différence qui existe entre l'invocation, opération magique d'une part, et de l'autre la prière, qui attend une aide surnaturelle, qui se place donc dans une attitude de réceptivité, d'ouverture passive: l'homme qui prie est passif, le mage est actif.  Dans la véritable prière, il s'agit de recevoir, non pas d'exiger; dans les opérations magiques (dont l'envoûtement constitue l'exemple très significatif), il s'agit de VOULOIR, de contraindre.

            Revenons à la volonté de l'opérateur.  Celui-ci doit, c'est même une vérité, vouloir obtenir des résultats lorsqu'il tente un envoûtement, que ce soit par intérêt effectif personnel ou (dans le cas d'un mage professionnel) dans le but soit d'aider autruit, soit de gagner sa rénumération.  La Vey, pour le citer encore, met fort bien l'accent sur la nécessité de vraiment désirer quelque chose pour espérer réussir un rituel d'envoûtement; sans désirer obtenir un résultat, ce serait, observe-t-il fort justement, parfaitement inutile de tenter une opération.  On ne voit d'ailleurs pas en toute logique et en toute connaissance de la psychologie courante, pourquoi serait tentée une opération d'envoûtement sans que la réussite de celle-ci soit voulue; souhaiter constitue une motivation puissante.  Ceci posé, il importe de faire une distinction précise entre la simple poussée chaotique du désir chez un homme et la canalisation psychique de cette poussée abyssale (c'est déjà de la magie mentale), grâce à la volonté de l'opérateur.  Il s'agira pour celui-ci de se trouver, tout à la fois, animé par son désir et maître de lui, d'une lucidité d'acier, face à ces pulsions.  Si le magicien se laissait dominer, asservir par son affectivité, ce serait alors l'échec presque certain, fatal même.

            L'opérateur devrait toujours être capable (cela semble une contradiction dans les termes, mais ne l'est pas en fait) de vouloir passionnément la réussite de son but et d'atteindre par rapport à ce dernier, un état lucide de détachement mental affectif.

            La Vey fait justement remarquer, et son expression se trouverait confirmée par tous les gens ayant pratiqué la magie, que les rituels très méthodiques auxquels le magicien devait minutieusement se conformer, avaient pour effet essentiel même à la réussite de l'envoûtement, de mobiliser l'intellect de l'opérateur,de l'obliger à coordonner, à unifier son psychisme, de manière à éviter de se laisser distraire par les réactions émotives: "Le but du rituel (l'un des buts, plus exactement) est, dit-il de libérer le magicien des pensées (plus justement, pensons-nous, du flot d'images) qui le consumeraient, s'il s'installait constamment en elles.  La rêverie, le rêve éveillé et la rumination mentale brûlent l'énergie émotive qu'il s'agit au contraire, de réunir en une force dynamique utilisable pour ne pas mentionner le fait que la productivité normale se trouve sérieusement vidée par une telle anxiété brûlante.

            De même que dans les pratiques de dévotion, mais compte tenu, certes, de l'abîme spirituel qui sépare la mystique religieuse de la magie, il s'agit pour l'opérateur de démarrer attentivement, de pas se laisser distraire de son but ou (ce qui est tout aussi dangereux, sinon plus) envahir par la peur, l'angoisse.

            La description classique du magicien nous le montre soumis à toutes sortes d'impulsions qui visent à le faire sortir du cercle magique de protection qu'il a tracé sur le sol.  En fait, c'est à l'intérieur même du magicien que ce danger impitoyable cherche à se nouer: on voit les entités démoniaques s'efforcer de faire sortir l'opérateur du cercle en lui faisant peur (tentation de fuir de la pièce) ou en éveillant l'attirance, la curiosité.  Essentiellement, l'impératif majeur du magicien qui opère est de pouvoir demeurer attentif, de ne pas se laisser distraire par l'intérieur.  Le magicien est, répétons-le, une sorte de "technicien" de l'occulte: en cas de distractions extérieures au cours du rituel, il risquerait (si l'on peut s'exprimer ainsi) de terribles "accidents de travail"; la tradition, concrétisée par les nombreuses peintures et gravures, montre un magicien menacé par les forces qu'il avait intrépidement évoquées, sans pouvoir toujours les maîtriser.

            Mais il ne faudrait pas négliger de distinguer, dans tout processus complet d'envoûtement comme dans les opérations magiques en général, deux phases, en fait, dans le processus d'action: une phase active durant tout le temps qu'est effectué le rituel; et, non moins nécessaire que la première, une phase passive, où le magicien "lâche prise" pour laisser au tourbillon énergétique suscité, le temps, la latitude, la possibilité d'agir.  Il est possible, estimons-nous, de faire comprendre cette nécessité par analogie avec ce qui se constate dans la vie courante.  Chacun n'a-t-il pas constaté que, parfois, une chose passionnément désirée, tant ardemment voulue se réalise au moment où nous ne pensions même plus à sa réussite, au moment où nous ne nous y attendions plus?

