FRANC MASSONS

Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 18:56

(publié par  La Vanguardia Numérique)

Que Gaudí ait été catholique pratiquant et dévot, cela ne fait aucun doute, et que certains des symboles utilisés par l’architecte soient, bien évidemment, chrétiens, non plus. Cependant, il existe d’autres symboles présents dans son oeuvre (le X, les pendentifs, les compas, les éléments de l’alchimie, le serpent vertical etc.) qui vont au-delà du domaine de la symbolique catholique et dont l’explication ne peut pas lui être strictement attribuée. Nous pourrions ainsi dire que Gaudí a expérimenté une voie autonome dans le domaine de la spiritualité, se situant, bien entendu, au sein de l’orthodoxie catholique, mais avec une pratique allant au-delà du catholicisme. Et il faut préciser que les constructions de Gaudi sont riches en signes et en symboles, patrimoine de certaines sociétés secrètes. Tous les biographes de Gaudí s’accordent sur le fait que, au cours de sa jeunesse, l’architecte s’est intéressé aux idées sociales avancées de Fourier y Ruskin, outre le fait d’entretenir des rapports avec les mouvements sociaux les plus avancés de l’époque. Son amitié avec des socialistes utopiques et des anarchistes liés à des milieux franc-maçonniques, qui est mise en évidence dans ses premières oeuvres, amène à penser que ce fut peut-être dans ces milieux que Gaudí est entré en contact avec une loge. On sait également qu’il appartenait à de curieuses associations de l’époque organisant des excursions (dont la finalité allait au-delà des simples sorties et goûters champêtres). Certains biographes de Gaudi argumentent qu’il était franc-maçon et que certaines de ses œuvres telles que '"La Sagrada Familia" et le "Parc Güell" renferment de nombreux symboles de la franc-maçonnerie. L’écrivain Josep Maria Carandell analyse dans son livre Le parc Güell, utopie de Gaudí, de nombreux détails ayant une évidente origine franc-maçonnique et rejette l’argument de manque de preuves, car il s’agissait d’une société secrète "probablement liée à la franc-maçonnerie anglaise". Mais Carandell n’est pas le seul à dresser un portrait de Gaudi sous un jour n’étant pas précisément catholique. Le premier à parler de la franc-maçonnerie de Gaudí fut l’écrivain anarchiste Joan Llarch, dans le livre Gaudí, une biographie magique. Llarch affirme que Gaudí aurait, lors de ses excursions en montagne, ingéré le champignon hallucinogène Amanite Tue-mouche, dont il se servirait bien plus tard de décoration pour l’une des maisonnettes situées à l’entrée du Parc Güell. Apparemment, ce champignon entraîne des états altérés de conscience et le passage vers une réalité. Cet état aurait-il permis à Gaudí d’'halluciner' les formes caractéristiques de son architecture? Eduardo Cruz, un autre de ses biographes, affirme qu’il a appartenu aux rose-croix, et certains autres vont même jusqu’à insinuer qu’il a eu des tendances panthéistes et athées. Les détracteurs de ces théories affirment qu’un chrétien tel que Gaudí ne pourrait en aucun cas être franc-maçon, car la franc-maçonnerie ne s’intéresse pas à ce que l’on appelle l’autre vie de l’âme, et croit que l’homme n’est ni le corps mort, ni l’âme. D’où la contradiction avec la doctrine catholique qui croit à la transcendance et à la résurrection de la chair.

 

Il est vrai qu’à la lumière des contradictions signalées, il est possible d’observer deux étapes différentes dans la vie de Gaudí. D’une part, nous avons  un Gaudí qui, dans sa jeunesse a vécu dans une ambiance saturée de membres de sociétés secrètes et initiatiques (compagnie qu’il n’abandonna jamais totalement, comme en témoigne son amitié avec le peintre uruguayen et franc-maçon néopythagoricien notoire Joaquim Torres García). Et d’autre part, nous avons un Gaudí qui, dans sa maturité, au fil des années, accentua peu à peu son catholicisme, en l’intériorisant de plus en plus. L’architecte s’est peu à peu transformé en une personne mystique, en marge de toute obédience, rite ou discipline.

LES SYMBOLES

Comme cela a été mentionné précédemment, l’œuvre de Gaudí contient d’innombrables exemples de symbolique ésotérique liée à la franc-maçonnerie, l’alchimie et l’hermétisme. En voilà quelques-uns des plus remarquables:

FOUR DE FUSION ou ATHANOR

Sur le perron de l’entrée du Parc Güell, nous trouvons une structure en forme de tripode qui, à l’intérieur contient une pierre non ouvragée, à l’état brut. Cet élément représente la structure basique d’un four de fusion alchimiste et est une copie du modèle qui apparaît sur un médaillon du portail principal de la cathédrale de Notre-dame de Paris.

En essence, l’athanor contient une enveloppe extérieure composée de briques réfractaires ou de ciment. Son intérieur est rempli de cendres qui enrobent l’"œuf philosophique", la sphère en verre à l’intérieur de laquelle se trouve la matière première ou la pierre à l’état brut. Un feu situé dans la partie inférieure se charge de chauffer l’œuf, mais indirectement, car la chaleur est diffusée par les cendres.

Outre le fait d’être une technique spirituelle ou une forme de mystique, l’alchimie se basait également sur le travail sur les minéraux et sur les opérations physiques concrètes et elle se caractérisait par l’équivalence ou le parallélisme entre les opérations du laboratoires et les expériences de l’alchimiste sur son propre corps. Ainsi, l’athanor représentait la reproduction du corps, le souffre correspondait à l’âme, le mercure à l’esprit, le soleil au cœur et le feu au sang.

Il existe deux étymologies du mot athanor: il dériverait d’une part de l’arabe "attannûr", four et d’autre part du mot grec "thanatos", morte, lequel, précédé de la particule "a", exprimerait le sens "non mort", c’est à dire, vie éternelle, etc.

LES TROIS DEGRÉS DE PERFECTION DE LA MATIÈRE

Nous faisons ici référence à la pierre brute se trouvant à l’intérieur de l’athanor. La pierre non ouvragée représente le premier degré de perfection de la matière, le second degré est représenté par la pierre taillée en forme de cube, et en troisième lieu un cube s’achevant en pointe, c’est à dire, avec une pyramide superposée. Dans la symbolique franc-maçonne, ces trois formes représentent également les trois positions pouvant être assumées au sein de la Loge: apprenti, compagnon et maître; en suivant le même schéma des degrés traditionnels des confréries ouvrières médiévales.

Dans la tour Bellesguard, également connue sous le nom de Casa Figueras, Gaudí a fait prendre forme à tout ce symbolisme. La structure du bâtiment, situé au pied de la sierra de Collserola et construit en pierres et en briques, se compose d’un cube couronné d’une pyramide tronquée.

L’ordre des francs-maçons dit que "chaque homme doit tailler sa pierre". Et cette pierre sera aussi bien la pierre angulaire du temple que la pierre angulaire de la personnalité du franc-maçon. Le travail ultérieur de perfectionnement consistera à superposer une pyramide au-dessus du cube.

LA CROIX ORIENTÉE VERS SIX DIRECTIONS

Cet élément qui se trouve dans la plupart des constructions de Gaudí tel une sorte d’obsession, est une représentation d’un principe enraciné dans ses croyances mais appartenant, tout du moins formellement, au champ de l’Église.

Gaudí a utilisé deux techniques pour réaliser les croix orientées vers six directions:

-Nous trouvons la première au Couvent des Thérésiennes et c’est également un développement évident de la pierre cubique; il s’agit de la projection spatiale de la pierre cubique.

-          Au “Turú de las Menas”, on observe les six directions de l’espace décomposées deux par deux grâce à deux croix, l’une située est-ouest et l’autre nord-sud.

-          Au Turú de las Menas du Parc Güell, se trouvent trois croix qui ne sont autres que deux tau, chacun d’eux ayant été superposé par un cube couronné par sa pyramide correspondante. Ces tau indiquent les directions nord-sud et est-ouest et, entrelacés, ils nous indiquent les quatre points cardinaux. La troisième croix, quant à elle,  est une flèche qui indique une direction ascendante.

Lettre initiale du mot terre, le tau est un symbole d’origine ancienne qui apparaît sur des monuments mégalithiques des îles Baléares sous forme de taules (un piédestal soutenant une surface pierreuse).

Au sein de la franc-maçonnerie, le tau a un symbolisme précis. Il représenterait d’une part à  Mathusael, le fils de Caïn qui aurait créé ce symbole afin de reconnaître ses descendants et qui serait, d’autre part, le signe de reconnaissance que réaliserait l’officiant avec la main droite lors de la cérémonie d’accès au degré de Maître.

LE X

Ce symbole se trouve dans la Crypte de la Colonie Güell, où il est présent jusqu’à trois reprises, et également sur le portail de la Naissance de la Sagrada Familia, sur la croix qui couronne l’Arbre de la Vie, sur laquelle se trouve un grand X. Dans la symbolique franc-maçonnique, le X a une grande importance dans la géométrie sacrée, car ce symbole est réalisé sur la base d’un hexagone régulier et celui-ci forme le périmètre intérieur de deux triangles équilatéraux entrelacés, lesquels dessineraient l’étoile de David, qui serait la notation alchimique des quatre éléments de base. L’hexagone est une forme très récurrente dans l’œuvre de Gaudí, forme dont il est même possible d’extraire un cube volumétrique si nous divisons le hexagones en trois losanges. Il faut signaler que le X était en outre la notation alchimique du Creuset, un instrument nécessaire pour l’œuvre alchimique.

De même, le  X est également traditionnellement lié à l’apôtre André, crucifié sur cette forme.