            Un adage traditionnel dit, fort justement: il est un temps pour semer, un temps pour labourer, un temps pour attendre la germination hivernale des graines dans le sol, un temps enfin, pour récolter.  Comme toujours, la loi occulte se conforme, avec même l'accentuation du mécanisme normal à la loi, au modèle fixé pour le déroulement ordonné des actions dans la nature.  On oublie volontiers,  alors que les deux phases successives sont l'une et l'autre tout aussi nécessaires, que la phase de concentration, de tension devra toujours se trouver suivie d'une phase de détente, de relaxation où on laisse aller les choses.  Dans les actions magiques comme dans celles de la vie courante, il y a deux causes aux multiples échecs, les deux catégories de non-réussite se situant aux deux niveaux.  Ou bien la concentration aura été insuffisante, voire même absente: "désirer" tout bonnement quelque chose ne suffit pas; il faudra ensuite être capable de faire accéder le désir à une véritable cristallisation émotive.  Ou bien le sujet aura été incapable de relâcher sa concentration, de laisser faire les choses une fois la machine bien montée.

            Dans la pratique de la magie, l'apprentissage méthodique de la seconde phase, celle de détente, est aussi délicate, sinon plus que la première, celle de la concentration intensive.  Tous les spécialistes en la matière s'accordent sur la si grande difficulté, tout un apprentissage se révèle nécessaire, pour réussir à obtenir un repos mental complet, à faire le vide complet à l'intérieur.

            Le fondateur de l"Eglise de Satan", que nous avons déjà cité à plusieurs reprises met fort bien l'accent sur l'impérative nécessité des prescriptions rituelles nécessaires à la réussite des opérations magiques, ces précisions rituelles dont le public sceptique aurait si volontiers tendance à se gausser, il fait remarquer l'importance capitale, et tout spécialement pour l'individu qui se prétend "intellectuel", raisonnable, d'un rituel d'ouverture de la cérémonie magique: il fait ressortir le véritable effet de "chambre de décompression", des gestes, des paroles et de la musique rythmée, des bougies ou cierges allumés et des autres impératifs auxquels doit se soumettre l'opérateur: c'est ainsi que se trouve, tout d'un coup, centré, orienté, cristallisée, la puissance imaginative autour d'un même but magique.

            On comprend que, pour la réussite d'une opération magique, un cadre approprié, spécialement aménagé soit nécessaire.  Les spécialistes en la matière précisent même que l'idéal serait de jouir d'une pièce rigoureusement réservée aux opérations magiques et où les profanes ne pénètreraient pas.  Mais si cette réalisation idéale est certes difficile, il reste nécessaire ou tout au moins vivement conseillé, de clore la pièce ou la partie de pièce durant tout le temps que durera la cérémonie prescrite.

            Que fait dans son oratoire (divers auteurs préfèrent le vocable OCCULTUM) le mage qui accomplit une opération magique déterminée?

            La magie cérémonielle fait usage de rites destinés à influencer d'une manière déterminée tel ou tel des cinq sens.  Il y a les excitations visuelles: agencement du local, de l'autel vêture spéciale de l'opérateur (nudité ou vêtements spéciaux).  Il y a la magie sonore: intonation appropriée des formules magiques; vibrations de la clochette, du gong, voire d'instruments de musiques.  Il y a la magie des odeurs (ce n'est pas par hasard si l'encens ou le santal se trouve utilisé pour des rituels magiques) et celle du goût (lorsque telle substance se trouvera consommée ou bue par le célébrant.

            Même dans l'imagerie populaire, on se trouve familiarisé avec l'usage par le magicien de la baguette, du poignard ou de l'épée.

            Est-il nécessaire de parodier d'une manière sacrilège les sacrements chrétiens?  Un technicien particulièrement expert en matière d'opérations magiques, La Vey répond par la négative, jugement particulièrement valable, car son auteur ne pouvait être accusé de céder à des restes de scrupules chrétiens!  Il fait observer que le mise en oeuvre de rites magiques d'évocations des forces telluriques et des forces lunaires se rattache à un très ancien culte païen, radicalement différent du christianisme, mais qui accomplit ses propres cérémonies sans regarder en arrière ou à côté de ses propres traditions.  Il n'est nul besoin d'une volonté de sacrilège pour rendre plus efficace l'évocation magique des Forces Noires.  Et, ajouterions-nous, le fait de se complaire au sacrilège ne révèlerait-il pas que l'opérateur et les assistants se trouveraient obsédés, tourmentés par le culte dont ils croyaient si bien s'être totalement détachés?

            On sait le point culminant dans le rituel des fameuses messes noires: la messe célébrée par le prêtre sur le corps d'une femme nue.  Un tel fait n'a rien d'étonnant quand on sait le rôle si capital joué par la sexualité dans toutes les affaires, dans tous les domaines humains.  C'est vrai aussi dans le domaine spirituel, où la maîtrise de la puissance sexuelle constitue le moteur des diverses ascèse.  C'est vrai aussi dans le domaine de l'acquisition des pouvoirs magiques.

            L'envoûteur devrait devenir capable, l'avis des spécialistes en la matière est significatif, d'utiliser l'énergie sexuelle, de la déchaîner au besoin, mais en n'étant pas asservi par celle-ci, piteusement dominée par elle.  C'est pourquoi, on verra, cela n'a rien d'étonnant, le magicien subir des périodes de chasteté, destinées à développer en lui la lucidité, le sang froid nécessaires

            La Vey considère comme particulièrement important, efficace, l'usage d'un corps féminin nu pour la réalisation d'une grande opération magique.  Il écrit: "Une femme nue est utilisée comme autel dans les rituels sataniques, parce que la femme est le récepteur passif naturel et représente la terre mère".  La passion sexuelle étant la plus intense, la plus dominatrice parmi les passions humaines, il est facile de comprendre l'importance, pour un envoûteur puissant, d'avoir ou de maîtriser à son profit ce déchaînement sensuel.  Le fondateur de l'Eglise de Satan, met l'accent sur le rôle central de l'énergie sexuelle pour la réussite des grandes opérations magiques: d'où l'importance des symboles sexuels tels que le phallus.

            Plusieurs types de rites sexuels se trouvent utilisés pour la réussite des pratiques d'envoûtement.

            Il y a, tout d'abord, la pratique solitaire, que La Vey n'hésite pas à conseiller à l'opérateur seul de mener jusqu'à l'orgasme, après quoi le magicien retournera accomplir les rites à l'autel.  C'est on le voit, le contre-pied magique le plus total à un très vieux tabou qui se rencontre dans les traditions sémitiques (ceci explique certainement la grande aversion de l'Eglise pour la masturbation et la sexualité en général).

            Il y aura les rites où le magicien s'unira à une femme, celle qui lui servira de canal pour la réussite de l'opération.  Au siècle dernier, le mage américain Pascal Beverly Randolph avait écrit un petit manuel privé intitulé Magia Sexualis, dans lequel il enseignait à ses disciples, d'après les traditions occultes très spéciales (orientales et occidentales) auxquelles il avait été parfaitement initié, l'art pour un couple de parvenir à l'union magique.  Quand ce but se trouve réalisé, non seulement le couple atteint un niveau parfait d'union extatique, mais au point culminant de l'acte (orgasme), la formulation interne d'un vœu par la magicien déclenche un formidable tourbillon de forces psychiques agissant à distance.  Randolph n'hésite pas à se montrer tout à fait affirmatif: lorsque l'acte sexuel est parfait, l'union de l'homme avec la femme s'accomplit dans tous les plans de leur être respectif et leurs forces, alors se décuplent, en haut comme en bas. 

            En somme, le principe de cette méthode particulière d'envoûtement serait celui-ci: au moment de l'atteinte de l'orgasme, concentrer la volontiers du magicien sur la visualisation du but précis à atteindre.

            Il y a enfin, troisième catégorie, les rites collectifs, dont il a été tant parlé à propos des reportages sur les messes noires: après le sommet du rite, les participants s'unissent dans un déchaînement orgiaque.  Mais il faudrait distinguer en fait deux catégories dans ces rites sexuels collectifs: d'une part, ceux exprimant un désir orgiaque de déchaînement transpersonnel, d'autre part, ceux par lesquels, méthodiquement, tout au contraire, le magicien s'efforcera de décupler l'efficacité des rites par la conjonction du psychisme des participants.

            Après le sexe, il est un autre pôle humain de fascination affective et imaginative: le sang.  La Vey, toujours cet intrépide expérimentateur de l'occulte "noir", explique la raison d'être, la racine de l'usage des sacrifices sanglants par la manière dont ils détermineraient une énorme décharge émotive chez les participants du rite: "Cette décharge d'énergie bio-électrique (qui accompagne les derniers sursauts d'agonie de la victime) est le même phénomène qui se produit au cours de toute intensification profondes des émotions, comme l'orgasme, la colère aveugle, une terreur mortelle..."

            Mentionnons aussi l'utilisation du propre sang du magicien, quelques gouttes ou une quantité plus grande. (ici apparaît toute la puissance de la conjonction du sang menstruel et du sperme)

            Mais il n'en faudrait pas moins soulever le problème d'une efficacité objective des rites magiques: l'opérateur serait-il capable d'évoquer et de maîtriser des forces "surnaturelles?".  Là encore, nous retomberions sur la nature tout à fait technique des opérations magiques: elles mettent en jeu des lois spéciales dont la mise en action permet l'apparition des phénomènes souhaités; lois inconnues, méconnues mais qui n'en sont pas moins des chaînes causales et point du tout le règne de la fantaisie, du caprice et de l'arbitraire. Le mage est un technicien: l'expression s'impose vraiment.    

Les magiciens utilisent des méthodes grâce auxquelles il leur serait possible d'échapper aussi au choc en retour.  Leur principe est d'interposer sur le trajet de retour des vibrations magiques, un support ou un écran qui en subirait l'impact à la place du magicien: ce pourra être, par exemple, un récipient rempli d'eau.