LE PELICAN

Cet animal, symbole du Christ, nous pouvons le trouver au Musée de la Sagrada Familia et il était destiné au Portail de la Naissance. Le pélican est la représentation de la Mort et de la Résurrection, car il se disait qu’il ressentait un amour si fort pour ses enfants que, lorsqu’ils avaient faim, il s’ouvrait le ventre avec son propre bec pour les alimenter.

Selon une autre version, irrité parce que ses petits ne cessaient lui donner des coups avec leurs ailes, il les tuait, puis, repenti, il se suicidait en s’enfonçant le bec dans le ventre. Selon une dernière version du thème, le suicide et le fait qu’il s’enfonce le bec dans le ventre sont écartés et elle raconte que ses larmes ressuscitent ses petits morts.

Le degré 18 de l’ordre des francs-maçons, appelé "degré Rose-croix", a pour symbole le pélican prêt à s’ouvrir le ventre et entouré de ses enfants; sur sa tête il y a une croix avec une rose rouge hachée ainsi que la légende I.N.R.I.

Le pélican représente l’étincelle divine latente qui se niche au sein de l’homme, son sang est véhicule de vie et de résurrection et sa couleur est le blanc, symbolisant le dépassement de la première phase de l’œuvre alchimique. La troisième phase suppose de passer à travers de l’expérience du rouge, que prend forme lors de l’explosion d’une grande rose rouge au centre de la poitrine.

LA SALAMANDRE, LE SERPENT ET LES FLAMMES

Le cercle situé sur le perron de l’entrée du Parc Güell a fait l’objet d’une interprétation patriotique-nationaliste, mais il n’existe aucune raison pour laquelle Gaudí aurait eu à faire une démonstration publique de quelque chose qui est secondaire dans sa hiérarchie d’aspirations et de convictions. C’est pourquoi, il convient de procéder à une interprétation hermétique de la symbolique de cet élément, unique interprétation intégrant la totalité de l’ensemble: une tête de serpent située au centre d’un grand disque, entourée de flammes et celles-ci d’eau.

Les hermétistes étaient connus comme "des philosophes par le feu" et la base de leur oeuvre consistait à ordonner le chaos; comme à l’aube des temps la ruine et le mal, œuvre du serpent, s’étaient étendus de par le monde, pour ordonner ce chaos il est nécessaire de le brûler. Ainsi, le cercle symbolise le chaos, l’oriflamme est la flamme contenant le souffre et le serpent est l’esprit mercuriel.

LE LÉZARD

C’est l’animal qui descend de l’athanor jusqu’au disque décrit précédemment et qui a été interprété comme une salamandre, un iguane, voire un crocodile, mais sa caractéristique la plus importante est son dos sinueux. Il s’agit d’une image esthétique qui suggère une impression de mouvement très accusée, une représentation du mercure originaire, une réitération des fonctions de l’athanor, c’est à dire, opérer la séparation, décanter les partes fixes du minéral des parties volatiles.

Les perrons du Parc Güell s’offrent à nous comme un paradigme hermétique qui contient les principes de l’œuvre et c’est pour cela même que de très nombreux textes alchimiques insistent sur le fait que toute l’œuvre est réalisée à travers le mercure.

L’ARBRE SEC ET L’ARBRE DE LA VIE

L’amour de Gaudí pour la nature a toujours été présent dans toute son oeuvre. Ses constructions sont remplies d’éléments d’ornementation faisant référence au règne végétal. Le symbolisme alchimique est extrêmement riche d’images liées à l’agriculture et au règne végétal.

L’Arbre Sec représente le symboles des métaux réduits de ses minéraux et fondus; la température du four leur a fait perdre la vie et il faut par conséquent les vivifier. Dans l’Arbre Sec, il existe toujours une étincelle de vie, celle qui rend sa résurrection possible; c’est pourquoi, il est toujours possible de constater qu’il possède quelques feuilles indiquant la possibilité de reverdir à nouveau. L’image de l’Arbre Sec a été placée par Gaudí dans ses œuvres majeures, et représente une nature végétale pétrifiée qui maintient néanmoins, un foyer de vie. Ces images sont nombreuses dans le Parc Güell.

L’Arbre de la Vie, comme son nom l’indique, est l’arbre immortel, le symbole de la vie éternelle. La représentation iconographique la plus réitérative de ce type d’arbre est le cyprès. L’architecte catalan le situe au centre du portail de la Naissance de la Sagrada Familia, entouré de blanches colombes qui, à leur tour, symbolisent les âmes renouvelées qui s’élèvent vers le ciel.

LE DRAGON IGNÉ ET LE LABYRINTHE

L’image du dragon est une constante dans l’œuvre de Gaudí. Il s’agit bien sûr d’une image que nous associons immédiatement à légende de Sant Jordi, patron de la  Catalogne, mais, à la différence d’autres architectes modernistes, Gaudí le représente toujours de façon solitaire. Le dragon situé sur la grille des pavillons Güell est inspiré de "L’Atlantide" de Verdaguer; il s’agit d’un dragon enchaîné qui garde l’accès au jardin des Hespérides.

Le dragon est lié au symbolisme du serpent, il s’agit ni plus ni moins d’un serpent ailé qui lance des flammes par la bouche ou par les narines. Les rose-croix ont introduit des images de cavaliers plantant leurs lances sur des dragons furieux. Si nous analysons les caractéristiques mythiques de cet animal, son ardeur ignée apparaît comme la représentation de nos instincts les plus incontrôlables. Vaincre cette force, dominer notre esprit, suppose la possibilité de pénétrer dans les domaines de l’Être.

Par BANDALOU - Publié dans : FRANC MASSONS
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 15:26

Les 5 pas du compagnon

 

La marche, au second degré se compose de 5 pas. Le chiffre 5 est le chiffre du compagnon. Si je me réfère à la Genèse au 5éme jour Dieu avait créé le monde, le firmament, la terre et la mer, les végétaux, la nature et les animaux mais pas encore l’homme…

Le cinq est le milieu des neufs premiers nombres, et en tant que tel il était considéré par les Pythagoriciens comme un signe d’union. Il est le nombre nuptial, symbole du mariage de la Terre et du Ciel. Il est le nombre de l’équilibre et de l’harmonie.

Tout homme a besoin de repères pour se mouvoir et trouver son chemin.

Je marche ! Donc je suis ! 

Selon Furetière « Marcher c’est laisser une trace » …

La marche du Franc-maçon c’est sa façon d'entrer en loge, chaque degré dispose d’une marche avec des pas particuliers.

On peux penser que certaines clés des messages que nous enseigne la franc maçonnerie sont cachées dans l’art de se déplacer en suivant la lumière tel un tournesol…

L’apprenti fait 3 pas en ligne droite… Le rituel nous dit que c’est le zèle qu’il doit montrer en marchant vers celui qui nous éclaire… 

Pour l’apprenti, la lumière étant à l’Est il se déplace vers elle en ligne droite, il emprunte le plus court chemin pour aller vers la lumière… Il a trois ans, il fait donc 3 pas… 

Le compagnon va faire ses pas dans la continuité de ceux de l’apprenti. Ainsi en plus des 3 pas, il va faire un quatrième pas en avant vers le côté droit en avançant du pied droit, puis ramener en équerre son pied gauche. Le cinquième pas va lui permettre de revenir dans l’axe initial en déplaçant son pied gauche en avant vers la gauche et ramener son pied droit toujours en équerre.

Le Compagnon poursuit le même but que l’apprenti, il marche vers la lumière céleste qui se trouve symbolisée à l’Est, mais dans son parcourt, il suit la lumière des fenêtres qui éclairent son chemin.  

En effet le compagnon dispose de 3 fenêtres ouvertes sur son tableau de loge (elles ne sont plus grillagées), la lumière se diffuse selon la course du soleil en 3 directions : L’occident, le midi et l’Orient… Il va donc se déplacer en suivant la lumière et réaliser les 3 pas de l’apprenti en partant de l’occident, puis un pas latéral à 45° vers le midi et un autre toujours à 45° mais en revenant dans l’axe de départ. Avec son age de 5 ans et ses 5 pas il s’approche de l’Est plus que ne peux le faire l’apprenti.

Ce message semble indiquer que la lueur d’une fenêtre peut attirer le regard et l’attention du compagnon mais qu’il lui faudra toujours revenir vers la vraie lumière et se replacer dans l’axe de la rectitude…

Les cinq voyages de son passage de compagnon l’ont invité à découvrir le monde et à se découvrir lui-même. On peut l’expliquer par le fait qu’il doit voyager, visiter d’autres ateliers, mais toujours revenir à sa loge mère. De même qu’il devra toujours revenir sur la voie de ses propres sens car chacun d’eux lui donnent des informations qui deviennent le point de départ de toute réflexion par lesquelles il développe son esprit et sa personnalité.

Ces 5 pas, qui forment la lettre « P » comme « Plan » ou « Persévérance » qui est la constance dans l’action, dans l’effort et dans la pensée. Elle est associée à la vigilance, qui figure dans le cabinet de réflexion. Elle est la qualité nécessaire pour passer de l’état de cherchant à celui de souffrant. Elle est indispensable à celui qui, placé devant un escalier, désire vraiment en gravir toutes les marches. Sans cesse, l’Initié a le devoir de travailler sur lui-même, sans se laisser aller à la lassitude ou au découragement. Et si il devait s’égarer et perdre momentanément cette persévérance, le 5éme pas le rappellerai alors à l’ordre afin qu’il retrouve son chemin… 

Mais peut-on voir un autre symbolisme dans les 5 pas du Compagnon ?

Dans sa marche l’initié avance vers l’Est en laissant derrière lui le monde profane. Il part dans une quête à la recherche de la vraie lumière et de la connaissance : La GNOSE que peut évoquer la lettre G logée au cœur de l’étoile flamboyante. 