3. LES SUJETS

            Quand le mage n'opère pas pour lui même mais pour un tiers, nous trouvons en fait un triangle de personnes, l'envoûteur, le client désireux d'obtenir tel ou tel résultat, la victime.  Ce serait une totale erreur de penser que la clientèle des mages se recrute en quasi totalité parmi les ruraux les plus frustres et dans certaines régions très pauvres et écartées.  La croyance à l'efficacité des envoûtements existe non seulement chez des sujets illettrés qui croient aux "jeteurs de sorts", mais dans tous les milieux, y compris chez les personnes les plus savantes et cultivées.  Il y aurait d'ailleurs lieu d'envisager deux types de clients du mage:  il y a, en effet, ceux qui viennent le trouver pour obtenir par l'envoûtement la réussite d'un but impossible à obtenir dans l'état normal des choses; et il y a les personnes qui courent chez le mage pour, au contraire, être défendue contre ce quelles pensent être un envoûtement dirigé contre elles.

            Il est absolument exact d'affirmer que, dès lors qu'on croit fermement à une chose, celle-ci constitue, même si sa réalité objective, physique, était nulle en définitive, une réalité psychologique indépendante.  C'est le cas pour les envoûtements: peut-on envoûter?  Le sceptique haussera les épaules; et pourtant, psychologiquement, la croyance à l'efficacité des envoûtement est une réalité humaine indéniable.

            Par un processus bien connu, plus l'envoûté, réel ou illusoire, réfléchira à son état et plus celui-ci s'installera.  C'est ce que remarque Anne Osmont (Envoûtement et exorcisme à travers les âges) "A partir du moment où le malade éprouve des effets qu'il peut croire sans cause, il est terrifié, il n'est plus maître de lui, il perd de plus en plus le contrôle de ses sensations et de ses sentiments.  Il est donc la proie sans défense de celui qui lui a imposé l'image mentale, objet de son envoûtement."

            Pour qu'un envoûtement soit opérant, il faut, ce serait là le pivot essentiel, le nœud de l'action magique à conduire, que le sujet soit réceptif aux impulsions qu'on veut lui communiquer; Anton la Vey l'a fort bien constaté par lui-même, d'où l'énoncé de cette loi fondamentale: "Que la magie soit accomplie pour des buts constructeurs ou destructeurs, le succès de l'opération dépend de la réceptivité de la personne qui doit recevoir le bienfait ou la bénédiction selon le cas.  S'il s'agit d'un rituel sexuel ou de compassion, cela aide si le sujet croit en la magie, mais la victime d'un sort ou d'une malédiction est beaucoup plus apte à rencontrer la destruction s'il n'y croit pas.  Cela semble difficile à admettre, et d'autant plus que certains sorciers africains (et ils sont loin d'être les seuls) s'empressent, dans le but justement d'installer dans le mental de leurs victimes un processus de véritable empoisonnement mental et progressif, de prévenir la victime du sort qui l'attend.  Mais on pourrait remarquer que la véritable incrédulité n'est pas toujours chez les personnes qui la proclament sans cesse.  Il pourrait fort bien arriver que l'homme qui éprouve le perpétuel besoin de dire qu'il ne croit pas à ces sornettes, ait au fond de lui tout un complexe de peurs superstitieuses...

            Ses paroles de négation ne feront que les masquer à l'extérieur.  C'est l'histoire de l'homme proclamant qu'il ne croit pas aux fantômes mais qui prendra la fuite s'il en voit un.  Afficher, proclamer sans cesse son incrédulité peut fort bien attester la manière dont, au contraire, on se trouve obsédé par ce qu'on nie d'une manière si claironnante.  Il est des négations, des oppositions qui manifestent, qui expriment en fait une fascination profonde chez le sujet.  Il est bien connu que le fait pour quelqu'un de dire sans cesse que "un tel" lui fait horreur, peut attester une fascination profonde; d'où chez cet homme, la possibilité d'un soudain revirement, qui fera penser à de la "magie", mais qui se trouverait enclos dès l'origine du processus.

            Le degré de réceptivité d'un sujet se trouve soumis à des variations cycliques, que les envoûteurs, fort bien avertis, savent utiliser.  C'est ainsi que les sujets sont particulièrement réceptifs lorsqu'ils dorment, plus précisément au cours de la seconde phase du sommeil, celle du sommeil profond, au cours de laquelle se produisent les rêves.  Il existe diverses méthodes par lesquelles il serait possible d'implanter magiquement dans l'esprit du sujet des images qui susciteront ensuite, peu de temps après ou compte tenu d'un long délai, selon le cas, les réactions appropriées.

            Il faudrait tenir compte des saisons, du cycle menstruel féminin (particulièrement important pour la réussite des envoûtements d'amour) "c'est la période immédiatement avant les règles et celle qui les suit tout de suite qui serait la plus favorable".

            Qu'est-ce que l'envoûtement?  C'est le moyen de faire en sorte qu'un sujet, d'abord récalcitrant, accepte de se plier à la tyrannique volonté du mage.  Anton la Vey remarque:  "Les trois méthodes par lesquelles l'ordre peut être accompli sont l'utilisation du sexe, celle du sentiment, celle de l'étonnement, ou toute combinaison de ceux-ci."

            Le grand secret dans l'efficacité des envoûtements semblerait donc se rapprocher, d'une manière très facile à cerner, de celle des méthodes de suggestion hypnotique.  Domaine capital, omniprésent même, à notre époque de conditionnement des esprits par les propagandes et publicités de tous bords.  L'hypnose n'est pas un domaine strictement réservé aux cabinets médicaux; c'est une réalité omniprésente, envahissante dans nos sociétés.  Les experts, spécialistes des ventes savent fort bien le rôle (de vrai choc hypnotique) joué par la mise en condition du client.

            Anton la Vey insiste, avec tous les magiciens, sur l'importance primordiale d'une visualisation correcte, intense et précise pour la réalisation des désirs: "l'adolescent qui prend grand soin de graver sur un arbre un cœur contenant ses initiales et celle de la femme aimée, la petite fille qui tient une poupée primitive dans ses bras et y pense comme à son petit enfant, ces magiciens naturels emploient l'ingrédient magique appelé l'imagerie dont dépend la réussite de tout rituel."

Pas d'envoûtement réussis sans qu'il y ait aussi bien chez le client du mage que chez celui-ci, une visualisation intense et précise du but à atteindre;  On comprend tout de suite que l'échec soit certain si la visualisation était insuffisante chez l'opérateur.

Mais, et c'est là que malgré tout, l'envoûtement ne poserait pas, semble-t-il, que des problèmes assez simples en fait, de psychologie courante (étude du mécanisme de la suggestion), mais impliquerait quelque chose de plus, nous dirons quelque chose d'ordre métapsychique.  En visualisant quelqu'un, n'établirait-on pas ainsi un lien à distance avec ladite personne?  Les travaux des parapsychologues actuels semblent confirmer la possibilité, affirmée par les observations familières de la vie courante, d'une transmission psychique des images d'un agent à un sujet qui les reçoit.  Ne retombons-nous pas dans l'étude des envoûtements?

            Mais les praticiens de la magie ne doutent pas que l'envoûtement est un type d'action entraînant des phénomènes qui se constatent dans la réalité.  Son principe est, en effet, l'existance d'une participation magique entre un support matériel et un individu donné; ce qu'on fait subir au support se répercuterait sur le sujet, aurait sa correspondance directe avec la personne visée.  Il est de fait que certains métapsychiques ont, semble-il, prouvé la possibilité d'extérioriser la sensibilité d'un sujet pour la transférer sur un support matériel, avec répercussion sur l'organisme des actions exercées sur ce support.

            Les mages n'hésitent pas, à affirmer qu'il semblerait bel et bien possible de "charger" un objet de vibrations appropriées qu'on désirait voir prendre possession du sujet.  Citons l'envoûtement du poignard, pratiqué par certains sorciers tibétains: ils imprègnent l'arme d'images de mort et la victime, à laquelle est envoyée le poignard ainsi maléficié, finira, la tradition nous l'affirme, par mettre fin à ses jours.  Ce serait une forme particulièrement impressionnante de la loi magique, d'action à distance illustrée par les pratiques d'envoûtement, par l'incantation et le rite: engendrer dans l'organisme de la victime les vibrations dont on aurait imprégné le support.  Certains magiciens prétendent que l'efficacité des pratiques d'envoûtement serait indépendante de la croyance de l'intéressé; le fait même de ne pas s'attendre à ce genre d'attaques ou de ne pas y croire engendrerait un effet de surprise insidieuse, capitale pour choquer l'imagination subconsciente.  Quant au psychanalyste, il ne manquerait pas de faire un parallèle avec un phénomène connu: celui des catastrophes objectives (maladies, accident) qui correspondent à une sorte de fatalité intérieure chez le sujet, qui suscite subconsciemment lui-même les conditions du drame.

            Pour que l'envoûtement puisse réussir, il faut par définition même, qu'un lien imaginatif et affectif puisse se nouer entre l'agent et le sujet.  sans ce lien, l'échec serait fatal.  C'est pourquoi, il n'est nullement paradoxal d'affirmer à propos des envoûtements d'amour que ceux-ci ne pourront réussir que si la personne visée éprouve ou peut éprouver une réelle attirance pour l'être au profit duquel l'envoûtement se trouvera tenté.  Il est vrai que l'habileté de l'envoûteur aura quand même un champ d'action important: il lui sera possible de mettre en évidence, de faire soudainement un jour, surgir des éléments d'attirance qui n'avaient pas jusque-là, trouvé à se manifester chez le sujet.  Mais l'envoûtement d'amour étant en fait un envoûtement sexuel, c'est dans ce domaine sensuel qu'il aboutirait au succès: le secret de son efficacité consisterait à la mise en évidence entre deux êtres, d'une complémentarité sexuelle que divers autres éléments avaient pu jusqu'alors empêcher de se révéler au grand jour.  N'oublions pas que malgré toute l'importance des autres éléments qui sont venus s'y greffer (impératifs religieux, sociaux, etc.) l'amour charnel est, par définition même à base sexuelle.