On peut observer, côté nord, sur le dessin du tableau de loge, colonne des apprentis, le niveau. Et du côté Sud, colonne des compagnons, la perpendiculaire. Il est curieux que ces symboles aient été représentés ainsi… Nous passons de la perpendiculaire au niveau et non l’inverse il est donc étonnant de trouver le niveau à côté de la pierre brute qui symbolise l’apprenti et la perpendiculaire à côté de la pierre cubique à pointe (ou non) qui symbolise le compagnon… 

La perpendiculaire qui est elle aussi un fil à plomb sert à l’équilibre dans la verticale, et le niveau intervient dans l’horizontale. La perpendiculaire (du latin perpendiculum et pendere, pendre) permet de vérifier la verticale et l’aplomb. Elle empêche toute déviation pour ériger correctement un ouvrage. Dans l’intelligence, la perpendiculaire sert à la profondeur des vues et de l’observation ainsi que pour l’équilibre. C’est pourquoi elle est donnée au second surveillant pour contrôler les apprentis. 

Le niveau (du latin nivellus) sert à voir si un plan est horizontal et à déterminer les différences dans l’horizontale et la verticale. Il est fait d’un triangle, ou équerre juste dont l’angle au sommet est de 90° et d’un fil à plomb. Il concourt à la perfection du Maçon.

En tant que compagnon je suis passé de la perpendiculaire au niveau… Je suis passé de la ligne droite (axe Ouest/Est) au plan (axe Nord/Sud).

Mes 3 pas d’apprenti sont maintenant devenus 5 pas de compagnon me faisant dessiner sur le sol la ligne droite de l’apprenti et le plan du compagnon, l'écart des 4éme et 5éme pas symbolisant la seconde dimension… Cette projection ce fait sur le sol et je peux me guider avec les repères des points cardinaux.

Mais ce que je dessine sur le sol, peut-il se projeter différemment ?

Il faut garder à l’esprit que nous sommes des bâtisseurs...

Sur ce plan l'apprenti travaille les fondations de son enseignement, il apprend les bases. On peut penser que la période d’apprentissage représente la fondation de l’édifice. Un bon Maçon va s’employer à ce que ses propres fondations soient rectiligne, en pleine harmonie avec la droiture, c'est à dire obtenir une base de connaissance sur lui même qui soit la plus proche de l'axe vertical.

En passant compagnon celui-ci passe au niveau. Cela ne peux se faire que si les fondations sont irréprochables...  

La perpendiculaire ne donne que la verticale, le niveau lui peux indiquer et donner l'horizontale et la verticale (les deux dimensions acquises au degré de compagnon)... 

La période liée au compagnon débute à partir du moment où les Maîtres de sa loge l’ont jugé apte à participer au grand œuvre. A partir de cet instant le compagnon va nécessiter l’emploi de la deuxième dimension pour commencer l'édification des murs et ainsi assembler les pierres selon les angles et non plus de manière linéaire.

Mon rituel me dit qu’il me faut apprendre à lire en bas le reflet des choses d’en haut…

Les pas du compagnon forment un tracé proche de la lettre P ce qui m’a amené à parler du  « Plan » et de la « Persévérance », mais mon esprit rêveur semble m’inviter à regarder le ciel et à chercher une constellation de 5 étoiles représentant la figure de mes saints pas… 

J’ai dit vénérable Maître… 

P=Progression    les 5 point de l’étoile représente l’homme jambe et bras écartes

Je vais dans l axe et je dévie pour voir en retournant sur mon axe


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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 15:20

Vénérable Maître et vous tous mes frères en vos grades et  qualités

Ce soir je vais vous parler de l’histoire véridique, et authentique de l’exclamation écossaise

 

Ceci se passe en 1716 ( bien avant Ménilmontant ) dans le comtat Venaissin et particulièrement Avignon, qui fut ( vous le savez)  jusqu’en 1792 enclave papale, donc hors du territoire national français.

Les Ecossais, les vrais écossais, (eh oui ! avec kilt, calot, et tout et tout le reste)  venaient d’arriver dans la bonne ville d’Avignon en compagnie du prétendant au trône des Stuart. C’était  la bonne et vieille  garde Ecossaise comme chacun sait.

Il furent chargés de garder le pont d’Avignon (vous savez ! celui à qui il manque des arches ! ).à cette époque le pont était entier

Les péages existaient déjà, ce qui est peut être   inutile de  rappeler, mais un rappel historique est souvent nécessaire car il n'y a rien de nouveau sous le soleil comme le dit l'ecclésiaste qui n'était pas écossais lui!

 

Il fallait payer son écot (sa cote part) pour aller d’Avignon en France et inversement  (traverser  le Rhône vers Villeneuve LEZ Avignon).

 Arrive un de ces anciens  bateliers du Rhône comme on en rencontrait autrefois,  le garde Ecossais lui demande oseille, oseille, oseille .(oseille écrit en très vieil écossais ozaï..) ( il lui répète trois fois car l’homme était un peu sourd de l’oreille il compris  d’ailleurs oreille !  oreille

Il faut ici ajouter une précision importante,  ce mot  oseille  en français, désignait aussi bien une plante bonne à faire la soupe ( d’où l’écot, exigé lors des agapes ), mais aussi populairement une tromperie ( expression : « il veut nous la faire à l’oseille » ce qui n’a rien à voir avec la soupe )

 Ajoutons que dans la  vieille, très, très vieille langue  écossais, mais alors très très vieille ! il  traduisait surtout une  exclamation  de la part de ceux  qui n’avaient   pas un radis. ( ce n’était pas  une acclamation ! parole d’écossais   dur du radis)

Ce terme traduit d’ailleurs ( et d’ici) plusieurs choses ;   la plante connue pour sa racine que l’on mange crue ( ce qui n’a rien à voir avec celle du Rhône)   en langue d’Occitanie ( libre)  c’était des rameaux entrelacés dans une claie  pour abriter des vaches, et en vieil écossais pauvre « ne pas avoir de pécule » ( en un mot sans cela c’est une autre expression) ;  Et chacun connaît  le coté un peu thésauriseur et pingre des écossais d’Ecosse  !

 Cela dit  le vieux batelier du Rhône un peu sourd, jetant son chapeau en l’air et tapant du pied lui répondit ( c’est ce con rapporte )  : «  A bas la cagnotte ! sans peur vivra »,( peut être « sans père vivant »  ou «  sapeur vivra »on ne sait plus)  ce qui fut traduit en  vieil écossais par : «  à bas la calotte semper vivat » car le garde avait vu le chapeau à bas

 Il faut ajouter qu’en langue d’Oc le mot  calota désigne aussi bien le  béguin qui fut autrefois une  petite coiffe  s’attachant sous le menton par une bride ( d’où l’expression la bride sous le cou), c’est aussi une passion amoureuse,  ainsi  qu’un terme (qui n’est pas une fin en soi)  désignant  le prépuce,( ce qui la met en relation avec la circoncision ) mais c’est aussi  un groupe de personnes formant une sorte de clan, ou  de  club comme on en rencontre encore chez les écossais anciens qui n’acceptent pas n’importe qui, de plus  ce terme sert aussi à désigner   la fiente attaché aux poils des animaux ou  à celui des calots( on ne sait pas si le chapeau du vieux batelier en avait …)

 Par contre  l’histoire précise  qu’un jour tous les écossais,   après avoir bu( beaucoup…ne dit –on pas boire comme un écossais ?) , non pas du whisky, mais du bon vin de France ( de Châteauneuf du Pape pour être précis)  se mirent à faire une ronde sur le pont d’Avignon, non pas en chantant les paroles folkloriques  que l’on connaît, mais  en criant , gueulant, levant la gigue haut, gesticulant braillant très fort : « oseille oseille, oseille  sans peur vivra» jetant leurs calots en l’air ils s’exclamèrent : «  à bas la calotte »  et tapant du pied (gauche), ce qui devait arriver!  arriva une arche s’écroula ?

eh oui depuis ce jour le pont fut amputé, de sa« royale arche » (eh oui d’où toutes ces expressions et termes que l’on connaît….. 

 Car il ne faut pas croire ceux qui disent que c’est une crue du Rhône qui emportât une partie du Pont. Ce ne sont pas non plus les écossais qui l'emportèrent, non plus. Ce n’est pas exact .non ! non ! non ! ne le croyez  la véridique histoire. est celle là .

 Depuis tous les francs maçons  de France  de Navarre et d’ailleurs reprirent dit-on ce qui devint l’exclamation écossaise. Exclamation prononcée par celui qui est depuis devenu le trésorier de la Loge et qui criait en fin de tenue  ( à l’époque) :   Oseille, Oseille oseille ! (  invitant les écossais radins  à payer leur écot) les autres FF désorientés (  ceux du grand Dez  Orient)  excédés et réactionnaires ajoutèrent : A bas la cagnotte »  afin de ne pas trop thésauriser ; depuis cette exclamation  devint chez eux par substitution de ,mots    au lieu de abat la calotte ( c'est à dire le chapeau ) devint «  à bas la cageotte » exclamation sans aucun sens commun ….