ENVOUTEMENT DE HAINE

            Pour l'envoûtement de haine, voici à titre indicatif, les stipulation d'Anton la Vey.

            a) enfoncer des épingles ou des clous dans une poupée représentant notre victime; la poupée peut être en tissu, en cire, en bois, en matière végétale etc...

            b) (photographies, dessins, etc...) représentant le sort souhaité à notre victime.

            c) rédiger une description vivante et intense de la fin ultime de votre victime.

            d) invectives à la victime, avec description de ses tourments et de son annihilation

            e) mutilation, blessure, douleur ou maladie infligées par procuration.

            On se trouve plus que jamais en pleine magie traditionnelle avec cette idée, vielle comme le monde, d'une répercussion sur le sujet des sévices méthodiquement infligés à son image.

            Anton la Vey a l'honnêteté de donner l'avertissement solennel d'être certain, avant de songer à utiliser le rituel, de vouloir la perte de quelqu'un, d'être vraiment sûr à l'avance de n'éprouver aucun remords du malheur infligé.   

Publié dans : OCCULTISME
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:09

René Guénon est né à Blois, le 15 novembre 1886. Après des études à Blois, puis à Paris – en classe préparatoire de mathématiques – qu’il ne terminera pas, du fait d’une santé précaire, il se met dès 1906 à la recherche de la « parole perdue », pour reprendre le titre d’un chapitre de la biographie de Guénon par Paul Chacornac, La vie simple de René Guénon, Éditions traditionnelles, 1958. C’est d’abord son entrée dans l’Ordre Martiniste où il recevra rapidement le grade de Supérieur Inconnu, puis dans deux loges maçonniques dont le Chapitre et Temple « INRI » du rite Primitif et Originel Swedenborgien, où il s’élèvera à la dignité de Kadosh. Ces expériences de jeunesse ont leur importance, car elles lui ont permis de juger très tôt de ce néo-spiritualisme « fin de siècle » dont il dira : « Il est impossible d’associer des doctrines aussi dissemblables que le sont toutes celles que l’on range sous le nom de spiritualisme ; de tels éléments ne pourront jamais constituer un édifice stable ». Il se sépare donc rapidement de ces milieux. Il est admis cependant à la Loge Thébah, relevant de la Grande Loge de France, Rite Écossais Ancien et Accepté, et c’est, en 1909, vers l’Église gnostique qu’il se tourne alors. Il y fut consacré évêque sous le nom de Palingenius et devint le principal rédacteur de la revue La Gnose qu’il fonda et à laquelle il va collaborer jusqu’en 1922. René Guénon y publia sous forme d’articles « une grande partie du Symbolisme de la Croix, la partie essentielle de l’Homme et son devenir selon le Védanta, et de nombreux articles qui, remaniés, prirent place dans Les principes du calcul infinitésimal ». Guénon n’en prend pas moins la mesure de cette Église gnostique qu’il jugera plus tard en ces termes : « Les « néo-gnostiques » n’ont jamais rien reçu par une transmission quelconque, et il ne s’agit que d’un essai de « reconstitution » d’après des documents, d’ailleurs bien fragmentaires qui sont à la portée de tout le monde ».

 

            De la vraie transmission, René Guénon va en être le bénéficiaire à deux reprises, d’abord de la part d’un ou plusieurs maîtres hindous, vers 1910. Transmission orale, dont on ne sait à peu près rien, malgré les investigations de ses disciples. (On pense à l’article de Jean Reyor, dans le Cahier de l’Herne consacré à René Guénon : « De quelques énigmes dans l’œuvre de René Guénon », pp. 136 et suivantes). Mais transmission bien réelle, puisqu’elle sera à l’origine de la rédaction de l’Homme et son devenir selon le Védânta. Transmission mystérieuse, enfin, qui fera de Guénon fondamentalement un « Védantin », selon l’expression de Robert Amadou, et cela, même si, en 1912, il sera initié à l'ésotérisme islamique, sous l’influence d’un peintre suédois, Yvan Aguéli, converti à l’Islam sous le nom de Abdul-Hâdi (1869-1917). Guénon prendra le nom sous lequel il sera connu de ses amis et de ses relations musulmanes en Égypte quelques années plus tard : Abdel Wahêd Yahia. Il recevra peu après la barakah – l’influence spirituelle de l’initiation dans l’ésotérisme musulman – d’un sheikh de l’ordre shâdhilite, Addel-Rahmân Elish el-Kebir.

 

            En 1912, aussi, René Guénon se marie avec une jeune fille de Blois, de famille catholique. Le couple n’aura pas d’enfants, mais s’occupera d’une jeune nièce, jusqu’à la mort de la jeune femme. L’année suivante, Guénon s’engage dans le combat mené par la revue catholique La France Anti-Maçonnique et y publie pendant un an, sous un pseudonyme – le Sphinx – une série d’articles sur la Franc-Maçonnerie. Durant la Première Guerre Mondiale, exempté de service, à cause de sa santé, il devient professeur de philosophie, ses rentes ne lui permettant plus de subvenir aux besoins du couple. Il fera aussi un séjour d’une année (1917), à Sétif, en Algérie. A la fin de la guerre, il quitte l’enseignement pour se consacrer à ses ouvrages dont le premier paraît en 1921 : Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues. Les ouvrages suivants, Le Théosophisme, L’erreur spirite qui constituent des critiques sévères du néo-spiritualisme seront naturellement fort mal accueillis, tandis que la parution d’Orient et d’Occident, en 1924, rencontrera un certain succès, avec les critiques élogieuses d’un certain Léon Daudet.

 

            En 1927, paraît, enfin, La crise du monde moderne, ouvrage qui a connu la plus large audience du vivant de Guénon et qui a été constamment réédité (jusque dans des collections « de poche », de nos jours). Il s’agit d’un ouvrage fondamental – auquel on pourrait comparer Chevaucher le Tigre de Julius Evola, par exemple – moins par l’exposé de la doctrine traditionnelle que par ce regard sur le monde moderne qui provoque un « retournement » chez beaucoup de ses lecteurs, du moins ceux chez qui ce « retournement » peut se produire, car, pour les autres, « le livre leur tombe des mains » ou ils n’y « entrent » pas, selon différents témoignages. Léopold Ziegler dira, lui, de La crise du monde moderne : « Ici, le temporel est enfin mesuré, compté et pesé avec des mesures éternelles, et trouvé trop léger ».

 

              Les années 1928-1930 forment en quelque sorte le « milieu de la vie » de René Guénon. Sa femme meurt  le 15 janvier 1928, il se sépare de sa nièce en mars 1929, fait la connaissance d’une Américaine, Dina, une riche veuve, avec qui il part pour l’Égypte, le 15 mars 1930. René Guénon ne reviendra plus en France et ne quittera plus le Caire où il s’installe, seul, menant une vie extrêmement précaire d’un point de vue matériel. Il continue de collaborer au Voile d’Isis et publie en 1931 Le symbolisme de la croix.

 

              En 1934, il se marie avec Fatma Hanem, fille du sheikh Mohammed Ibrahim. Et liquide tous ses biens de France. Revenant sur son ouvrage Orient et Occident, René Guénon constate que « la situation est devenue pire que jamais, non seulement en Occident, mais dans le monde entier », tout en maintenant que « l’Orient véritable, le seul qui mérite vraiment ce nom, est et sera toujours l’Orient traditionnel, quand bien même ses représentants en seraient réduits à n’être plus qu’une minorité, ce qui, encore aujourd’hui, encore loin d’être le cas ». En revanche, l’Occident ne lui semble plus posséder les moyens de redresser la situation désespérée, d’un point de vue traditionnel, où il se trouve. Ce jugement péremptoire sera cause de l’orientation qui sera prise par nombre de ses disciples vers l’Islam et le soufisme, dont Frithjof Schuon qui lui avait rendu visite au Caire en 1935. Les années 30 voient donc se former autour de Guénon tout un groupe d’Européens, Schuon, mais aussi Titus Burckhardt, Martin Lings, Michel Vâlsan, etc., qui entreront dans la voie ésotérique musulmane. Ce sont les « disciples » de la première génération. La vie de René Guénon ou plutôt d’Abdel Wahêd Yahia se partage ainsi, jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, entre les visites, ses nombreuses correspondances, et la rédaction de ses articles pour Le voile d’Isis, - qui devient Les Études traditionnelles, en 1936. Une première fille naît en 1944 et c’est en 1945 que paraît la « suite » de la Crise du monde moderne qui accentue le trait de la critique de l’Occident – et annonce « la fin d’un monde » : « Nous sommes arrivés là au dernier terme de l’action antitraditionnelle qui doit mener ce monde vers sa fin ; après ce règne passager de la « contre-tradition », il ne peut plus y avoir, pour parvenir au moment ultime du cycle actuel, que le « redressement » qui, remettant soudain toutes choses à leur place normale alors même que la subversion semblait complète, préparera immédiatement « l’âge d’or » du cycle futur. » En 1947, naît une seconde fille – René Guénon aura encore deux enfants, deux fils, Ahmed et Abdel Wahid – et il donne son accord à la création en France d’une loge maçonnique, la Grande Triade, de Rite Écossais Ancien et Accepté. Peu après avoir obtenu la naturalisation égyptienne (1949), il meurt le 7 janvier 1951.

Publié dans : FRANC MASSONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:06

                    

                        Après l’unité DIEU, le nombre 3 est peut être le nombre le plus important. Il est le passage obligé pour la connaissance des autres nombres. Nous vivons sur un astre LA TERRE où pratiquement tous les facteurs fondamentaux de vie marchent par 3 éléments distincts.

 

                        Nous en sommes arrivés a en déduire par la force des choses que nous vivons dans un monde ternaire.

 

                        Je vais essayer de vous démontrer la véracité de cette théorie au moyens de données physiques, mathématiques et leur rapprochement avec nos données Maçonniques.