 Vous connaissez la suite   

 

 Tiré des Archives de la Bibliothèque  du musée Guillemets à l’Orient de Parenthèse

 Bernard du R E Gard le 5 août 6005

 

PS : pour mémoire la mairesse d'Avignon a essayé de faire reconstruire les arches manquantes, les Ecossais radins ont toujours refusés, car sur le pont d'Avignon on n'y danse plus en rond , mais on y fait des ronds sur le dos des touristes ..comme quoi tout n'est pas perdu, même pas l'honneur  

 

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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:09

René Guénon est né à Blois, le 15 novembre 1886. Après des études à Blois, puis à Paris – en classe préparatoire de mathématiques – qu’il ne terminera pas, du fait d’une santé précaire, il se met dès 1906 à la recherche de la « parole perdue », pour reprendre le titre d’un chapitre de la biographie de Guénon par Paul Chacornac, La vie simple de René Guénon, Éditions traditionnelles, 1958. C’est d’abord son entrée dans l’Ordre Martiniste où il recevra rapidement le grade de Supérieur Inconnu, puis dans deux loges maçonniques dont le Chapitre et Temple « INRI » du rite Primitif et Originel Swedenborgien, où il s’élèvera à la dignité de Kadosh. Ces expériences de jeunesse ont leur importance, car elles lui ont permis de juger très tôt de ce néo-spiritualisme « fin de siècle » dont il dira : « Il est impossible d’associer des doctrines aussi dissemblables que le sont toutes celles que l’on range sous le nom de spiritualisme ; de tels éléments ne pourront jamais constituer un édifice stable ». Il se sépare donc rapidement de ces milieux. Il est admis cependant à la Loge Thébah, relevant de la Grande Loge de France, Rite Écossais Ancien et Accepté, et c’est, en 1909, vers l’Église gnostique qu’il se tourne alors. Il y fut consacré évêque sous le nom de Palingenius et devint le principal rédacteur de la revue La Gnose qu’il fonda et à laquelle il va collaborer jusqu’en 1922. René Guénon y publia sous forme d’articles « une grande partie du Symbolisme de la Croix, la partie essentielle de l’Homme et son devenir selon le Védanta, et de nombreux articles qui, remaniés, prirent place dans Les principes du calcul infinitésimal ». Guénon n’en prend pas moins la mesure de cette Église gnostique qu’il jugera plus tard en ces termes : « Les « néo-gnostiques » n’ont jamais rien reçu par une transmission quelconque, et il ne s’agit que d’un essai de « reconstitution » d’après des documents, d’ailleurs bien fragmentaires qui sont à la portée de tout le monde ».

 

            De la vraie transmission, René Guénon va en être le bénéficiaire à deux reprises, d’abord de la part d’un ou plusieurs maîtres hindous, vers 1910. Transmission orale, dont on ne sait à peu près rien, malgré les investigations de ses disciples. (On pense à l’article de Jean Reyor, dans le Cahier de l’Herne consacré à René Guénon : « De quelques énigmes dans l’œuvre de René Guénon », pp. 136 et suivantes). Mais transmission bien réelle, puisqu’elle sera à l’origine de la rédaction de l’Homme et son devenir selon le Védânta. Transmission mystérieuse, enfin, qui fera de Guénon fondamentalement un « Védantin », selon l’expression de Robert Amadou, et cela, même si, en 1912, il sera initié à l'ésotérisme islamique, sous l’influence d’un peintre suédois, Yvan Aguéli, converti à l’Islam sous le nom de Abdul-Hâdi (1869-1917). Guénon prendra le nom sous lequel il sera connu de ses amis et de ses relations musulmanes en Égypte quelques années plus tard : Abdel Wahêd Yahia. Il recevra peu après la barakah – l’influence spirituelle de l’initiation dans l’ésotérisme musulman – d’un sheikh de l’ordre shâdhilite, Addel-Rahmân Elish el-Kebir.

 

            En 1912, aussi, René Guénon se marie avec une jeune fille de Blois, de famille catholique. Le couple n’aura pas d’enfants, mais s’occupera d’une jeune nièce, jusqu’à la mort de la jeune femme. L’année suivante, Guénon s’engage dans le combat mené par la revue catholique La France Anti-Maçonnique et y publie pendant un an, sous un pseudonyme – le Sphinx – une série d’articles sur la Franc-Maçonnerie. Durant la Première Guerre Mondiale, exempté de service, à cause de sa santé, il devient professeur de philosophie, ses rentes ne lui permettant plus de subvenir aux besoins du couple. Il fera aussi un séjour d’une année (1917), à Sétif, en Algérie. A la fin de la guerre, il quitte l’enseignement pour se consacrer à ses ouvrages dont le premier paraît en 1921 : Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues. Les ouvrages suivants, Le Théosophisme, L’erreur spirite qui constituent des critiques sévères du néo-spiritualisme seront naturellement fort mal accueillis, tandis que la parution d’Orient et d’Occident, en 1924, rencontrera un certain succès, avec les critiques élogieuses d’un certain Léon Daudet.

 

            En 1927, paraît, enfin, La crise du monde moderne, ouvrage qui a connu la plus large audience du vivant de Guénon et qui a été constamment réédité (jusque dans des collections « de poche », de nos jours). Il s’agit d’un ouvrage fondamental – auquel on pourrait comparer Chevaucher le Tigre de Julius Evola, par exemple – moins par l’exposé de la doctrine traditionnelle que par ce regard sur le monde moderne qui provoque un « retournement » chez beaucoup de ses lecteurs, du moins ceux chez qui ce « retournement » peut se produire, car, pour les autres, « le livre leur tombe des mains » ou ils n’y « entrent » pas, selon différents témoignages. Léopold Ziegler dira, lui, de La crise du monde moderne : « Ici, le temporel est enfin mesuré, compté et pesé avec des mesures éternelles, et trouvé trop léger ».

 

              Les années 1928-1930 forment en quelque sorte le « milieu de la vie » de René Guénon. Sa femme meurt  le 15 janvier 1928, il se sépare de sa nièce en mars 1929, fait la connaissance d’une Américaine, Dina, une riche veuve, avec qui il part pour l’Égypte, le 15 mars 1930. René Guénon ne reviendra plus en France et ne quittera plus le Caire où il s’installe, seul, menant une vie extrêmement précaire d’un point de vue matériel. Il continue de collaborer au Voile d’Isis et publie en 1931 Le symbolisme de la croix.

 

              En 1934, il se marie avec Fatma Hanem, fille du sheikh Mohammed Ibrahim. Et liquide tous ses biens de France. Revenant sur son ouvrage Orient et Occident, René Guénon constate que « la situation est devenue pire que jamais, non seulement en Occident, mais dans le monde entier », tout en maintenant que « l’Orient véritable, le seul qui mérite vraiment ce nom, est et sera toujours l’Orient traditionnel, quand bien même ses représentants en seraient réduits à n’être plus qu’une minorité, ce qui, encore aujourd’hui, encore loin d’être le cas ». En revanche, l’Occident ne lui semble plus posséder les moyens de redresser la situation désespérée, d’un point de vue traditionnel, où il se trouve. Ce jugement péremptoire sera cause de l’orientation qui sera prise par nombre de ses disciples vers l’Islam et le soufisme, dont Frithjof Schuon qui lui avait rendu visite au Caire en 1935. Les années 30 voient donc se former autour de Guénon tout un groupe d’Européens, Schuon, mais aussi Titus Burckhardt, Martin Lings, Michel Vâlsan, etc., qui entreront dans la voie ésotérique musulmane. Ce sont les « disciples » de la première génération. La vie de René Guénon ou plutôt d’Abdel Wahêd Yahia se partage ainsi, jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, entre les visites, ses nombreuses correspondances, et la rédaction de ses articles pour Le voile d’Isis, - qui devient Les Études traditionnelles, en 1936. Une première fille naît en 1944 et c’est en 1945 que paraît la « suite » de la Crise du monde moderne qui accentue le trait de la critique de l’Occident – et annonce « la fin d’un monde » : « Nous sommes arrivés là au dernier terme de l’action antitraditionnelle qui doit mener ce monde vers sa fin ; après ce règne passager de la « contre-tradition », il ne peut plus y avoir, pour parvenir au moment ultime du cycle actuel, que le « redressement » qui, remettant soudain toutes choses à leur place normale alors même que la subversion semblait complète, préparera immédiatement « l’âge d’or » du cycle futur. » En 1947, naît une seconde fille – René Guénon aura encore deux enfants, deux fils, Ahmed et Abdel Wahid – et il donne son accord à la création en France d’une loge maçonnique, la Grande Triade, de Rite Écossais Ancien et Accepté. Peu après avoir obtenu la naturalisation égyptienne (1949), il meurt le 7 janvier 1951.

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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:06

                    

                        Après l’unité DIEU, le nombre 3 est peut être le nombre le plus important. Il est le passage obligé pour la connaissance des autres nombres. Nous vivons sur un astre LA TERRE où pratiquement tous les facteurs fondamentaux de vie marchent par 3 éléments distincts.

 

                        Nous en sommes arrivés a en déduire par la force des choses que nous vivons dans un monde ternaire.

 

                        Je vais essayer de vous démontrer la véracité de cette théorie au moyens de données physiques, mathématiques et leur rapprochement avec nos données Maçonniques.

Pour ce faire, je vais aborder trois grands aspects du Ternaire.

 

-         Ce qui est matériel.

-         Ce qui est spirituel.

-         Ce qui est Maçonnique.

 

LE MATERIEL :

 

                        La Terre est la 3° des principales planètes dans l’ordre croissant des distances par rapport au soleil. Son grand axe d’orbite par rapport au Soleil est de 3OO millions de kilomètres. Elle effectue cette rotation en quatre saisons de 3 mois.

 

                        Cette planète est composée d’atomes qui eux mêmes sont composés de neutrons et d’électrons. Remarquons que l’atome le plus simple (et complet) est formé de trois isotopes « Protons, neutrons et électrons » c’est celui de l’hydrogène.

 

                        Chose encore remarquable, les dimensions de l’électron par rapport au diamètre de l’atome sont ce que les dimensions de Terre sont par rapport au diamètre de son orbite autour du soleil.  Cette donnée nous la retrouverons ultérieurement dans un autre grade dans le partage d’une droite en moyenne et extrême raison.

 

                        Pour que notre TERRE soit habitable il lui faudra 3 éléments indispensables l’AIR – L’EAU – le FEU.

 

                        AIR : Oxygène – Hydrogène – Azote  + autres gaz.

                        EAU : C’est la vie a dit quelqu’un ! et pour cause H O2 soit deux volumes d’oxygène pour un d’hydrogène.

 

                        FEU : Flamme – chaleur – lumière . Elément complémentaire des deux autres puisqu’il faut de l’air pour brûler et de l’eau pour l’arrêter.

 

                        Maintenant que tout est en place et les éléments de base créés, le 7° jour passé, il ne reste plus au Grand Architecte de l’Univers qu’à créer l’Homme.

 

                        Il y avait DIEU, il y a la TERRE de l’union des deux naquit l’HOMME.

 

                        Puis il créa la femme et des deux éléments (mâle femelle) sont descendus le reste de l’humanité.

 

                        Je n’ai volontairement dégagé que la base de la création dans le ternaire, car il y a encore foule d’autre choses qui fonctionnent par trois à commencer par cette douce lumière que l’on vient de vous délivrer et ce à 3OO OOO kilomètres par seconde.

 

LE RELIGIEUX :

 

                        A très juste raison, l’Eglise a repris le ternaire comme valeur primordiale.

 

                        Tout commence en notre religion par « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

 

                        Puis il y a Joseph – Marie et JESUS.

 

                        Il faut noter que la l’apparition  de l’ange ne se fit pas uniquement à Marie mais aussi à la mère de Jean Baptiste. Car tout en ce nouveau testament tournera  autour des

Trois éléments fondamentaux de la religion Jean Baptiste qui ouvre, JESUS qui est le cercle

Et Jean l’Evangéliste qui ferme.

 

                        JESUS commence à prêcher à 3O ans et sera crucifié à 33 ans. Il fut vendu par JUDA pour 3O deniers.

 

                        Lors de sa conduite au Temple, après son arrestation, il dit à PIERRE « avant que le coq ne chante tu me renieras 3 fois ».

 

                        Ils étaient 3 crucifiés JESUS et les deux larrons.

 

                        Il a été placé sur une croix (3 branches) et cloué par 3 clous.

 

                        Enfin il est ressuscité 3 jours après sa mort.     

 

 

LA FRANC MACONNERIE :

 

                        Tout commence par le cabinet de réflexion et ce en trois temps. Le Profane entre en cette pièces où il doit réfléchir sur sa condition, méditer sur un certain nombre de questions et se remettre en cause.

 

                        Il lui est demandé en ce lieu de se dégager de la matérialité des choses et de mourir à ce monde en trompe l’œil ,  pour renaître à des valeurs saines et fondamentales, moyennant quoi il aura accès à la vérité qui lui permettra de bâtir son Temple intérieur, se rapprochant ainsi de DIEU.

 

                        Après avoir frappé par 3 fois (bibliquement) il entrera dans le Temple où il effectuera 3 voyages en ses trois qualités et il y sera purifié par les trois éléments.

 

                        Puis il prêtera serment le genou sur l’équerre, la main sur la Bible et l’épée tout

En tenant un compas sur le cœur.

 

                        Quand la vue lui sera rendue, ses yeux contempleront une quantité de ternaires qu’il ne verra pas, mais qui petit à petit se mettront en évidence. Il y trouvera le DELTA LUMINEUX, puis les 3 piliers, puis les 3 luminaires, puis les 3 lumières de la Loge qui éclairent les travaux, le chandelier à 3 branches.

 

                        Les années passant, son savoir et son mérite grandissant il passera les 3 grades de la Franc Maçonnerie.

 

                        Un jour viendra où il retournera profane, la lumière s’éteindra et après un voyage il reviendra et face à lui il aura le sublime MAITRE qui pèsera et donnera.

 

 

 

                                                                       *

 

                                                              *                *

 

 

 

 

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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:03

                                   Quel beau Rite que le notre qui a chaque grade nous propose un tableau avec sa devise ainsi qu’une vertu.

 

                                   Il est quand même quelque chose de surprenant. Si dans chaque passage

le second surveillant nous présente le transparent de notre grade, jamais le tableau et sa devise

ne nous sont présentés et commentés.  

 

                                   Que se cache t-il dans le tableau du Maître. Un vaisseau sur une mer calme et tranquille après l’orage est l‘image du Maçon qui a surmonté les périls pour trouver

La Vérité et qui, se reposant sur la droiture de son cœur, cherche avec confiance un port assuré dans l’Ordre contre les dangers de l’erreur. Je traduirai en disant que ce tableau est la synthèse du grade qui nous permet de trouver la vérité et d’éviter l’erreur.

 

                                   Souvenons nous quand même de l’origine de ces tableaux, si tous viennent de la S.O.T. avec les devises, c’est le couvent des Gaules qui décide que les trois premiers grades seront conformes au schéma traditionnel venue d’ Angleterre. Ainsi sont répétés pour les trois premiers grades cette filiation Templière mais refondus en une allusion progressive conforme à la mystique et à l’ésotérisme Chrétien.

 

                                     De ce fait nous nous retrouvons avec un bateau et sa devise initiale  telle qu’elle est citée dans notre rituel.

 

                                    Beaucoup de choses seront dites ou suggérées par rapport à ce navire.

On nous parlera du rapatriement des Templiers en écosse et leur mise sous protection de la bannière de Robert BRUCE qui pour les récompenser leur donnera l’ordre des Chevaliers du Chardon. Oui cela a de forte probabilités du fait des événements qui en découleront.

 

                                    Je n’ai nullement l’intention de discourir sur cet Ordre du Temple en écosse assez de tombes parlent d’elles mêmes. Ce qui m’intéresse le plus est peut ce qui tout à

la fois figure sans y figurer. Je veux parler de cette devise du troisième grade. Que se cache t-il derrière, qui a t’-il dans ce silence qui n’en est pas forcément un ?

 

                                   Je ne suis pas un spécialiste de la traduction des Saintes Ecritures mais quand même, pour mémoire prenons ESAIE et situons les événements dans leurs contextes :

LE CONTEXTE GEOGRAPHIQUE de l’époque

 

            Les points de passage et de ravitaillement d’ISRAEL passent entre le Sud de l’Arabie désertique et le Royaume de la Reine de SABA. Zone particulièrement menacée par ceux-ci et d’autre part par l’Egypte, l’ASSYRIE et BABYLONE.

 

LE CONTEXTE POLITIQUE ET MILITAIRE de l’époque      

 

                                   Nous connaissons tous les positions des différentes parties en causes, leurs associations pour contrebalancer les puissances antagonistes.

 

                                   Et là, au milieu, le petit état d’ISRAEL. Une seule solution pour cette nation mettre sa confiance en DIEU , courber le dos et avancer, au prix de cette foi qui exclu

tout orgueil humain, là JUDAS trouvera le salut de son peuple.

 

                                   Revenons à la vison d’ISAIE dans le Temple. Suite au comportement du peuple d'ISRAEL , corrompu et adorant des idoles, s’adressant à DIEU, un chérubin  touche sa bouche avec une braise et purifie sa parole quand il lui dit « ta faute est pardonnée

Et ton péché expié ». La mission du prophète peut commencer, dénoncer les vices des puissants, la corruption etc…

 

                                   Il proclame l’unicité du Seigneur et prédit la disparition des idoles.

                                    Il dit encore :

-         L’orgueil des humains devra plier

-         Ce jour là, seul le Seigneur sera exalté.

 

Les menaces sont nombreuses ainsi que les chants d’espoir tels que :

 

Un rameau sortira de la tige de JESSE

Le loup habitera avec l’agneau

Le Seigneur aura pitié de son peuple.

 

Ou encore cet enfant qui naîtra d’une jeune fille ou d’une jeune femme

ou d’une vierge et le nommera Emmanuel porteur de toute la promesse messianique.(ch7 vers 14). Il y a encore d’autres messages mais il vaut mieux s’arrêter là chacun pourra éventuellement  poursuivre la lecture et y puiser ce qui lui fait défaut.

 

                                   ISAIE conclut en ces termes  «  car ainsi parle le Seigneur YAHVE, le

Saint d’ISRAEL » « dans la conversion et le calme était le salut et le verset s’achève par ce que SAINT JEROME  traduira par :

 

                                   IN SILENCIO ET IN SPE ERIT FORTITUDO VESTRA

          

                                                           Alors que la devise dit

 

                                   IN SILENCIO ET SPE FORTITUDO MEA

 

                                   Si la première devise parle de DIEU, la seconde parle de soi. Serait-ce une réponse à DIEU en disant que dans le silence et dans l'espérance en lui nous puisons notre

Force.

 

                                   Pour ma part, je préfère cette solution a la première, qui laisse un arrière

Goût de revanche ou de combat d’arrière garde. Mais encore, la solution ne pourrait-elle pas se situer ailleurs. ?

 

                                   Le Rituel et le Catéchisme restant muets sur ces définitions, les débats restent ouverts.   

 

 

 

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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 23:01

« Mon Frère, car dorénavant vous ne recevrez plus d’autre qualification parmi nous ».

C’est par ces paroles que, moi, nouvel initié, ait, tout comme vous,  été accueilli par le vénérable Maître de ce que l’on désigne notre Loge Mère.

Mon Frère ! Et pourtant avant cette cérémonie initiatique, comme tous,  j’ignorais jusqu'à l’existence de la plupart des hommes qui m’entoureront au fil des ans.

« Mon Frère approchez vous et recevez de moi l’accolade fraternelle, au nom de tous les Frères de cette respectable Loge. ».

 

Que s’est-il passé ? Bien sûr, j’ai ressenti et je ressens toujours la chaleur, l'émotion partagée par tous à ce moment, mais n’étais-je pas déjà le frère de tout homme, quelques soient son origine et sa couleur ?

« Homme, je suis Homme et rien de ce qui est Humain ne m’est indifférent » disait Térence. Homme, je me fonds dans la grande famille des Hommes, dans cette Fraternité Universelle chantée par Lamartine et hissée au même rang que la Liberté et l’Egalité dans la Trilogie Révolutionnaire de la République.

 

Que s’est il passé ? Qu’est-ce au reste que cette fraternité ?

 

La première notion qui vient à l’esprit est celle de la fraternité de sang : Est mon Frère celui qui, comme moi, est né du même père et/ou de la même mère. La genèse nous apprend que, sitôt que 2 frères sont apparus sur la terre, ils sont entrés en compétition, se sont livrés à la division, à la jalousie et à la violence.

 

On parle aussi de fraternité de race, de fraternité de classe ou de religion, car l’Homme ne peut ne pas vivre dans l’altérité absolue, il a besoin d’alliés et va se rapprocher d’autres hommes qu’il juge moins dissemblables et les accepter pour frères.

 

Ces notions ne sont conçues que pour nous unir, nous protéger contre « l’Autre », le « Différent » vu comme un satellite de notre propre existence pour mieux le dominer et nous conforter dans le sentiment de notre propre supériorité.

 

On a vu jusqu’où le refus de cette altérité peut nous conduire lorsqu’il est poussé jusqu'à la conséquence ultime : le Meurtre et le génocide.

 

« Vous ne voyez plus d’épées menaçantes tournées contre vous...Vous n’apercevez que des frères formant une chaîne qui symbolise l’union de tous les Francs Maçons répandus à la surface de la terre... Nos mains vous unissent à nous et à l’autel de la vérité. »

 

Qu’est-ce donc que la Fraternité Maçonnique ? Je la crois concentrée dans ces phrases du rituel du 1er degré :

«  La chaîne est le symbole de l’union » Le mot symbole veut dire signe ou marque qui rassemble un ensemble d’idées qui ne tombent pas sous le sens.

 

Symbole rassemble, Diabole divise, ce mot est composé avec le préfixe « Dia » qui est le nombre deux en grec.

 

Cela m’amène à réfléchir sur une autre phrase de l’instruction de l’apprenti :

 

« La raison divise et borne artificiellement

ce qui est un et sans limites.

L’unité est ainsi partagée en deux extrêmes

auxquels les mots seuls prêtent une fausse apparence de réalité... Il                             convient donc de ramener le binaire à l’unité par le moyen du nombre trois. »

 

d’ou la phrase qui en découle :

« Nos mains vous unissent à nous et à l’Autel de Vérité »

 

Le principe trinitaire de la fraternité doit unir ce que la dualité divise.

Gardons nous en  loge, que la fraternité ne soit qu’un mot, une fausse apparence de réalité .

 

 

La prédisposition des hommes à l’agressivité, leur penchant naturel à la lutte et la compétition, les oppose à tous les instants, conséquence d’une vie sociale à laquelle il faut faire face. Ces tendances agressives sont nécessaires à l’individu pour sa survie dans le monde profane. Cependant il aspire à une sympathie profonde et naturelle qui l’aiderait à surmonter les vicissitudes de la vie en commun.

 

L’article 1 de notre règle en douze points nous dit :  « La Franc Maçonnerie est une Fraternité initiatique qui à pour fondement la foi en Dieu, grand architecte de l’univers ». Les Maçons, dépouillés de leurs métaux, pareils à l’Adam d’avant la chute, pénètrent dans le Temple, Enceinte Sacrée et hors du temps comme dans un nouvel Eden dont on leur aurait ré-ouvert les portes. Dès lors, la Fraternité peut apparaître comme naturelle entre eux. Il ne s’agit pas là de la seule chaleur, de la seule sympathie basée sur une vague tolérance, mais d’une volonté constante à surmonter ses penchants naturels, qui nous oblige à une éducation sociale rigoureuse à entreprendre sur nous-mêmes.

 

En m’insérant pour la première fois dans la Chaîne d’union le jour de mon initiation, le Vénérable Maître m’a dit :  « Nos mains vous unissent à nous et a l’Autel de Vérité, leur étreinte vous annonce que nous ne vous abandonnerons pas ». Quoiqu’il puisse m’arriver, c’est promis solennellement, mes Frères ne m’abandonneront pas ! Tous mes Frères, aussi bien celui qui m’est proche, avec qui je partage joie et peines dans une chaleureuse amitié, que cet autre, plus discret, plus secret, dont je ne sais presque rien , présent épisodique sur les colonnes, et cet autre encore que je ne connais pas, qui vit loin de moi, de ma ville, de mon pays. Tous ne m’abandonneront pas, je peux baisser ma garde, ouvrir les bras, j’ai trouvé des Frères.

 

Attention ! Il ne s’agit que du premier terme du contrat, voici le second : « Nous ne vous abandonnerons pas aussi longtemps que la Vérité, la Justice, la Discrétion et l’Amour Fraternel vous resteront sacrés. »

Est sacré ce qui inspire un respect, une profonde vénération.

Est sacré ce qui ne doit pas être violé, enfreint, touché.

Est sacré ce qui inspire la crainte devant la puissance absolue, et le  « mystère »devant l’inconnaissable.

Est sacrée la recherche de la Vérité : Trois paroles nous introduisent en loge, tirées de l’écriture :

 

« Frappez et on vous ouvrira

  Cherchez et vous trouverez

      Demandez et vous recevrez »

 

Quand les portes du temple se sont ouvertes, la longue quête initiatique a commencée qui ne se terminera qu’à l’ultime Initiation et l’Orient Eternel. Cette longue quête, je ne peux la faire seul. Par mes Frères je progresse, par eux, j’ai reçu la lumière.

 

Sont sacrés la Justice et la Discrétion :

 

La justice, défini entre autres le Larousse est une vertu morale qui inspire le respect absolu du Droit d’Autrui. Le Juste est fidèle à la Loi du devoir.

 

De la discrétion, ce même Larousse écrit : « Action de garder le secret, aptitude à ne dire que ce qu’il convient, avec retenue et modération. »

 

Est sacré l’Amour Fraternel :

 

C’est le second devoir du Maçon, me dit le rituel, que de secourir son frère, de l’assister de ces lumières et de ses conseils.

 

Souvenons-nous de notre serment de néophyte : «  Je promets d’aimer mes Frères, de les secourir et de leur venir en aide. Je préférerais avoir la gorge tranchée plutôt que de manquer à mon serment ». Nous rappelons ce serment à chaque fois que nous nous tenons « A l’Ordre ».

 

Je voudrais pour finir, laisser parler St Paul dans son épître aux Galates :

 

« Frères, si quelqu’un est prit en faute, redressez le en Esprit.

Si l’un de vous s’égare loin de la Vérité, qu’un autre l’y ramène

Portez les fardeaux les uns des autres.

L’Amour Fraternel est charité, joie, paix, longanimité, affabilité, bonté et fidélité,

Il excuse tout, il pardonne tout ».

Mes Frères, ce sont ces mots que je vous demande de méditer ce soir dans notre chaîne d’Union , ce cri de l’apôtre :

 

« Mes Frères, ne cherchons pas la vaine gloire, pas de provocations entre nous, entre nous pas d’envie ».

 

Que l’harmonie, l’union et la concorde soient à jamais le triple ciment de nos oeuvres.

 

 

J’ai dit.

 

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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 19:56

                                        DIRIGIT OBLIQUA

 

 

                        Quelle traduction donner à cette citation ?

 

                        J’ai essayé de multiples combinaisons de traduction, celle que j’ai retenue est peut être celle qui convient le mieux à mon tempérament méthodique, structuré et quelque peu militaire.

 

                                           «  LA DIRECTION OBLIGEE »

 

 

                        Regardons attentivement cette pierre qui figure sur le tableau de compagnon. A regarder le sens de la pierre et l’ombre projetée, on pourrait être amené à en déduire une ligne oblique, mais l’équerre posée dessus nous rappelle une rectitude. Une rectitude dans le travers est toujours possible mais elle n’est pas dans la vérité ; cela coule de source.

 

                        Il est une chose primordiale pour le Compagnon, c’est que pour lui, les chemins de l’ Apprenti sont devenus le chemin, celui qui va vers le bien et le bon est toujours droit.

 

                        Maintenant détaillons ce tableau et voyons ce qu’il contient.

 

                       Dans un premier temps notre regard est attiré vers le centre et nous constatons la présence d’un cercle a tendance ovoïde qui renferme différents symboles. Il pourrait faire penser à un miroir.

 

                        Ce Miroir nous montre ce que doit comprendre le Compagnon et l’outil qui va l’aider à corriger les mauvaises images qui lui sont renvoyées. (voir planche miroir)

 

                        Nous y voyons une pierre oblongue (que certains ont tendance à assimiler au Cube)    - 1 équerre – 1 saule pleureur  - 1 acacia – 1 colline et 1 nuée.

 

                        Cette pierre oblongue comme le Cube c’est l’homme avec les 3 visibles et les 3 invisibles. Le polissage à effectuer pour s’emboîter parfaitement avec l’ensemble des frères dans le Temple que nous bâtissons à la gloire de DIEU (Voir planche sur le Cube).

 

                        Cette pierre du fait de l’ombre est dirigée vers l’Orient lieu où se trouve la lumière. Sur cette pierre se trouve une équerre, emblème de la rectitude et de la perfection demandée au corps et à l’esprit de tout Maçon, référence constante à la parole de l’Eternel et à la conduite qui en découle.

 

                        Le saule pleureur, arbre dépouillé dans sa jeunesse, sans attraction bien particulière et qui en vieillissant  prend de l’ampleur et s’embellit. Comme tout arbre il prend

sa connaissance en terre, détient son savoir dans son tronc, sa ramure étant la multitude montant vers la lumière. 

 

                        L’Acacia hors mis la robustesse de son bois et sa quasi incapacité à pourrir,  est l’essence utilisée par les Ebreux pour la construction de l’arche d’alliance, et fait partie intégrante de la légende du Maître HIRAM.

 

                        La colline et la nuée peuvent être assimilés aux différents monts bibliques (Ararat – Sinaï – Sion – etc..) La nuée étant la présence du créateur.

 

                        Explications simplistes me direz-vous ? et pourtant ! tout y est. Qui es-tu ? Que fais-tu ? et maintenant où vas-tu ? et surtout de quelle manière as-tu l’intention d’y parvenir ?

 

                        Il n’y a pas pour toi plusieurs chemins. Il n’y en a qu’un : le tient ! Cherche, réfléchi et tu trouveras la réponse dans ton cœur.

                         

 

                       

 

 

 

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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 19:54

LE COUVREUR

 

 

Préambule:

 

·      Autrefois:

·      Il traçait la Loge à la craie avant la Tenue et la lavait après.

·      Il n’avait pas encore l ’épée, mais une Truelle pointue.

·      Il distribuait les convocations jusqu’au 18ème siècle.

·      Il était rémunéré pour tout cela.

·      Il était considéré comme serviteur, comme

     guarder => Guard => Outer Guard => qui a entrainé l’Inner Guard.

·      Il n’était pas obligatoirement membre de la Loge, car il pouvait servir  plusieurs Loges.

·      Sans lui pas de Tenues possibles pour des raisons de sécurité.

·      On l’appelait également le Frère Terrible.

·      C’est le Gardien du seuil, comme Pluton, il garde les lieux sombres où sont forgés les Métaux.

·      En un certain sens, il est sous l’influence de la Lune, Gardienne de la Nuit.

·      L’aspect bénéfique de Pluton s’exerce dans sa conjonction avec la Lune.

·      Pluton, planète invisible se Pluton, dieu des Ténèbres, tout aussi invisible qu’elle, mais « La Lumière brille dans les Ténèbres et les Ténèbres ne l’ont point comprise ».

·      Le Dieu invisible régit notre subconscient et jamais plus qu’aujourd’hui il importe de le fouiller pour dissoudre l’avidité qui nous occulte le Beau, le Bien, le Vrai.

·      Alors, la Lumière qui luit dans les Ténèbres , fécondera le germe nouveau et l’aspect bénéfique de Pluton se manifestera.

·      N’éjecte-t-il pas du monde souterrain, vers les Ténèbres extérieures, ceux appelés à poursuivre leurs expériences et n’est-il pas de ce fait le Gardien du Seuil ?

·      Il est représenté dans l’arbre des Séphiroths par Malkuth, le Royaume, le corps matérialisé.

 

Origine:

 

·      D’origine Opératif, il faisait le toit et participait ainsi à protèger l’intérieur de l’extérieur..

·      Il faut faire la distinction entre le Couvreur et le Tuileur:

Le Couvreur français vient de Inside Tyler qui a donné

                                                Inside Guard de la Worshipful Society ou

                                                Inner Guard de la Maçonnerie Spéculative anglaise

Le Tuileur français vient de        Outside Tyler.

Ce qui a donné:

·      Couvreur d’Intérieur: Sous le signe de Saturne, Dieu prudent qui s’embusque dans les lieux sombres et annonce ceux qu’il juge digne d’entrer. Dieu du concret, des écorces protectrices et de la concentration discrète.

·      Couvreurs d’extérieur: Sous le signe de Mercure, Messager des Dieux.

 

Habits/Décors/Bijoux:

 

·      Sautoir avec un glaive pointe en haut.

·      Rappel de la Genèse dans laquelle l’Eternel fait garder l’Arbre de l’Immortalité par les Chérubins ainsi armés, à la porte du Paradis. En 1750, on le représente comme l’Ange Gabriel, avec une épée Flamboyante qui garde l’Arbre de Vie.

·       

·      Seul avec un glaive dans la main droite avec l’Expert, car ils sont les seuls à aller sur les Parvis et à se servir éventuellement de leur arme pour protéger la Loge.

·      Son bijou est un triangle duquel pend une épée pointe en haut.

·       

 

 

 

Fonctions:

 

·      C’est le Gardien du Seuil, le Dragon qui garde la porte des nouvelles vies. Il ferme la porte derrière lui dès que la Loge est ouverte.

·      Il assure la sécurité de la Loge et prévient le Second Surveillant de la venue de visiteurs.

·      Il « tuile » les visiteurs et refuse l’admission à ceux qui ne sont pas qualifiés ou n’ont pas l’autorisation du V.M.

·      Il protège contre la pluie! « Nous sommes à couvert » est contraire de « il pleut »  ou  de « il neige ».

·      « Couvrir le Temple » = sortir du Temple, donc de l ’espace sacré.

·      Il éloigne les Profanes (Profanum = devant le Temple)

·      A la limite des mondes Profanes et Sacrés, il est celui qui unit et sépare et réconcilie en accueillant à la Porte.

·      Il prévient les retardataires du Degré auquel la Loge travaille.

·      Au R.E.A.A., c’est obligatoirement un Maître Maçon expérimenté, un ancien V.M.

·      En 1828, le Couvreur était choisit pour ses grandes connaissances et au rang le plus élevé.

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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 19:50
                        En ces temps perturbés où les gens cherchent leurs marques, où l’on profane les sépultures et où l’on assassine les représentants religieux toutes confessions confondues, devant la montée en puissance des sectes et d’un renouveau des cultes sataniques, il m’est venu l’envie de vous causer de ce visage du mal qu’est SATAN.

                        Un seul et unique point d’égalité existe réellement entre les hommes, c’est la mort, et si beaucoup d’entre nous y ont vu moults principes et leçons à en  tirer, il reste au fond de notre mémoire une survivance d’enseignements séculiers.

                         De BABYLONE à ALEXANDRIE en passant par ATHENE et ROME un fait commun, la présence constante d’un ou plusieurs Dieux, entités du bien ou du mal. Les premiers écrits relatant l’enfer date d’environ 4000 ans. Ce sont ceux d’un roi à la recherche de son ami et qui le retrouve à la sortie de ces lieux.

                         Très rapidement il est donné une notion « un allé simple sans retour ». Une damnation éternelle faite de remords et de souffrances. Une autre déterminante en est que l’accès aux enfers est fonction des actions commises, bonnes et mauvaises faisant un équilibre en vue du jugement. Aucun changement notoire n’intervient dans cette conception entre BABYLONIENS et EGYPTIENS.

                         Un renouveau se précise avec les Grecs et les Romains qui ne veulent plus y voir un lieu de réclusion définitif,  mais envisagent, tout naturellement, ou à l’aide de subterfuges, une possibilité de retour de ce lieu maudit entre tous.

                         On commence à concevoir la descente aux enfers comme un passage, d’où les récits d’Héraclés partant délivrer Thésée qui voulait enlever Persiphone, Dionisos ressuscitant sa mère, Orphée perdant Euridice pour s’être tourné, fait que l’on retrouvera dans l’ancien Testament sous un autre aspect où la femme est transformée en statue de sel.

                         La lecture des écrivains Grecs nous fait comprendre  conscience d’un fait essentiel. Après un passage par la nuit obscure, baptême de la terreur, la descente aux enfers, devient ainsi un moment d’initiation mystique ayant pour but d’atteindre l’état de joie et de liberté comme en témoigne Plutarque. Une mort nécessaire à l’accomplissement d’un état, l’accès à autre chose. Que de point communs avec nos rituels.

                         Pour faire plaisir à l’un de nos Maîtres, je citerai une dernière chose qui en revanche décrit un Jugement et un long cheminement de purification des âmes qui précède

leur nouvelle naissance.  En évoquant la possibilité d’une communion totale avec l’absolu, il dépasse la vision d’un enfer morne et sans avenir quand il dit :

                        « Ce lieu au dessus du Ciel, que nul poète ici bas n’a encore chanté ou ne chantera jamais, et ou l’âme  se nourrit avec délice de la contemplation de la vérité ».  Paisible

et douce contemplation de l’avenir que celle de PLATON, n’est-il point ?

                         Je terminerai les enfers antiques par les écrits hébraïques qui ont eu quelque mal à se définir et où le peuple élu y garde sa qualité.

                         A mon humble avis nous trouvons les écrits primordiaux dans les psaumes de JOB et ISAIE. Ce lieu est toujours souterrain, sombre et poussiéreux. Un point commun nul n’en revient. Bons et mauvais iront au même endroit. Tout est fonction des actes commis par les ascendants, soi-même et les descendants. Cela permet de garder une lignée et comme le dit le prophète EZECHIEL, la renaissance effectuée par le Seigneur ne se fera que pour les justes d’ISRAEL

                         Le prophète DANIEL lui, élabore une théologie de la rétribution individuelle. Il élargit la vision des choses et dit qu’après la mort chacun recevra le salaire de ses actions sur terre. Au bon le sein de DIEU aux autres la Géhenne.

                         Mais, me direz-vous, SATAN dans la religion Chrétienne, où prend-il son origine ? Il ne faut pas trop chercher sa présence dans les écrits bibliques,  car la bible a été

Composée relativement tard et de nombreux écrits n’y figurent pas et ce pour de multiples raisons, soit ils n’ont point été reconnus comme écrits par leurs véritables auteurs soit que ces écrits gênaient quelque part.

                        Effectivement dans l’ancien testament nous trouvons la présence du Diable, qui en fin de compte n’est qu’un ange comme les autres puisqu’il obéit en tous point à DIEU et éprouvant JOB sur la demande du Seigneur. Mais où les écrits deviennent plus explicites c’est dans        ZACHARIE. Là il est fait état de SATAN qui a dépassé ses droits, il est allé plus loin

Que DIEU ne l’avait permis et est rappelé à l’ordre, sa tâche d’accusateur le porte à faire tomber les justes sans autorisation.

                        Dans le livre de la Sagesse la rupture est consommée puisqu’il est affirmé pour la première fois que le Diable est à l’origine du mal et que le serpent entré dans le jardin d’Eden, c’est lui !

                         Il est plaisant de noter que dans le Coran la définition du Diable commence à ce fait précis, sans autre préambule.

                         Dans le livre d’ENOCH on y trouve la mention « et l’on vit les anges déchus, les démons, s’abattre sur la terre comme des étoiles ». Saint Luc y fait référence quand il dit, attribuant ces paroles au CHRIST « Je voyais SATAN tomber du ciel comme l’éclair ».

                         Pour SATAN, l’ange de feu, les choses sont claires, mais les autres démons me direz-vous ? il faudra chercher dans le livre des Jubilés datant du 1° siècle avant notre ère comme le livre d’ ENOCH, là il est fait mention que les anges s’unirent sexuellement aux filles des hommes et YAHVE les chassa en enfer, sauf quelques uns qui restèrent sur la terre pour y répandre le mal.

                        Dans les  premiers siècles de la Chrétienté l’Eglise de Pierre prêcha la doctrine

du CHRIST sans faire trop état de ce côté Satanique, mais en affirmant haut et fort, que hors le Christ point de salut.   

                        Cette religion naissante eut beaucoup de difficultés à asseoir son autorité et peut-être peur  de quelque chose. Je m’explique cela de par le nombre de gens d’église enfermés dans les monastères, quantité étaient des illettrés, très peu de sommités  intellectuelles. Il reste pour gouverner un élément fondamental : a celui qui ne tient pas l’épée, c’est lui faire peur, peur de quelque chose qu’il ne peut s’expliquer et que l’on ne lui expliquera pas. Les écrits sont rares et pratiquement personne ne sait lire..

                         La force d’opposition de l’église par rapport aux contestataires éventuels est le temps. Au 7° siècle au couvent de Constantinople commence une idéologie nouvelle. On supprime l’agneau tenant la Croix sur la colline de Sion. Avec la suppression de l’agneau  qui

Efface le péché des hommes par sa mort, on ne laisse que la Croix et l’on ne parle plus que de martyr.

                        Puis c’est la période de la Pastorale du 13° siècle, les péchés sont classifiés en mortels véniels, la confession est instituée et point de salut sans elle.

                        Le temps passe et vont se déchaîner les épisodes douloureux que nous connaissons tous, l’inquisition, les cathares, les Templiers, les Protestants. Je ne m’étendrai  pas sur ces sujets, mais il en est un  quand même qui me gène un tant soit peu, je veux parler de la sorcellerie. Nous avons tous en mémoire cette affaire des possédées de Loudun, où un ecclésiastique mondain, entretient des rapports ambigus avec les religieuses et leur prieuré. Quel magnifique règlement de compte entre personnages se connaissant bien et une population inculte et manipulée.

                         Nous sommes au 16° siècle et les bûchers s’allument dans toute l’Europe. En France François I° en 1539, par ordonnance limite strictement le rôle des tribunaux ecclésiastiques, ces derniers ne pouvant plus prononcer une condamnation à mort.

                         Ces tribunaux de l’inquisition, s’ils n’ont pas le droit de tuer, ne se privent pas de torturer moralement et physiquement pour obtenir des aveux. Le tribunal civil se trouvant dans la crainte de représailles ultérieures, entérine et  vote la peine de mort. Il ne faut pas que le mal demeure et contamine le reste du troupeau, au nom de quoi la Justice passe.

                         Viennent se greffer plusieurs facteurs favorables à l’inquisition en ce 16° siècle, un fort taux d’absentéisme clérical et des fidèles ne fréquentant plus les lieux de culte, puis la réforme.

                         Pour ne prendre qu’un seul cas, dans la province du LABOUR au Pays Basque, plusieurs centaines de personnes seront brûlées et ce pour l’année 1609. Pour peu que vous soyez une femme âgée, vivant en un lieu reculé, de peu de ressources et non catholique, vos chances de survie étaient réduites à néant.

                         Au 17° siècle l’état devient plus puissant, la religion plus présente et les élites prennent conscience avec DESCARTES que l’univers obéit a des lois rationnelles. L’offensive généralisée de SATAN est finalement moins forte que l’on ne le supposait. Les tribunaux se refusent à poursuivre et à chercher d’éventuels sorciers. La mémoire collective se souvient toujours de ce siècle d’abomination et certains lieux sont encore de nos jours imprégnés de ces sombres événements.

                        Pour terminer mon exposé sur SATAN, je ne puis passer outre un rôle capital de l’Eglise et de ses représentants : « celui de l’exorcisme ». A tout mal existe son remède. Notre religion Chrétienne ne déroge point à la règle, si diable il y a, il faut l’expurger.

                         Ici encore tout commence dans la TORA .  En  effet il y est fait écho d’une démonologie BABYLONIENNE 6 siècles avant notre ère où les bons et les mauvais anges s’affrontent. Dieu y apparaît comme étant le grand exorciseur qui chasse les nations cananéennes peuplées de démons et de divinités païennes, il est secondé dans ce travail par les anges chasseurs de démons.

 
                        D’emblée, JESUS est le grand exorciseur, il est au sommet de la montagne , soumis à la tentation, repoussant les avances du Diable. Dans le nouveau testament pas moins de 20 récits y sont contés où l’on voit le Christ chassant les démons qui possèdent de pauvres gens.

                        Dans la continuité de l’esprit biblique, l’église chrétienne ne déroge point à la règle et des prêtres sont toujours, en ces temps difficiles, occupés dans leur ministères à régler des problèmes d’exorcisme.  Dans les temps anciens, le futur prêtre était d’abord ordonné Lecteur, puis Exorciste, puis seulement était ordonné Prêtre. Avait-on sous estimé la puissance du Diable, ou au contraire, l’avait on laissé à sa juste valeur, comme un sujet de DIEU ne faisant que ce qui lui était permis.  Un père permettrait-il que l’on maltraite ses enfants ?

                         Pour exorciser une personne, le prêtre ne peut agir que dans des cas de possession inhibant totalement ou gravement les facultés d’un individu. Trois critères sont à prendre en considération :

 
-         Parler une langue étrangère que l’on a jamais pratiquée depuis l’enfance.

-         Etre habité par une force étrangère extraordinaire, d’une violence exceptionnelle et désordonnée.

-         Communiquer des informations ou affirmer des réalités que la personne en question ne saurait connaître naturellement.

Je n’aurai pas la prétention de dire que la chose n’existe pas ou n’ait jamais

 existé, mais je ne crois pas que beaucoup de prêtres, aient ou soient amenés a être confrontés à de tels cas.

                         Les gens s’imaginent trop souvent envoûtés ou possédés, en fait sous la domination psychique d’une autre personne et un passage régulier chez un bon psychiatre

Réglerait définitivement les supposés problèmes diaboliques.

                         Un dernier point a quand même attiré mon attention et il n’est pas des moindres. C’est l’importance de l’exorcisme dans le baptême. Avant que le rituel Romain ne confirme en 1614 dans la logique du concile de TRENTE l’importance de l’exorcisme dans le Baptême il y avait eu une remise en cause avant et pendant la Réforme. Luther défend avec force l’exorcisme baptismal, les Calvinistes de leur côté ont toujours rejeté les exorcismes baptismaux.

                         Si le catholicisme du 17° siècle était hanté par le Diable, en la période contemporaine nous voyons d’une part la disparition en 1969 des rites exorcistes dans le baptême et la suppression de l’ordre mineur du Rituel d’ordination en 1972.  

                         Devant la montée croissante de toute sorte de diableries en 1995, 70 diocèses sont à nouveau pourvus de prêtres exorcistes.

                         Je me pose une question ? Le Diable est-il si puissant que cela, ou sommes nous devenus fous ?

                         Comme l’avait dit l’EGLISE AU CONCILE DE LATRAN en 1215 « Le diable et les autres démons ont certes été créés par DIEU naturellement bons, mais c’est

Eux qui se sont rendus mauvais ».

 
                        Il me faut conclure mon exposé sur ce Diable tant décrié et si souvent grotesquement peint et dépeint au fil des millénaires. Tout un chacun aura vu en cet ange déchu, non un être fourbe et foncièrement mauvais, mais le côté pervers des choses et des gens. La possibilité d’être tout à la fois le bien et le mal.  Ne cachons nous pas au plus profond de notre fort intérieur, ce petit jardin secret, qui n’est pas forcément le jardin d’EDEN.

                       La réalité est toujours là pour nous rappeler cette dualité entre le bien et le mal

Entre notre façon d’agir et notre conscience, regardons nous et nous verrons JANUS, regardons le sol et nous y trouverons encore une donnée supplémentaire a ce cher pavé mosaïque.

 
                        Certes comme le laisse entrevoir l’Eglise, il faut dédramatiser le côté satanique, mais ne jamais perdre de vue que le mal est et sera toujours au côté du bien.

 

 

 

 

                                                                                              

 

                         

                       

 

                       

    

 

 

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