Pour ce faire, je vais aborder trois grands aspects du Ternaire.

 

-         Ce qui est matériel.

-         Ce qui est spirituel.

-         Ce qui est Maçonnique.

 

LE MATERIEL :

 

                        La Terre est la 3° des principales planètes dans l’ordre croissant des distances par rapport au soleil. Son grand axe d’orbite par rapport au Soleil est de 3OO millions de kilomètres. Elle effectue cette rotation en quatre saisons de 3 mois.

 

                        Cette planète est composée d’atomes qui eux mêmes sont composés de neutrons et d’électrons. Remarquons que l’atome le plus simple (et complet) est formé de trois isotopes « Protons, neutrons et électrons » c’est celui de l’hydrogène.

 

                        Chose encore remarquable, les dimensions de l’électron par rapport au diamètre de l’atome sont ce que les dimensions de Terre sont par rapport au diamètre de son orbite autour du soleil.  Cette donnée nous la retrouverons ultérieurement dans un autre grade dans le partage d’une droite en moyenne et extrême raison.

 

                        Pour que notre TERRE soit habitable il lui faudra 3 éléments indispensables l’AIR – L’EAU – le FEU.

 

                        AIR : Oxygène – Hydrogène – Azote  + autres gaz.

                        EAU : C’est la vie a dit quelqu’un ! et pour cause H O2 soit deux volumes d’oxygène pour un d’hydrogène.

 

                        FEU : Flamme – chaleur – lumière . Elément complémentaire des deux autres puisqu’il faut de l’air pour brûler et de l’eau pour l’arrêter.

 

                        Maintenant que tout est en place et les éléments de base créés, le 7° jour passé, il ne reste plus au Grand Architecte de l’Univers qu’à créer l’Homme.

 

                        Il y avait DIEU, il y a la TERRE de l’union des deux naquit l’HOMME.

 

                        Puis il créa la femme et des deux éléments (mâle femelle) sont descendus le reste de l’humanité.

 

                        Je n’ai volontairement dégagé que la base de la création dans le ternaire, car il y a encore foule d’autre choses qui fonctionnent par trois à commencer par cette douce lumière que l’on vient de vous délivrer et ce à 3OO OOO kilomètres par seconde.

 

LE RELIGIEUX :

 

                        A très juste raison, l’Eglise a repris le ternaire comme valeur primordiale.

 

                        Tout commence en notre religion par « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

 

                        Puis il y a Joseph – Marie et JESUS.

 

                        Il faut noter que la l’apparition  de l’ange ne se fit pas uniquement à Marie mais aussi à la mère de Jean Baptiste. Car tout en ce nouveau testament tournera  autour des

Trois éléments fondamentaux de la religion Jean Baptiste qui ouvre, JESUS qui est le cercle

Et Jean l’Evangéliste qui ferme.

 

                        JESUS commence à prêcher à 3O ans et sera crucifié à 33 ans. Il fut vendu par JUDA pour 3O deniers.

 

                        Lors de sa conduite au Temple, après son arrestation, il dit à PIERRE « avant que le coq ne chante tu me renieras 3 fois ».

 

                        Ils étaient 3 crucifiés JESUS et les deux larrons.

 

                        Il a été placé sur une croix (3 branches) et cloué par 3 clous.

 

                        Enfin il est ressuscité 3 jours après sa mort.     

 

 

LA FRANC MACONNERIE :

 

                        Tout commence par le cabinet de réflexion et ce en trois temps. Le Profane entre en cette pièces où il doit réfléchir sur sa condition, méditer sur un certain nombre de questions et se remettre en cause.

 

                        Il lui est demandé en ce lieu de se dégager de la matérialité des choses et de mourir à ce monde en trompe l’œil ,  pour renaître à des valeurs saines et fondamentales, moyennant quoi il aura accès à la vérité qui lui permettra de bâtir son Temple intérieur, se rapprochant ainsi de DIEU.

 

                        Après avoir frappé par 3 fois (bibliquement) il entrera dans le Temple où il effectuera 3 voyages en ses trois qualités et il y sera purifié par les trois éléments.

 

                        Puis il prêtera serment le genou sur l’équerre, la main sur la Bible et l’épée tout

En tenant un compas sur le cœur.

 

                        Quand la vue lui sera rendue, ses yeux contempleront une quantité de ternaires qu’il ne verra pas, mais qui petit à petit se mettront en évidence. Il y trouvera le DELTA LUMINEUX, puis les 3 piliers, puis les 3 luminaires, puis les 3 lumières de la Loge qui éclairent les travaux, le chandelier à 3 branches.

 

                        Les années passant, son savoir et son mérite grandissant il passera les 3 grades de la Franc Maçonnerie.

 

                        Un jour viendra où il retournera profane, la lumière s’éteindra et après un voyage il reviendra et face à lui il aura le sublime MAITRE qui pèsera et donnera.

 

 

 

                                                                       *

 

                                                              *                *

 

 

 

 

Publié dans : FRANC MASSONS
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre

Derniers Commentaires

Catégories

Créer un Blog

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus